Selon le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, il n’est pas normal qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la moitié des personnes qui n’ont pas accès à un médecin de famille se retrouvent sur le territoire de sa circonscription.

4500 personnes sans médecin de famille

Avec plus de 4500 personnes qui n’ont pas accès à un médecin de famille sur le territoire de la circonscription de Jonquière, une consultation publique aura lieu le 23 mai prochain afin que la population puisse exprimer sa réalité sur l’organisation des soins de santé.

Cette décision a été prise par les représentants d’une quinzaine d’organismes communautaires œuvrant dans le secteur de la santé réunis au Côté-Cour, lundi, en présence du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

Ce dernier a indiqué en entrevue qu’il n’est pas normal qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la moitié des personnes qui n’ont pas accès à un médecin de famille se retrouvent sur le territoire de sa circonscription. « On a décidé de réunir les acteurs du milieu pour comprendre le problème et tenter de trouver des pistes de solutions », affirme-t-il.

En dépit des prétentions du ministre Gaétan Barrette, qui affirme dans les lignes de presse que 85 % des citoyens sont inscrits sur une liste d’accès à un médecin, le député Gaudreault soutient qu’il faut encore pouvoir rencontrer ce médecin. « Certains patients ont été attribués à un médecin, mais ne sont pas capables de le rencontrer ou d’autres ne savent même pas qu’ils n’ont plus de médecin de famille », affirme M. Gaudreault.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, s’est réuni avec une quinzaine de représentants d’organismes communautaires, lundi, au Côté-Cour, afin de discuter du manque d’accès à un médecin de famille en prévision d’une consultation publique qui aura lieu le 23 mai prochain.

Selon les allégations du député, des départs à la retraite de médecins ainsi que le fait que Jonquière comprend des zones de pauvreté importantes avec des problématiques de toxicomanie sont susceptibles de contribuer au phénomène.

Ses propos sont corroborés par Marie-Ève Gagnon, intervenante à la Maison d’hébergement le Séjour, et José Lacognata, du Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes. Mme Gagnon affirme que la plupart de sa clientèle n’a pas accès à un médecin parce qu’ils ne disposent même pas d’une carte d’assurance-maladie, changent ou n’ont pas de numéros de téléphone ou sont régulièrement désorganisés.

D’autres, selon M. Lacognata, n’ont jamais pu être évalués par un médecin afin de connaître leur état de santé tandis que d’autres ont pu être victimes du choix de médecins qui ne veulent pas traiter avec des clientèles particulières.

Au cours des prochains jours, le dossier devrait être davantage étoffé avec la décision de mettre en ligne un formulaire permettant aux personnes du milieu d’étaler leur situation en plus de la consultation populaire.