Jean Laflamme discute ici avec l'ex-ministre Marc-André Bédard.

50 ans du Cercle de presse: un rare lieu de rencontre

Outre les journalistes, le Cercle de presse du Saguenay a toujours fait une place aux spécialistes des relations publiques. Plusieurs ont même été fidèles au rendez-vous pendant de longues années, comme le regretté Émilien Bédard, frère de l’ancien ministre Marc-André Bédard. Parmi eux figure Jean Laflamme, pour qui, à 87 ans, le Cercle demeure « immanquable ».

S’il a d’abord et avant tout suivi les activités du Cercle de presse « par amitié » pour son fondateur, Bertrand Tremblay, M. Laflamme s’est vite rendu compte que cette institution régionale était un incontournable pour les professionnels du développement des affaires.

« Mon travail m’obligeait à savoir ce qui se passait en matière de développement dans la région, et le Cercle de presse, c’était l’endroit le plus pertinent pour ça. Les premiers ministres, c’était toujours marquant. Les dirigeants des compagnies majeures et des chambres de commerce, c’était toujours pertinent pour moi, aussi. Le Cercle était à l’agenda des gens en développement des affaires », fait-il valoir.

Jean Laflamme porte en haute estime tous les intervenants qui gravitent autour du Cercle de presse du Saguenay, car il s’agit, selon lui, « d’une tribune importante ». « Quand tu as une tribune, où les gens peuvent se rencontrer et échanger, un lieu de communication interne, entre nous autres, et qui permet de former des liens entre les différents champs professionnels, tu ne peux pas perdre ça. Ça amène une grande solidarité », souligne le président du conseil d’administration de la Fondation Timi, qui tenait aussi à rendre hommage à son grand ami et fondateur du Cercle de presse.

« Je suivais beaucoup Bertrand. C’était un ami intime. Je l’ai suivi toute sa carrière, et j’allais beaucoup au Cercle pour lui. [...] Ç’a toujours été quelqu’un de très respecté. Les gens appelaient Bertrand pour avoir la chance de venir au Cercle de presse, pour s’adresser à la région. Il avait tellement de demandes qu’il devait même choisir », se rappelle-t-il.

« Il arrivait même que des gens comme moi, du milieu des affaires, on appelait Bertrand pour avoir des contacts, reprend-il. Il avait un réseau incroyable. »

M. Laflamme manque rarement une rencontre du Cercle de presse. « Ma première participation remonte à 1985. Depuis, j’y suis allé assez régulièrement, reconnaît-il. [...] C’est une tribune qui n’est pas politisée et qui permet des questionnements profonds. Ça permet de savoir le fond de l’histoire dans le développement des projets ou des dossiers régionaux. »

Émilien Bédard

Dans ses mémoires inachevées, Bertrand Tremblay avait écrit un petit paragraphe sur la participation des relationnistes au Cercle de presse, soulignant particulièrement la fidélité d’Émilien Bédard. « Les liens demeurent excellents entre les journalistes et spécialistes des relations publiques, peut-on y lire. Feu Émilien Bédard, le frère de l’ancien ministre Marc-André Bédard, fut le plus fidèle des membres qui n’oeuvrent pas dans les médias. Il est entré au Cercle un an après sa fondation. ‘‘J’ai travaillé, racontait-il, durant 45 ans au service des mouvements d’action catholique, d’apostolat laïque et des organismes familiaux, dont la mission principale est de rendre davantage l’Église présente au coeur du monde de notre temps. Toutes les rencontres du Cercle de Presse furent pour moi, en tant que responsable de l’action catholique, une source importante d’information. Il m’est arrivé de faire connaître l’expérience du Cercle à des rencontres internationales.’’ Émilien Bédard a apprécié ses échanges avec les professionnels de l’information. ‘‘Je me suis toujours senti très à l’aise et respecté dans le groupe.’’ »