L'évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, a pris le temps avant la célébration de discuter avec soeur Hortense Côté, qui était aux anges.

400 jubilaires à la cathédrale

La cathédrale de Chicoutimi était bondée, dimanche, à l'occasion de la fête diocésaine qui soulignait la fidélité et l'engagement.
Plus de 400 jubilaires, dont 172 couples, 20 religieuses, un frère et 18 prêtres étaient attendus lors de la célébration présidée par Mgr André Rivest. Ils étaient accompagnés de leurs familles et pour l'occasion, et tous étaient sur leur 31.
Avant le début de la fête diocésaine, à 14h, Mgr Rivest a pris le temps de circuler dans les allées de la cathédrale et d'aller à la rencontre de plusieurs couples, prêtres et religieux pour discuter avec eux. Les bancs situés à l'avant étaient réservés aux jubilaires qui célébraient un anniversaire bien particulier. 
75 ans chez les Augustines
Tout à l'avant, seule représentante sur son banc, soeur Hortense Côté, des Augustines, était accompagnée de ses deux nièces pour souligner ses 75 ans de profession religieuse.
Mgr André Rivest lui a réservé un moment spécial, en prenant le temps de s'asseoir à ses côtés et de discuter avec elle. La dame de 96 ans a même pu immortaliser le moment. «Je suis tellement contente, c'était son rêve», a confié l'une de ses nièces, en prenant les photos.
Soeur Hortense, qui a prononcé ses voeux perpétuels en 1942, tenait maison depuis qu'elle avait 11 ans, alors que son père travaillait dans le bois. Après avoir vu des filles de son entourage fréquenter le couvent, elle a manifesté son désir d'y aller elle aussi. «Tout le monde en revenait malade, mais moi je ne suis pas tombée malade!» a laissé tomber la dame, qui hormis un problème de genoux qui l'afflige actuellement, est tout à fait éveillée et vive d'esprit.
Soeur Hortense, qui demeure toujours au sein des quelque 25 membres de la communauté, au monastère de la rue Saint-Vallier, à Chicoutimi, s'est consacrée chez les Augustines à différentes tâches ménagères, tout en oeuvrant comme chef pâtissière à l'hôpital de Chicoutimi. «J'étais bonne, alors j'ai pris des cours», a raconté celle qui avait trois employés sous sa charge et qui devait s'assurer de remplir quotidiennement de grands plateaux de repas. Ses pâtisseries étaient-elles meilleures que celles servies aujourd'hui à l'hôpital? Bien humble, soeur Hortense s'est contentée d'un petit rire, préférant ne pas répondre.
Irène Duchesne et Louis-Georges Fortin, de Normandin, soulignaient leurs 70 ans de mariage.
Charles-Eugène Guérin et Rolande Lavoie, de la paroisse Saint-Dominique, à Jonquière, étaient entourés de leurs proches pour souligner leur 70e anniversaire de mariage.
70 ans de mariage
Louis-Georges Fortin et Irène Duchesne ont fait le chemin depuis Normandin pour prendre part à la fête diocésaine à la cathédrale de Chicoutimi en compagnie de leurs proches, pour souligner leurs 70 ans de mariage.
Ils se sont connus lors d'une soirée en famille, chez des cousins. Les deux amis sont ensuite devenus des amoureux et ont prononcé leurs voeux de mariage à 19 et à 24 ans, après que Mme Duchesne ait posé son choix entre les deux hommes qui la courtisaient alors. «Je le trouvais charmeur!» a-t-elle laissé tomber. Le couple a sept enfants, 17 petits-enfants et 16 arrières-petits-enfants.
Charles-Eugène Guérin et Rolande Lavoie soulignaient aussi leurs 70 années d'union. «On s'est rencontrés par hasard. J'ai croisé un ami sur la rue Saint-Dominique, qui était avec deux filles, et qui me l'a présentée», a raconté M. Guérin. Le couple s'est marié deux ans plus tard et a eu deux enfants, trois petits-enfants et sept arrières-petits-enfants.
Leur secret pour atteindre les 70 ans de mariage? «Il faut y aller un jour à la fois. Demain est un autre jour. Il faut se concilier tout le temps et se respecter, et être fidèles», a répondu Mme Lavoie.
Cette année, le diocèse de Chicoutimi comptait aussi cinq couples qui célébraient 75 ans de mariage, mais qui ne pouvaient être présents.