Carl Bouchard, le directeur de la Polyvalent des Quatre-Vents était touché par la solidarité des félicinois.

250 personnes à la Marche de l’espoir à Saint-Félicien

Plus de 250 personnes ont posé un geste de solidarité envers les familles des adolescents blessés lors d’un accident de la route il y a deux semaines en prenant part à la Marche de l’espoir, samedi, à Saint-Félicien.

Lorsque le drame est venu frapper la communauté félicinoise, Mylène Nepton et Jessica Meunier, deux mères de trois enfants, ont voulu faire quelque chose pour aider les familles. « Le but premier, c’est de montrer aux familles touchées que tout le monde est derrière eux, qu’on veut les soutenir en leur envoyant une grosse vague d’amour pour les aider à traverser cette épreuve-là », a soutenu Mylène Nepton.

Éric Delisle, un homme qui a subi un grave accident, a livré un message d’espoir quelques minutes avant la marche.

« C’est sur lèvres de tout le monde à Saint-Félicien et tout le monde a de la peine, a remarqué Jessica Meunier. On voulait démontrer que toute la ville est derrière eux ».

Plusieurs étudiants de la polyvalente ont voulu s’impliquer bénévolement pour aider à la logistique de la marche, comme Jeffrey Tremblay, qui était un très bon ami des deux jeunes filles blessées. Avant la marche, il a livré un témoignage touchant sur ses amis, soulignant leurs grandes qualités. « Je voulais m’impliquer parce que ce sont des personnes importantes pour moi et j’ai hâte de les revoir », a-t-il dit.

Jeffrey Tremblay a livré un témoignange touchant pour parler de ses amis blessés lors de l’accident.

Éric Delisle, un homme qui a subi un grave accident, a également livré un message d’espoir quelques minutes avant la marche. « Il y a neuf mois, ma vie a pris un nouveau tournant, a témoigné l’homme qui se déplace maintenant en fauteuil roulant. J’ai quitté la maison en pensant revenir quelques heures plus tard, mais je me suis réveillé six jours plus tard à l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. Pour moi, c’était l’apprentissage d’une nouvelle vie qui s’annonçait. Chaque étape quotidienne demandait une nouvelle adaptation. Je savais que j’avais un long chemin qui m’attendait, mais ce qui me préoccupait davantage, c’était d’être en mesure de subvenir aux besoins de ma famille. Lorsque j’ai pris conscience de tout ce qui avait été mis en place pour ma famille et moi, j’ai eu la force de me concentrer sur ma réadaptation. C’est grâce à tous ces gens qu’aujourd’hui notre vie est différente, mais toujours aussi belle . »

Pour aider les familles à se concentrer sur le rétablissement de leurs proches, une collecte de fonds a aussi été réalisée lors de la marche.

Le directeur de l’École polyvalente des Quatre-Vents, où étudiaient les quatre jeunes blessés, Carl Bouchard, était touché par le soutien de la communauté. « Ça démontre les valeurs d’empathie et de solidarité de toute une communauté et ça envoie un message important à nos jeunes, parce que ce sont des valeurs qu’on veut leur transmettre », a-t-il souligné, avant de faire une minute de silence.

Après les témoignages, plus de 250 personnes ont entamé une marche symbolique sur le boulevard Hamel. À l’avant du groupe défilaient des jeunes présentant une banderole qu’ils avaient réalisée affichant en grosses lettres le mot « ESPOIR ».

Les policiers et les pompiers de Saint-Félicien étaient également présents lors de la marche pour venir en soutien aux familles. Des entreprises, telles que IGA Lamontagne, McDonald’s et Autobus Néron ont aussi aidé à l’organisation de l’événement en fournissant du café, des galettes et un endroit pour se réchauffer.

Jessica Meunier et Mylène Nepton, les organisatrices de la marche, recevaient des dons de citoyens pour venir en aide aux familles touchées.
Jessica Meunier et Mylène Nepton reçoivent des dons de citoyens pour venir en aide aux familles touchées.
Jessica Meunier et Mylène Nepton, les organisatrices de la marche.