65% des élèves attendus à la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean

À une semaine du retour en classe, la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean s’attend d’accueillir lundi prochain 65 % de ses élèves du primaire, alors que les trois autres commissions scolaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean comptent partager cette information dans les prochains jours.

Plus précisément, 4038 élèves doivent ainsi être de retour sur les bancs d’école de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, a précisé Véronique Leclerc, conseillère en communication de l’organisation, lundi, par écrit au Quotidien.

La semaine dernière, la commission scolaire avait mentionné s’attendre d’accueillir un « bon nombre d’enfants » en prévision du retour en classe et à devoir relever un défi logistique afin de les accueillir. La commission scolaire étudiait déjà alors la possibilité d’utiliser des écoles secondaires dans le but de respecter les mesures de distanciation sociale et le maximum de 15 élèves par classe.

Il n’a pas été possible d’obtenir plus d’informations sur la préparation en cours dans cette commission scolaire qui couvre la presque totalité du territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, aucune entrevue n’étant accordée en ce sens aux médias lundi.

La présence de 65 % des élèves attendue au sein de la commission scolaire dépasse l’estimation avancée par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, qui avait dit s’attendre à un taux de présence à l’école ne dépassant pas les 50 %, lors de l’annonce de la réouverture des écoles le 27 avril.

Il n’a pas été possible lundi d’obtenir une estimation du côté des commissions scolaires des Rives-du-Saguenay, de La Jonquière et du Pays-des-Bleuets. Les quatre commissions scolaires régionales prévoient publier un communiqué de presse commun plus tard cette semaine en ce sens, a-t-on indiqué du côté des communications des différentes organisations.

Transport scolaire sur l’heure du dîner

Du côté de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, l’abandon du transport scolaire sur l’heure du dîner a eu un impact sur le dénombrement des élèves en vue du retour à l’école, après que le ministère de l’Éducation en ait fait l’annonce vendredi aux commissions scolaires, a indiqué Marie-Ève Bernard, conseillère aux communications.

« Les autres informations reçues vendredi peuvent influencer la décision des parents », a-t-elle précisé, lors d’un entretien téléphonique. La commission scolaire avait donné jusqu’à jeudi dernier, 16h, aux parents pour transmettre leur décision. Un délai supplémentaire a ensuite été accordé.

Au milieu de la semaine dernière, les commissions scolaires régionales avaient indiqué au Quotidien qu’elles s’attendaient à avoir en main une première estimation de la situation à la fin de la semaine ou au début de cette semaine.

Rappelons que les parents sont libres d’envoyer ou non leurs enfants lors de la réouverture des écoles primaires, le 11 mai, à l’exception des écoles de la communauté métropolitaine de Montréal qui doivent rouvrir le 19 mai.

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« ÇA ME DÉCHIRE LE COEUR », PARTAGE UNE ENSEIGNANTE

Les enfants retourneront en classe dans une école différente de celle qu’ils ont connue et les parents sont invités à les préparer à affronter cette nouvelle réalité.

Les enfants devront rester assis à leur bureau sans se lever, auront un horaire à respecter pour l’accès aux toilettes et les périodes de jeux à l’extérieur en respectant la distanciation sociale, ne pourront partager de matériel commun ou de jeux et ne pourront amener leur sac de l’école à la maison, a énuméré entre autres mesures une enseignante de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, dimanche, dans une lettre qu’elle a écrite aux parents de sa classe, qui a été transmise au Quotidien.

Les copies distribuées par l’enseignante devront être laissées 48h en « repos » sur les bureaux avant que les enfants ne puissent les manipuler. Même chose lorsque l’enseignante voudra récupérer les feuilles pour les corriger.

Il s’agit d’une réalité également difficile pour cette enseignante, qui espérait pouvoir accueillir dans un même local les 15 élèves de sa classe qui doivent être de retour lundi. Une situation qui ne sera probablement pas possible en raison de la distance de deux mètres à respecter autour du bureau de chaque enfant.

« Aujourd’hui, je sais que cela ne sera malheureusement peut-être pas possible et ça me déchire le coeur. Vous devez savoir que c’est une chose impossible pour moi de me demander de choisir », s’est désolée l’enseignante, qui s’attendait dans ce contexte à accueillir dans sa classe en priorité les enfants à « grands besoins ».

Elle suggère aux parents de parler des mesures prévues avec leurs enfants en prévision de leur retour en classe, elle qui se dit « triste de penser qu’ils pourraient avoir un choc après leur première journée » et qui prévient que « la réalité de notre vie d’école sera très différente ».

Rappelons que dans une communication transmise dimanche aux parents, la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a également présenté les mesures mises en place en préparation du retour des élèves du primaire.

Réaménagement de locaux, adaptation du transport scolaire, création de sous-groupes avec un enseignant attitré et déplacement possible d’élèves de 5e et 6e année dans les écoles secondaires font partie des mesures énumérées. Les élèves devront également dîner dans leur local de classe et y demeurer pour ceux inscrits au service de garde.

Selon les informations du Quotidien, des classes seraient aménagées pour les élèves du primaire à Chicoutimi à l’école secondaire de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine.

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ÉCOLE RIVERSIDE À ARVIDA

La commission scolaire anglophone Central Québec n’a pas répondu à la demande d’entrevue du Quotidien, lundi, en lien avec l’organisation prévue pour les élèves du primaire de l’école régionale Riverside du secteur Arvida, à Saguenay.

L’Association des commissions scolaires anglophones a annoncé jeudi dernier, dans un avis envoyé au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge ainsi qu’aux médias, que chacune des neuf commissions scolaires anglophones déciderait « si et quand chacune de ses écoles et chacun de ses centres peut rouvrir ». Les commissions scolaires évoquaient alors leur autorité constitutionnelle et juridique.