La légalisation du cannabis inquiète les entreprises.

57% des entreprises inquiètes de la légalisation du cannabis

La légalisation du cannabis préoccupe plusieurs entreprises. C’est du moins ce que révèle une enquête réalisée en mai par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF).

Un total de 608 entreprises de toutes tailles et de partout au Québec a été sondé sur la question. Au final, 57 % des répondants ont affirmé que leur entreprise est très (25 %) ou assez (32 %) préoccupée par les conséquences de la légalisation dans les milieux de travail.

« La légalisation du cannabis récréatif placera les employeurs dans une situation difficile, puisqu’ils ont l’ultime responsabilité en matière de sécurité de leurs employés, mais qu’ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour s’acquitter efficacement de leurs obligations », affirme, dans un communiqué conjoint, Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ, et Sandra Rossignol, directrice générale de la CCISF.

« Les réponses données à la grandeur du Québec trouvent le même écho chez nous ; les entreprises voient encore beaucoup de zones grises dans les milieux de travail quant à la légalisation du cannabis », précise Sandra Rossignol.

La moitié des entreprises ont adopté une politique en matière de facultés affaiblies et du nombre, 53 % ont une politique incluant le cannabis.

Les grandes entreprises de 500 employés ou plus sont les plus préoccupées. Plusieurs sont aussi préoccupées quant à leur responsabilité en cas d’accident de travail.

La FCCQ a demandé au gouvernement fédéral de reporter l’entrée en vigueur de la loi légalisant le cannabis, afin de donner une période de transition aux entreprises.

« De notre point de vue, le législateur devrait aller plus loin et à l’instar de l’Ontario et du secteur de la construction, inclure les lieux de travail dans la liste des endroits où la consommation de cannabis est interdite », affirme Sandra Rossignol.

La FCCQ et la CCISF réitèrent les demandes des employeurs, notamment des investissements dans la recherche et le développement d’outils de dépistage efficaces, et rendre ces outils facilement accessibles aux employeurs.