Trois citoyens sur quatre interrogés sur leur taux de satisfaction à l’endroit de la mairesse, lors du sondage de Segma Recherche pour Radio-Canada et Le Quotidien, ont répondu qu’ils étaient satisfaits.

75% de satisfaction pour Josée Néron

Josée Néron obtient plus que la note de passage après sept mois à la tête de Saguenay. Trois citoyens sur quatre interrogés sur leur taux de satisfaction à l’endroit de la mairesse, lors du sondage de Segma Recherche pour Radio-Canada et Le Quotidien, ont répondu qu’ils étaient satisfaits.

Un peu plus de la moitié ont dit qu’ils étaient « assez satisfaits » et un sur quatre « très » satisfaits.

Le taux de satisfaction est à peu près semblable dans les arrondissements de Chicoutimi et Jonquière avec 77,5 et 75,4 pour cent, mais pas mal moins à La Baie avec 62,9 %. Plus d’un Baieriverain sur trois (35,5 %) se dit même insatisfait de la mairesse qui l’avait emporté sur leur concitoyen Arthur Gobeil à l’élection de novembre 2017.

La question posée par les sondeurs de Segma Recherche, dans la deuxième partie de l’enquête sur les intentions de vote au fédéral, menée entre le 5 et le 12 juin, était : « Êtes-vous très, assez, peu ou pas du tout satisfait du travail de Josée Néron comme mairesse de Saguenay depuis son élection en novembre dernier ? »

Les données révèlent que Mme Néron performe aussi bien auprès des hommes que des femmes, mais les « X » de 35 à 54 ans et les gens moins scolarisés ont tendance à être plus critiques à son endroit.

Cet appui de la population au cours d’une première année de pouvoir n’est pas exceptionnel à Saguenay puisque le maire Jean Tremblay avait été plébiscité par 85 % des Saguenéens à la fin de son premier mandat, en 2004, avant que sa cote de satisfaction ne se mette à baisser progressivement jusqu’à atteindre 69 % un an après sa réélection pour un troisième mandat, en 2009.

Méthodologie
Les entrevues téléphoniques pour le sondage ont été réalisées auprès de 486 citoyens de Saguenay sélectionnés aléatoirement à partir des échanges sur téléphones fixes et cellulaires du territoire. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 4,4 %, et ce, dans 95 % des cas. Les résultats ont été pondérés en utilisant les données du recensement de 2016 pour tenir compte de l’âge et du sexe des répondants.

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Une cote de popularité en hausse

Même si elle n’a pas atteint un score comparable à Jean Tremblay à ses débuts comme maire de Saguenay, Josée Néron a tout pour se réjouir, estime l’analyste du sondage de Segma recherche, Raynald Harvey. 

« N’oublions pas que Mme Néron atteint 75 % de taux de satisfaction après avoir obtenu un vote de 50 % à l’élection. Sa cote de popularité est donc en hausse, elle s’est ralliée au monde qui n’a pas voté pour elle. Jean Tremblay, lui, allait chercher 80 %, mais après un vote à 80 %. Toutefois, il faut faire attention aux comparaisons, car c’est un politicien beaucoup plus populiste que Josée Néron. C’est un phénomène à part, comme Régis Labaume à Québec. »

D’ailleurs, Raynald Harvey voit des traces de l’ère Tremblay dans cette évaluation du travail de la mairesse. Dans son analyse, il constate que les répondants au sondage qui étaient les moins satisfaits de Josée Néron faisaient partie de l’ancienne clientèle du maire Tremblay.

C’est comme ça qu’il explique le fait qu’elle obtient un fort appui partout dans la municipalité, sauf à La Baie, qui était le bastion de l’ancien maire. Il en est de même avec les gens les moins scolarisés qui étaient de fidèles partisans de Jean Tremblay.

« Dans l’ensemble, 75 % est très bon, car elle a quand même fait face à des embûches et il y a eu quelques controverses depuis son élection », estime Raynald Harvey, rappelant à notre mémoire la hausse de taxes supérieure aux engagements, le débat sur l’amphithéâtre sportif qui a divisé le conseil et les inquiétudes soulevées par l’exploitation de la nappe phréatique à Laterrière pour le projet BlackRock. À son actif, toutefois, il note le « grand ménage » à l’hôtel de ville.

Revenant sur le phénomène de La Baie, M. Harvey avance que c’est peut-être l’influence de Luc Boivin qui se fait sentir et le problème (d’égout) que sa fromagerie a éprouvé récemment avec la Ville.

Il est vrai que les Baieriverains appuyaient Arthur Gobeil à l’élection, mais Mme Néron l’a ensuite mobilisé pour faire le ménage à Promotion Saguenay.