43 semaines d’attente en radiologie à l'hôpital d'Alma

Il faut présentement s’armer de patience pour obtenir une arthroscopie ou une échographie pelvienne à l’hôpital d’Alma. Pour ce type d’examen, les délais d’attente oscillent autour de 43 semaines pour les patients du territoire. C’est bien au-delà de la cible de 90 jours fixée par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSQ).

La direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean confirme qu’elle observe effectivement un retard important dans ces domaines. La situation serait provoquée par l’absence d’un radiologiste pour cause de maladie.

Conseiller en communications au CIUSSS, Marc-Antoine Tremblay confirme que le département de radiologie de l’hôpital d’Alma est aux prises avec un « ralentissement ». Il précise toutefois que pour les mammographies, l’imagerie par résonnance magnétique et les tacos (tomographie axiale), de même que l’ensemble des cas urgents, sont traités dans le délai ministériel prescrit de 90 jours.

« Notre plan régional d’effectifs médicaux (PREM) nous permet d’avoir 21 radiologistes. Nous en avons 20 alors ont est tout de même très chanceux. Mais on a des personnes qui sont en congé maladie à Alma, et à Chicoutimi. On est quand même très en contrôle et on est en recrutement pour combler le poste », a synthétisé Marc-Antoine Tremblay.

Lucienne Larouche, une résidante de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, a passé une radiographie de l’épaule le 1er juin. Près de deux mois plus tard, les images n’ont pas encore été lues. Elle a été référée au privé, à l’extérieur de la région, une situation qu’elle juge inacceptable.

« C’est vraiment déplorable. Je dois recevoir des infiltrations, mais mes examens sont tout le temps remis parce qu’on n’a pas encore les résultats de mes radios », a-t-elle confié au Progrès.

Le CIUSSS dit avoir mis une série de mesures en place pour accélérer la cadence, notamment la possibilité, pour les patients du territoire d’Alma, d’être vus à Chicoutimi ou à Roberval. Marc-Antoine Tremblay précise d’ailleurs qu’aux deux ou trois semaines, des gens sont envoyés à Roberval.

« En septembre, on devrait aussi pouvoir compter sur l’aide d’un radiologiste de Chicoutimi », a indiqué le porte-parole.