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Amélie Bergeron était bien heureuse d'aller donner les lettres à la direction de la résidence Les Jardins Saint-Émilie.
Amélie Bergeron était bien heureuse d'aller donner les lettres à la direction de la résidence Les Jardins Saint-Émilie.

283 lettres d’enfants pour les 283 résidents des Jardins Saint-Émilie

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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Les 283 locataires de la résidence Les Jardins Saint-Émilie à Arvida ont reçu du courrier bien spécial vendredi. En fait, ils ont tous reçu une lettre remplie d’espoir et de vœux sincères de la part d’une centaine d’étudiants du troisième cycle de l’école primaire Sainte-Lucie à Jonquière.

C’est l’enseignante à contrat Amélie Bergeron qui a eu l’idée de faire ces lettres comme projet d’écriture pour ses élèves. « Je voulais sensibiliser les enfants à poser de petits gestes qui peuvent faire une grande différence dans la vie de certaines personnes et les inciter à rependre du bonheur, surtout en ce temps des Fêtes particulièrement triste, entre autres pour les personnes âgées », explique celle qui a l’habitude à ses grands-parents qui habitent la résidence.

Elle en a parlé à ses collègues et trois autres enseignantes ont décidé de participer, si bien qu’une centaine d’élèves ont écrit des lettres pour les aînés. « Ça faisait beaucoup de lettres, mais c’était inconcevable de faire des choix et d’en donner seulement à une centaine de résidents. En même temps, on ne pouvait pas demander à chaque élève d’en écrire plusieurs. Ce qu’on a fait, c’est que chaque élève a écrit une lettre, mais elles seront données à plusieurs personnes. »

Dans les lettres, les enfants se présentaient, ils offraient trois souhaits à la personne et terminaient avec une phrase encourageante. « Ils étaient tellement emballés. Au départ, ils voulaient tous écrire à mes grands-mères. Ils ont été surprenants. Quand je lisais les lettres, j’ai été touchée. C’était de belles paroles d’enfants. J’étais vraiment fière d’eux. Je ne sais pas à quel point ils sont conscients de la bonne action qu’ils ont posée et de l’impact que ça va avoir sur certaines personnes. Je me suis rendu compte à travers ce projet que quand l’élève est impliqué émotionnellement, ça fait vraiment toute la différence au niveau de leur écriture. »

Immédiatement quand elle a proposé le projet à la résidence, la direction a accepté sans tarder, jugeant que c’était une bonne idée. « Quand je suis allée porter les lettres, j’ai parlé avec une directrice et elle était vraiment contente. On m’a remerciée à plusieurs reprises, elle m’a dit qu’elle avait des frissons, qu’elle avait hâte de les distribuer et que les résidents allaient être tellement heureux de les recevoir. »

D’ailleurs, elle aimerait bien que cette activité ne soit pas qu’une histoire d’un seul Noël, puisque l’isolement n’est pas seulement dû à la crise sanitaire. « On ressent peut-être plus la solitude en ces temps difficiles, mais ça reste que c’est une réalité à l’année et en tout temps depuis longtemps. Ça pourrait devenir une tradition. En classe, on inclut ça dans notre routine d’écriture. Ce n’est pas plus de travail, ça fait pratiquer les enfants et c’est pour une bonne cause. »