Le Groupe Secto de Saint-Bruno a fait faillite au début du mois de mars, entraînant la perte d'une cinquantaine d'emplois.

50 emplois perdus à Saint-Bruno

Deux ans après le début des problèmes financiers, le Groupe Secto a officiellement fait faillite au début du mois de mars, mettant fin à une cinquantaine d'emplois.
Propriété de Pluri-Capital, l'entreprise de Saint-Bruno spécialisée notamment dans la fabrication de modules pour les grands chantiers devait composer avec un important déficit et une poursuite de plusieurs millions de dollars par Tata Steel Minerals Canada Limited, un client insatisfait du travail réalisé sur un chantier minier dans le Nord. Une cinquantaine d'emplois ont été abolis dans l'usine de fabrication.
Principal créancier, la Banque Nationale a repris les actifs de l'entreprise, mais les a ensuite vendus à Pluri-Capital. Le Groupe Secto a donc repris les activités immédiatement après sa faillite, confirme le président de Pluri-Capital, Adam Lapointe. L'entreprise a toutefois mis fin à sa division de fabrication où une cinquantaine de personnes travaillaient.
«Les activités continuent. Mais nous avons mis fin à la fabrication de modules pour les chantiers. Il n'y a plus de marché pour ce type de business. La baisse du prix des matières premières et la fin du Plan Nord n'encouragent pas le développement de gros chantiers», explique M. Lapointe.
Location
Une trentaine de personnes continuent à travailler pour l'entreprise, dans les divisions de location de modules et de transport. Le Groupe Secto poursuit toutefois la fabrication de modules dans son usine située près de Calgary.
«Il y a eu un ralentissement dans l'Ouest. Mais le marché est beaucoup plus stable», constate M. Lapointe.
Le Groupe Secto s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers à la fin de l'année 2012. L'été dernier, le groupe avait soumis aux créanciers une proposition d'arrangement pour éviter la faillite. L'entreprise avait réussi à bénéficier d'un sursis le temps de terminer un contrat à Terre-Neuve. Québec avait d'ailleurs versé une aide d'urgence de 1,3 million$ pour aider l'entreprise à surmonter ses difficultés financières.
Llevesque@lequotidien.com