Le député Richard Hébert a annoncé une aide de 564 000 $ au Réseau Trans-Al en présence de la directrice générale de l’organisme, Paulyne Cadieux, de son président Jacques Caya (au centre) et du directeur recherche et développement du Centre des technologies de l’aluminium, Stéphane Simard.

564 000$ pour le Réseau Trans-Al

Ottawa accorde une subvention non remboursable de 564 000 $ au Réseau Trans-Al pour lui permettre de compléter sa carte routière technologique québécoise sur la capacité de transformation de l’aluminium. Celle-ci devrait être dévoilée cette année.

L’aide sur trois ans servira également à remplir les autres aspects de la mission de Trans-Al qui consiste à mettre en réseau les acteurs oeuvrant dans la transformation du métal gris pour aller chercher de l’information stratégique et résoudre différents problèmes.

L’annonce a été faite vendredi matin par le député fédéral de Lac-Saint-Jean, le libéral Richard Hébert, au nom de Développement économique Canada pour les régions.

Trans-Al termine actuellement sa troisième carte routière technologique après la création du Centre des technologies (CNRC) en 2003 et la conception de multiples plans d’affaires en recherche et développement qui ont abouti à la création du réseau AluQuébec.

Cette troisième carte routière représente un pas important, selon le président de Trans-Al Jacques Caya, puisqu’elle offrira 10 occasions d’affaires technologiques accessibles aux PME. Un secret bien gardé, selon M. Caya, mais qui réserve de belles perspectives d’avenir.

Né en 1996, le Réseau Trans-Al compte 200 membres représentant des entreprises manufacturières et des fournisseurs de l’industrie de l’aluminium. L’aide accordée sur trois ans par Ottawa représente environ le tiers de son budget annuel et touche des entreprises regroupant près de la moitié des 17 000 personnes oeuvrant dans ce domaine.

Un rêve

Présent lors de l’annonce, le fondateur de STAS, Pierre Bouchard, a demandé au député Hébert s’il était permis de rêver au jour où il y aurait de la grande transformation dans la région pour l’industrie automobile. « Avec la fonderie et l’extrusion, produire des tôles pour l’industrie automobile, on a le savoir-faire pour ça. Ça pourrait se réaliser avec l’aide de nos gouvernements », a dit celui qui fait figure de pionnier chez les équipementiers. Des propos que le député s’est empressé d’endosser, ajoutant que lui aussi avait eu des rêves qui se sont réalisés, notamment devenir député.

C’est pourquoi il ne se laisse pas abattre par les revers que l’industrie de la transformation a déjà connus par le passé avec la disparition de l’usine de feuilles d’aluminium Novelis à Jonquière et de pare-chocs d’Alcan qui était située sur la côte de la Réserve.

« Si les premiers explorateurs s’étaient découragés, on n’aurait pas colonisé le pays. Nous avons les outils pour faire une réalité de la deuxième et de la troisième transformation de l’aluminium et avec le concept de l’aluminium vert, on peut y arriver », a plaidé le député.