La STS ajoutera à sa flotte deux nouveaux autobus hybrides du même type que celui illustré.

21M$ pour le transport en commun à Saguenay

La Société de transport du Saguenay (STS) pourra réaliser d’ici l’automne 2019 son projet de mobilité urbaine Accès libre à la suite de l’octroi par Québec et Ottawa de subventions totalisant 18,7 M $ dans le cadre de neuf projets totaux d’une valeur de 21 M $.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, accompagné du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, et de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, ont effectué une visite au garage de la STS, rue Bersimis, pour annoncer le financement d’une nouvelle station intermodale de 8,5 M $ qui sera reliée au pavillon principal de l’UQAC du côté ouest. La nouvelle station, dont la superficie n’a pas été précisée, sera le système nerveux central du réseau de transport redessiné qui comprendra une nouvelle ligne de transport directe entre le boulevard Barrette et l’axe centre-ville en passant par la Zone Talbot, l’UQAC, le Cégep de Chicoutimi et le CIUSSS.

La mairesse a mentionné que 3,8 M $ seront investis à la nouvelle station CIUSSS près du Grand Séminaire sur un terrain actuellement boisé dont la sortie donnera sur la rue Jacques-Cartier. « Plusieurs trajets d’autobus transiteront par l’UQAC sans nécessiter de transfert par le terminus de la rue Morin. On parle d’un nouveau bâtiment avec des quais, services sanitaires, lieu d’échanges où seront disponibles des systèmes d’auto-partage, vélos et autos électriques », explique Jean-Luc Roberge, directeur général de la STS.

La STS incitera les automobilistes à emprunter le transport en commun avec l’aménagement d’un stationnement incitatif avec un mini-terminus sur un terrain en location voisin de la clinique PlasmaVie nécessitant un investissement de 2,5 M $. Un autre stationnement incitatif de 1,5 M $ sera aménagé à Jonquière le long de l’autoroute 70. La mairesse Néron a refusé d’être plus précise sur le lieu afin d’éviter la spéculation dans le cadre des négociations en cours.

L’annonce de mardi a réuni toute une brochette de politiciens de tous les paliers. De gauche à droite, Serge Simard, député de Dubuc, Jean-Luc Roberge, directeur général de la STS, Philippe Couillard, premier ministre du Québec, Josée Néron, mairesse de Saguenay, Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, Marc Pettersen, président de la STS, et Richard Hébert, deputé fédéral au Lac-Saint-Jean.

L’ajout de stationnements incitatifs et l’utilisation du transport en commun devront s’inscrire dans le cadre d’une longue démarche de changements d’habitudes pour les automobilistes, reconnaît Mme Néron. Selon elle, les expériences passées consistant à ajouter de nouvelles cases de stationnement près de divers lieux de travail ont démontré leur inefficacité puisqu’ils ne font que renforcer les habitudes d’utilisation des voitures. Après deux ans, tout est à recommencer. « L’ajout de stationnements incitatifs a pour but d’éviter que les automobilistes fréquentent le centre-ville », ajoute-t-elle. 

Elle a confié qu’elle avait acquis sa passe de la STS avec l’objectif d’utiliser le transport en commun pour se rendre à l’Hôtel de ville.

Pour la première fois de son histoire en 2019, la STS opérera quatre nouveaux midibus de 30 pieds munis de moteurs diesel acquis au prix de 2 M $. Mme Néron a expliqué que la décision d’utiliser des moteurs diesel a été justifiée par la topographie accidentée de la ville. La technologie hybride ou électrique n’est pas tout à fait adaptée aux tracés escarpés de la ville, selon elle.

Deux nouveaux autobus hybrides de 40 pieds s’ajouteront à la flotte de douze unités du même type pour un investissement total de 2 M $.

L’ajout d’un système de contrôle d’accès et de caméras d’une valeur de 250 000 $, l’ajout d’un pont roulant pour batteries d’autobus hybrides au coût de 150 000 $ et une auto de service (50 000 $) complètent l’investissement à réaliser.