Les avocats Julien Boulianne et Charles Cantin entourent leurs acolytes Jérémie Boivin et David Asselin, de même que Karine Brassard, directrice générale de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, et Sylvie Blackburn, présidente du CA.

43 000$ pour les jeunes

La Fondation pour l’enfance et la jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean bénéficiera d’une somme nette de 43 000 $ de plus pour aider les jeunes à réaliser en partie leur rêve.

Les avocats Charles Cantin et Julien Boulianne, de même que leurs deux comparses de l’ascension du mont Elbrouz, en Russie, Jérémie Boivin et David Asselin, ont dévoilé, jeudi soir, à la salle Le Calypso de Jonquière, le montant qu’ils avaient réussi à amasser pour les jeunes de la région.

En juin dernier, après 10 heures d’ascension et de descente, les quatre hommes étaient parvenus à grimper l’Elbrouz, qui culmine à 5642 mètres d’altitude.

« C’est énorme comme montant que nous recevons. Lors de nos activités de financement, nous amassons entre 20 000 $ et 30 000 $, mais il faut toujours déduire certaines dépenses et des frais. Là, c’est une somme de 43 000 $ dans les coffres de l’organisation. C’est très gros », précise Karine Brassard, directrice générale de la fondation.

« Cet argent va nous permettre d’aider les jeunes afin d’acquérir leur autonomie. Ça va nous aider à leur permettre de toucher à une activité qu’ils aimeraient essayer », ajoute-t-elle.

Il s’agit de la deuxième ascension au profit de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean. En janvier 2017, Mes Cantin et Boulianne avaient gravi le Kilimandjaro, en Afrique, et avaient remis un montant de 27 000 $.

« Beau trip »

Jeudi soir, les quatre alpinistes ont tenu à remercier tous ceux qui les avaient soutenus lors de cette aventure.

« Pour moi, au-delà de l’argent pour la fondation, j’ai vécu un beau trip avec mes chums. Ce fut une expérience formidable », a indiqué Julien Boulianne.

Jérémie Boivin, qui a déjà été un athlète de haut niveau, ne cache pas que l’expérience a été difficile et douloureuse.

« J’ai eu une belle leçon d’humilité. Je croyais être en avant. Ça allait, mais ç’a été difficile et souffrant », a-t-il précisé.

Daniel Asselin ne s’attendait pas à une partie de plaisir, mais avoue que les cordages et les piolets ont été très utiles.

« On s’est aperçu que c’est la montagne qui décide, pas nous », a-t-il mentionné.

Quant à Charles Cantin, il sait que l’aventure n’a pas été de tout repos, lui qui s’était blessé sérieusement au mollet à deux jours de l’ascension. Il a grimpé la montagne sans rechigner.

« Il a fallu s’adapter à un milieu hostile aussi. Chaque pas était un investissement dans le parcours et tu mesures le poids de tes bottes et de tes pas. Il fallait se dépasser », a-t-il conclu.

Même si aucun détail n’a filtré, il est possible que les quatre hommes repartent à l’aventure dans deux ans.