Le député de Dubuc, Serge Simard (à droite), a confirmé une aide financière de 2,5 M $ au CQRDA. Son président, Dominic Bouchard, a salué cette décision qui permet à l'organisme de se positionner auprès des partenaires oeuvrant dans le domaine de la recherche.

2,5 millions $ pour le CQRDA

Le gouvernement du Québec a confirmé l'octroi d'une subvention de 2,5 millions $ pour une période de cinq ans au Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA). Le montant vise à soutenir les projets de recherche industrielle collaboratifs dans le cadre de la Stratégie québécoise du développement de l'aluminium.
« L'argent est dans le compte du CQRDA », a insisté le député de Dubuc, Serge Simard, qui a procédé à l'annonce en l'absence de sa collègue ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade. Cette aide financière permettra ainsi au CQRDA de poursuivre son travail en supportant des initiatives de recherche en lien avec l'industrie de l'aluminium.
Le fonctionnement du CQRDA avait fait l'objet d'un questionnement de la part du gouvernement du Québec. Il s'agissait de questions relatives à la reddition de compte et au fait que le gouvernement remettait à un organisme externe la responsabilité d'accorder des subventions. Lundi, le député de Dubuc a expliqué que le CQRDA allait avoir l'entière responsabilité pour la gestion des projets et des sommes accordées par le gouvernement.
« Les regroupements sectoriels de recherche industrielle partagent avec notre gouvernement la volonté d'assurer la compétitivité du Québec dans des secteurs phares de l'économie, tels que celui de l'aluminium, en misant sur la recherche et l'innovation. C'est pourquoi nous sommes fiers d'appuyer le CQRDA dans le financement de projets de recherche industrielle collaboratifs. Ceux-ci renforceront l'ensemble de la filière québécoise de l'aluminium, en plus d'accroître la capacité d'innovation des entreprises qui la composent. De tels projets rejoignent d'ailleurs les objectifs de la Stratégie québécoise de développement de l'aluminium 2015‑2025 visant la croissance de cette importante filière », a déclaré le député de Dubuc.
Le président du conseil d'administration du CQRDA et vice-recteur aux ressources à l'UQAC, Dominic Bouchard, a accueilli cette décision avec satisfaction. L'annonce du gouvernement signifie que la tempête qui a soufflé pendant la période de questionnement du gouvernement s'est finalement estompée. Le CQRDA est donc en mesure de se positionner à nouveau comme un joueur incontournable dans le domaine de la recherche à l'intérieur de la politique industrielle du gouvernement.
Selon les explications fournies par le président, le CQRDA dispose d'un budget de fonctionnement ainsi que des mises de fonds nécessaires pour supporter les projets. Cela lui permettra de fonctionner normalement auprès de ses partenaires et surtout des chercheurs qui ont besoin de financement pour les différents projets.
« Le CQRDA occupe une place centrale dans l'écosystème de l'innovation au Québec, en créant notamment des maillages entre les entreprises de l'industrie québécoise de l'aluminium, les universités, les centres de recherche et les centres collégiaux de transfert de technologie. Notre gouvernement mise d'ailleurs sur de telles collaborations pour permettre à la société québécoise de s'inscrire dans une véritable économie du savoir, notamment dans le cadre de la future Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation, que nous rendrons publiques au cours des prochains mois », a déclaré par voie de communiqué la ministre Dominique Anglade.
La stratégie de l'aluminium adoptée par le gouvernement du Québec se déploie sur trois axes. Il s'agit de favoriser la transformation, renforcer l'ensemble de la filière québécoise et d'assurer la compétitivité des entreprises de cette industrie.