Les conseillers Michel Tremblay, Martine Gauthier et Réjean Hudon (président de la STS), accompagnent les députés Denis Lemieux et Serge Simard, de même que le maire de Saguenay, Jean Tremblay, Sonia Boucher, du MTQ, Jean-Luc Roberge, directeur général de la STS, et Martine Lafond, administratrice.

8,8 M $ pour de nouveaux autobus à la STS

Les gouvernements fédéral et provincial accordent des subventions totalisant 8,8 M$ qui permettront à la Société de transport du Saguenay (STS) de concrétiser quatre projets pour améliorer l'offre de services tout en modernisant la flotte d'autobus.
Les subventions ont été confirmées jeudi matin en présence du député libéral de Dubuc, Serge Simard, et de son homologue fédéral dans Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, et les conseillers municipaux membres du conseil d'administration de la STS prenaient place dans le garage principal pour entendre la bonne nouvelle.
Le remplacement de la flotte d'autobus représente le principal investissement dans le cadre de ces projets. La STS prendra livraison au cours des prochains mois de quatre autobus de 40 pieds hybrides et de huit Midibus de 30 pieds propulsés par un moteur diesel. Il s'agit d'une nouveauté pour la STS qui économisera approximativement 50 % du prix d'achat (400 000 $ au lieu de 800 000 $ pour l'hybride 40 pieds), pour une consommation comparable.
Le gouvernement du Québec, dans le cadre de ses objectifs d'électrification des transports, préconisait l'achat des autobus de type hybrides qui devaient permettre de réaliser des économies de 30 % sur la facture du carburant. Mais les particularités topographiques du réseau de transport de Saguenay n'ont jamais permis d'atteindre ces économies selon les explications du directeur général, Jean-Luc Roberge. Le Midibus permet au moins à la STS de réaliser des économies à l'achat du véhicule sans augmenter les coûts de maintenance comme cela se produit lorsqu'une seconde technologie est intégrée au groupe propulseur comme le système électrique.
« Un véhicule hybride est rentable sur un territoire comme Montréal puisqu'il démarre et arrête souvent sans accélérer. Ici, lorsque l'autobus traverse le pont, le conducteur doit accélérer pour monter la côte », résume le directeur général pour bien illustrer les contraintes du réseau.
Voie prioritaire
Un autre montant de l'ordre de 1,5 M$ a été prévu pour le développement de la voie prioritaire du centre-ville de Saguenay qui est concentrée sur l'axe du boulevard Talbot entre la rue des Roitelets et le secteur de l'hôpital de Chicoutimi et du cégep. Le projet s'inscrit dans une annonce déjà faite par le maire Jean Tremblay sur un corridor de mobilité.
Le projet en question consiste en un corridor prioritaire pour la circulation des autobus sur un tronçon du boulevard Talbot. Le député Denis Lemieux a jugé nécessaire de préciser que ce corridor n'exclura pas les automobiles, mais bien un meilleur partage pour les autobus.
Sur ce, le directeur général de la société a ajouté que le corridor en question ne serait pas nécessairement conçu comme les voies réservées développées à Québec. Le projet comprendra des aménagements à l'UQAC, l'hôpital et au cégep pour faciliter l'accès aux différents modes de transport. Il est aussi question de voitures et vélos électriques en libre-service.
La dernière tranche de cette subvention permettra à la STS de réaliser un plan de transport et de mobilité pour le territoire. Le réseau actuel a pris de l'âge et doit être revu afin de répondre aux nouvelles destinations en fonction des zones d'activités plus intenses. Les anciens centres-ville ne sont plus nécessairement les secteurs les plus fréquentés pendant la journée.
Il devrait normalement y avoir d'autres annonces dans les prochaines semaines en lien avec le projet de corridor de mobilité sur le boulevard Talbot.