500 000$ pour développer les compétences culinaires

Un montant de 500 000 $ sera investi dans des projets qui visent à favoriser la transmission de connaissances culinaires et la découverte des bienfaits de l’alimentation locale au Québec.

100˚, qui rassemble des gens engagés dans la promotion de la santé chez les jeunes, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et la Fondation Olo, a lancé un appel de projet intitulé Cultiver l’avenir : cuisinons ensemble les aliments d’ici. Les écoles, les maisons des jeunes, les services éducatifs à la petite enfance et les municipalités sont invités à déposer un projet qui favorisera la transmission de connaissances culinaires et la découverte des bienfaits de l’alimentation locale.

Un total de 20 % des sommes sera consacré à des projets visant les familles durant la grossesse et les deux premières années de vie de l’enfant.

Les organisations ont jusqu’au 22 novembre pour soumettre leurs projets, qui pourraient bénéficier d’une aide financière allant jusqu’à 7000 $.

L’initiative voit le jour après la parution d’un sondage commandé par l’initiative 100° qui révèle qu’une forte majorité de jeunes ne sont jamais exposés à des cours de cuisine. Le sondage réalisé par la firme Léger dénote que la proportion de jeunes provenant de l’est du Québec, notamment du Saguenay–Lac-Saint-Jean, n’ayant jamais eu la chance de participer à un cours de cuisine s’élève à 75 % chez les 3 à 5 ans, 74 % pour les 6 à 12 ans et 75 % pour les 13 à 17 ans. Le manque de temps (71 %) et le manque de ressources financières (34 %) sont les principales raisons évoquées. La cuisine semble toutefois intéresser les familles qui ont répondu à 49 % qu’elles aimeraient participer à des cours de cuisine.

« Il est essentiel d’offrir aux familles des occasions d’apprentissage, de découverte et de cuisiner dans le plaisir avec des aliments de base locaux et saisonniers, qui représentent souvent des choix sains et économiques. Mais il est surtout impératif de s’assurer que les actions qui seront mises en oeuvre soient visibles auprès des familles, car selon le sondage de Léger, 35 % des répondants de l’est du Québec ne savent pas si leur municipalité ou des organismes de leur communauté offrent des cours de cuisine ou des ateliers culinaires », affirme Frédéric Therrien, directeur de l’initiative 100° chez m361 dans un communiqué.

Selon le sondage, 83 % des enfants de 3 à 5 ans et de 6 à 12 ans demandent à cuisiner avec leurs parents au moins une fois par mois. Le pourcentage passe à 62 % chez les 13 à 17 ans.

« L’appauvrissement des connaissances alimentaires et des compétences culinaires est préoccupant. Au-delà de l’enjeu de santé publique, il importe de faire connaître les aliments d’ici et d’outiller la population pour qu’elle intègre ces produits dans son alimentation. Cuisiner avec les aliments locaux, c’est une manière de goûter son territoire et aussi de favoriser le dynamisme de nos collectivités. Cette démarche cadre parfaitement avec l’un des objectifs de la Politique bioalimentaire 2018-2025 – Alimenter notre monde, qui consiste à accroître les connaissances alimentaires et le dialogue avec les consommateurs », affirme André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.