La mairesse Josée Néron est sortie de sa convalescence, vendredi soir, pour accepter la médaille du Réseau de l’Université du Québec, en l’honneur de son père, qui avait fortement participé aux démarches pour implanter une université dans la région.

50e de l'UQAC: Josée Néron accepte un prix en l’honneur de son père

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, est sortie de sa convalescence, vendredi. Elle a accepté un prix en l’honneur de son père, Marjoric Néron, que l’Université du Québec de Chicoutimi (UQAC) remerciait à l’occasion de son 50e anniversaire. L’homme était le président du Groupe Saint-Thomas, qui a apporté beaucoup dans la création de l’université.

Quelques centaines de personnes étaient réunies pour l’occasion, que la rectrice Nicole Bouchard a qualifiée de fête de famille. Toute la communauté de l’UQAC était invitée, soit les actuels et anciens professeurs, étudiants, employés, recteurs, diplômés et retraités, en plus de plusieurs personnalités politiques de la région.

Mme Néron s’est récemment blessée à la jambe, en ski. Elle a subi une double fracture et était en convalescence depuis fin février. Pourtant, l’événement de vendredi soir lui tenait tellement à coeur qu’elle a décidé de venir, en fauteuil roulant, afin de recevoir la médaille du Réseau de l’Université du Québec (UQ), avec son frère, Éric Néron. Elle a dû se faire aider par deux hommes pour monter les escaliers de la scène.

La rectrice de l’Université du Québec à Chicoutimi, Nicole Bouchard, était très fière d’accueillir toute cette grande famille lors de la fête.

« Dans ma condition, je ne savais pas si j’allais pouvoir y aller, mais pour moi, c’était un incontournable », a commencé la mairesse, sur un pied. Elle a lu un discours, que son frère Éric avait composé, et qui avait été écrit comme si c’était son père qui parlait. Elle était très émue dans son discours et titubait par moments.

Le père de la mairesse est décédé en 2009. Il était à la tête du Groupe Saint-Thomas, qui avait entrepris les démarches pour la création d’une université dans la région, en 1958. Les membres du groupe d’études et de réflexion ont démontré qu’il y avait un réel besoin d’une institution universitaire dans la région. « Je me suis rapidement rendu compte des désastreuses conséquences de ne pas agir, et surtout, de ne pas agir vite », disait Josée Néron. Elle a passé en revue toute son implication dans le système scolaire.

« Cinq de mes neuf enfants ont passé dans les rangs de l’université. Ce fut en quelque sorte mon retour sur l’investissement », a souligné la mairesse, qui a d’ailleurs fréquenté l’UQAC. Elle a affirmé que l’université était l’un des plus beaux joyaux de la région et que la population devait en être très fière.

Le premier professeur de l’UQAC, Jean-Pierre Vidal, Régine Ménard, première employée et Jean-Pierre Bilodeau, étudiant de la première cohorte de l’UQAC, étaient réunis sur la scène pour célébrer les 50 ans de l’Université.

Johanne Jean, présidente du réseau de l’UQ, lui a par la suite remis la médaille du Réseau de l’Université du Québec, qu’elle a acceptée avec son frère.

Les premières fois soulignées

Nicole Bouchard s’est entretenue avec Le Progrès et a souligné la chance que l’institution avait de compter encore sur plusieurs personnes qui avaient été présentes pour les touts débuts de l’UQAC.

Le premier recteur, André Desgagnés, et l’un des premiers professeurs, Jean-Pierre Vidal, ont pris la parole devant les centaines de personnes réunies.

Le premier recteur de l’université, André Desgagnés, a charmé la foule lors de son discours. L’homme a aujourd’hui 94 ans.

La première employée de l’UQAC, Régine Ménard, était aussi présente avec un diplômé de la première cohorte de l’UQAC, Jean-Pierre Bilodeau. Ils se sont également présentés devant la foule.

La rectrice de l’université voulait, avec cette soirée, offrir un geste de reconnaissance pour ses prédécesseurs, ses retraités et tous ceux qui y travaillent et la fréquentent encore.

Elle voulait aussi remercier la région. « La région serait différente s’il n’y avait pas l’UQAC, mais l’UQAC serait différente si elle n’avait pas la région », a-t-elle ajouté.