Un total de 125 coureurs ont compétitionné, hier, au Daytona neige.

3000 adeptes au rendez-vous

Vrombissements de moteurs, odeur d'essence et vitesse vertigineuse: les adeptes de courses d'accélération ont été servis lors de la cinquième édition du Daytona neige. Les organisateurs estiment que 3000 personnes ont convergé vers les terrains de la Coopérative forestière de Saint-David-de-Falardeau, hier, pour assister à l'événement.
<p>Un total de 125 coureurs ont compétitionné, hier, au Daytona neige.</p>
Les vagues de coureurs se sont succédé en après-midi sur l'aire de départ sablée, chacun vérifiant que son bolide adhère bien au sable soigneusement étendu par les organisateurs. Tous s'assuraient, dans un déluge de décibels, que les moteurs soient prêts à déployer leur puissance.
Les nombreux spectateurs, massés le long des barrières qui longeaient la piste d'accélération - certains étant même debout sur des bancs -, attendaient avec impatience la lumière verte qui marquait le départ des pilotes.
Les motoneigistes s'élançaient alors et traversaient la piste d'accélération de 660 pieds en quelques secondes. Certains engins plus performants, valant quelques dizaines de milliers de dollars, peuvent même atteindre 230 km/h pendant ces courses. Les motoneigistes disposaient d'une piste de décélération de 900 pieds pour ralentir en toute sécurité.
Quelque 250 courses du genre se sont déroulées, aux dires des organisateurs. Chacun des 125 coureurs participait au moins à deux courses pour établir sa place dans le classement.
Écran géant
Il est parfois difficile de distinguer le classement des courses vu la vitesse des engins. Pour pallier la situation, les organisateurs du Daytona neige ont fait installer un écran géant de 12 pieds par 45 pieds sur lequel les reprises étaient diffusées au ralenti.
«Nous avons trois caméras qui filment la piste. Il y a aussi deux autres écrans installés dans l'aire de préparations des compétiteurs pour leur permettre de voir les courses. C'est du jamais vu au Québec dans les courses de motoneige. J'ai des pilotes qui sont venus juste en sachant qu'il y aurait avoir un écran», lance l'organisateur de l'événement, Marc Tremblay, connu par plusieurs sous le surnom de Mardo, le nom de son garage de débosselage.
L'organisateur, qui travaille à la réalisation de l'événement depuis un an avec l'aide de sa conjointe, Manon Gobeil, et de leurs deux filles, Najat et Tamara, est sollicité de toutes parts, veillant à ce que tout se déroule comme prévu.
Lui-même ancien champion de courses de motoneiges, il tente chaque année d'apporter de nouvelles idées pour faire grandir le rassemblement printanier qui marque la fin de la saison de motoneige.
«C'est le plus grand rassemblement de course d'accélération de motoneige de l'Est-du-Canada. J'ai tous les meilleurs pilotes, car c'est leur événement de fin de saison, ils viennent ici prendre leur revanche après le championnat québécois. J'ai même des coureurs des États-Unis», conclut M. Tremblay.
Le Daytona neige a débuté samedi par une randonnée de 70 kilomètres rassemblant 21 Snowmobiles. Les "autos-neige" d'époque, la plus ancienne datant de 1937, la plus récente de 1978, se sont rendues jusqu'au Valinouët avec à leur bord une délégation de maires, préfets et députés régionaux. L'organisateur de l'événement, Jean-Guy Tremblay, souligne qu'il s'agit du plus grand rassemblement de Snowmobiles au Saguenay-Lac-Saint-Jean. «J'ai même quelqu'un qui est venu du Nouveau-Brunswick pour prendre part à la randonnée», souligne-t-il. La première édition de la randonnée d'inauguration a été appréciée des participants, ajoute M. Tremblay, qui souhaite renouveler l'expérience l'an prochain.
Des jeux gonflables étaient installés sur place, au grand plaisir des enfants. Les organisateurs souhaitent élargir leur clientèle et faire du Daytona neige un événement familial. «Les jeux gonflables, qui sont là pour une première fois, et l'animation, nous permettent d'attirer les familles, d'autant plus que le site est facilement accessible, près de Saguenay, contrairement au lac Jalobert, sur les monts Valin, où il fallait emprunter des routes enneigées», explique Manon Gobeil, la conjointe du responsable du Daytona neige, Marc Tremblay.
Les courses d'accélération avaient lieu pour une deuxième fois sur les terrains de la Coopérative forestière de Saint-David-de-Falardeau, un changement de site que les organisateurs ne regrettent pas. «Au moins, on sait que le sol ne cédera pas sous nos pieds!», ajoute Mme Gobeil, qui fait référence à l'incident survenu lors de l'édition 2012 du Daytona neige. Une surfaceuse du Club de motoneige Caribous-Conscrits s'était enfoncée dans les glaces du lac Jalobert, qui servait de piste d'accélération.
Le Club quad Saguenay a assuré la sécurité de l'événement. Les quadistes patrouillaient le site et le stationnement. Ambulanciers, pompiers et représentants d'Airmedic étaient aussi sur place. Tout était mis en place afin d'éviter un accident comme celui survenu lors de l'édition 2011. Un Jonquiérois de 25 avait perdu la vie alors qu'il circulait à vive allure en bordure de la piste de compétition. Il avait été gravement blessé au cou par un câble qui reliait des cônes. Plusieurs policiers de la Sûreté du Québec surveillaient aussi attentivement les nombreux véhicules qui circulaient sur les routes de la rive nord du Saguenay menant au Daytona neige.
Stock
600cc / Claude Vallières
700cc / Joël Bolduc
800cc / Daniel Vallières
1000cc / Daniel Vallières
Improve
600cc / Philippe Alarie
700cc / Philippe Alarie
800cc / Michel Lachance
Pro stock
800cc / Charles Côté
1000cc / Dominic Bouchard
Trail max
Patrice Parenteau
Pro max
Jeannot Fortier
Open
Mathieu Bouchard
Outlaw
Jeannot Fortier