Selon la présidente régionale de l’Alliance des intervenantes en milieu familial, Julie Saint-Arnaud, « le message est clair ».

450 intervenantes de service de garde en milieu familial de la région votent pour la grève

Le résultat du vote de grève illimité des responsables de service de garde en milieu familial syndiqué avec la CSQ a été bien reçu par les intervenantes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Selon la présidente régionale de l’Alliance des intervenantes en milieu familial, Julie Saint-Arnaud, « le message est clair ».

Bien qu’elle n’avait pas les résultats précis pour la région au moment de mettre sous presse, elle estime que les 97,5 % à l’échelle nationale sont plus que ce qui était espéré. « On parle de 450 des intervenantes en milieu familial au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est environ 2500 familles du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui seront touchées par cette grève illimitée. »

Elle ne souhaite pas incommoder les parents, mais elle croit que la reconnaissance du travail des intervenantes est primordiale. « C’est un métier traditionnel selon le ministère de la Famille, mais c’est un métier de plus en plus exigeant. On veut des milieux de garde éducatif de qualité et je pense que la reconnaissance du travail des responsables est très importante. Avec la loi 143, le ministère salue le professionnalisme de tout le réseau de la petite enfance, puis il offre 12,48 $ à des responsables qui font ça dans leur maison. C’est inacceptable. »

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, une centaine de garderies en milieu familial ont disparu au cours des deux dernières années. Ce nombre représente 600 places de moins pour les enfants. « À 12,42 $, on n’arrive pas et ceux qui quittent, en général, changent de carrière. Quand un enfant arrive avec la gastro, le milieu est pris avec ça pendant deux semaines. Les enfants l’attrapent, mais la famille qui vit à la maison aussi. C’est ça avoir une garderie en milieu familial et on n’a aucune reconnaissance », exprime Mme Saint-Arnaud.

Au sujet des négociations, elle mentionne qu’il ne reste plus beaucoup de points à négocier. « C’est presque tout réglé. Il reste le côté monétaire et peut-être quelques points comme les enfants à besoins particuliers. Les responsables aimeraient pouvoir aider davantage la population en accueillant deux enfants à besoins particuliers. En ce moment, c’est bloqué à une subvention alors si un enfant est diagnostiqué plus tard, et que la responsable a déjà une subvention, elle doit mettre l’enfant à la porte. On trouve cette directive un peu ridicule. »