La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du secteur Normandin, Nicole Bilodeau.

80 emplois à combler à Normandin

Mécaniciens, soudeurs-monteurs, camionneurs, frigoristes, commis aux pièces. La liste des emplois à combler à Normandin est longue. La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du secteur Normandin, Nicole Bilodeau, en a recensé près de 80, en excluant Produits forestiers Résolu.

« Ce n’est même pas tout le monde qui a répondu. Il y a des entreprises qui sont en recrutement continuel comme Bilodeau, IGA et la Caisse populaire Desjardins et qui ne sont pas comptabilisées dans ce chiffre. On a fait le saut d’apprendre qu’il y avait autant de besoins », exprime Mme Bilodeau. 

Ce qui étonne aussi, c’est de constater que la plupart des postes disponibles sont bien rémunérés. 

Selon Nicole Bilodeau, la moyenne se situe environ de 18 à 20 dollars l’heure. 

Son organisme représente cinq municipalités, mais le sondage qu’elle a distribué visait expressément les entreprises de Normandin. Le maire de la municipalité, Mario Fortin, souhaitait avoir une meilleure idée de l’ampleur de la pénurie de main-d’œuvre.

« Pour une petite municipalité comme la nôtre, 80 emplois, c’est considérable. Ça réitère l’importance de se doter d’une stratégie sur la main-d’œuvre », indique M. Fortin. 

Le domaine de l’agriculture n’échappe pas non plus à la problématique du manque de main-d’œuvre. 

« Il y a des métiers qu’on pense qui sont délaissés par les jeunes. L’agriculture, ça fait longtemps qu’on le dit qu’il manque de relève. Il faut inciter nos jeunes à ouvrir leurs horizons. Il faut leur rappeler que tous les métiers ont leur place et sont importants », rapporte Mme Bilodeau.

Des besoins immédiats

« Nous, on voulait savoir leurs besoins actuels à court et à moyen terme. Il faut penser à la relève en raison des départs à la retraite », affirme Nicole Bilodeau. 

Parmi les solutions envisageables, il y a notamment le retour de jeunes retraités sur le marché du travail et le partage de ressources entre les entreprises. 

« Quand certaines entreprises ont des périodes moins occupées, elles permettent à leurs employés de travailler pour d’autres. Ce n’est pas rare de voir ça. Dernièrement, quatre entreprises se sont partagé des employés », explique Nicole Bilodeau.

Formations sur mesure

La directrice générale a maintenant l’intention de rencontrer des représentants de la commission scolaire du Pays-des-Bleuets pour évaluer la possibilité d’offrir une formation sur mesure qui permettrait de répondre à certains besoins. 

« Maintenant, ils ont le volet formation aux entreprises et ça pourrait être des pistes de solution. Dernièrement, la commission scolaire a donné une formation ici pour la vente et le service à la clientèle, mais il peut y avoir d’autres cours d’offerts aussi », croit Nicole Bilodeau.