Le directeur général de Port Saguenay, Carl Laberge, estime que 2017 fut une bonne année.

325 800 tonnes pour Port Saguenay

Port Saguenay a connu une hausse d’activité, au cours de l’année 2017, avec le transit de 325 800 tonnes de marchandises au terminal maritime de Grande-Anse, en croissance de 10 % comparativement à 2016.

Selon le directeur général de l’administration portuaire, Carl Laberge, un total de 51 navires ont mouillé au quai pour y livrer des produits servant à la production industrielle au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « On ne se pète pas nécessairement les bretelles avec une hausse de 30 000 tonnes puisqu’il suffit qu’un bateau entre le 1er janvier plutôt que le 31 décembre pour faire la différence, mais on considère qu’il s’agit d’une hausse intéressante. »

Depuis une quinzaine d’années, Port Saguenay n’a jamais dépassé le volume de 391 000 tonnes de marchandises, un sommet atteint en 2004.

Parmi les marchandises destinées à la région, le sel de déglaçage provenant des Îles-de-la-Madeleine arrive en tête de liste avec la livraison d’un volume de 75 000 tonnes, suivi de la fluorine destinée à Rio Tinto avec 65 000 tonnes. Le vrac liquide avec un volume de 56 000 tonnes et le cargo de marchandises générales complètent la liste des produits déposés sur les quais.

Interrogé sur le développement de la Stratégie maritime annoncé par Québec, en particulier le développement du cabotage sur le Saint-Laurent et le Saguenay, M. Laberge convient que la partie n’est pas gagnée d’avance. Selon lui, le transport par cabotage, une alternative au camionnage sur route, nécessite de forts volumes de marchandises d’un port à un autre. Le seul cabotage qui se fait est le transport de sel de déglaçage, un mode qui est forcément obligatoire puisque le matériel provient des Îles-de-la-Madeleine. 

Le directeur précise que l’aménagement de passerelles pour permettre à des camions de monter sur des bateaux à partir des quais — permettant ainsi d’éviter des opérations de chargement et de déchargement — pourrait faciliter le cabotage.

En ce qui a trait aux projets de l’année 2018, M. Laberge affirme que le développement de la zone industrialo-portuaire est tributaire du développement de l’industrie minière et des projets que pilotent Arianne Phosphate, Métaux BlackRock et Énergie Saguenay pour son usine de gaz naturel liquéfié.

Dans le cas de BlackRock, M. Laberge souhaiterait débuter les travaux d’aménagement de terrain pour recevoir éventuellement les équipements industriels futurs.

Dans le cas d’Arianne Phosphate, M. Laberge espère obtenir les autorisations environnementales pour le terminal prévu sur la rive nord du Saguenay cet été. L’objectif est d’être prêt à des investissements rapides lorsque le financement de la mine sera assuré. 

M. Laberge conclut que des investissements d’une telle envergure nécessitent dix années de planification, de sorte qu’il faut être préparé au moment de la hausse des prix des matières premières.