Sophie Dufour et Pascal Lévesque du CRÉPAS, le préfet de la MRC Domaine-du-Roy, Lucien Boivin, les directrices des CJE Lac-Saint-Jean-Est et des Bleuets, Mylène Girard et Isabelle Coulombe, ont présenté l’initiative.

200 000$ pour un projet du CRÉPAS

Le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) obtient une aide financière de 200 000 $ de Québec pour favoriser la conciliation études-travail (CET) des jeunes du secondaire, du cégep et de l’université de la région.

Deux agents seront ainsi engagés à temps plein, l’un au Saguenay, l’autre au Lac-Saint-Jean, pour remettre en place un programme de certification qui avait été créé en 2011. 

Les trois carrefours jeunesse-emploi de la région et le CRÉPAS s’étaient alors alliés afin de déployer une stratégie qui visait essentiellement à sensibiliser les entreprises au décrochage scolaire. Par manque de financement, l’initiative a fini par s’essouffler. 

 « Ça fait un an et demi que le programme est sur pause. On obtenait des petites sommes chaque année, mais c’était très peu. Il faudra s’assurer qu’il soit bien remis sur pied », explique la directrice du Carrefour Jeunesse emploi du Lac-Saint-Jean-Est, Mylène Girard. 

Une centaine d’entreprises sont certifiées en conciliation études-travail au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui signifie qu’elles sont notamment ouvertes à planifier leurs horaires en fonction des besoins de leur personnel, les jeunes surtout. Les petites et moyennes entreprises sont visées par ce programme puisque ce sont souvent elles qui manquent de ressources pour la planification et la gestion des horaires. 

« On a des exemples à succès où une épicerie d’Alma, qui avait des problèmes de roulement et de rétention de personnel, s’est mise à engager des jeunes selon leur intérêt à travailler dans tel ou tel département. À ce moment-là, il y avait un match parfait, ce qui fait que la stabilité de l’entreprise a augmenté de 60 % », explique Pascal Lévesque, professionnel en intervention au CRÉPAS. 

L’organisme doit s’assurer de renouer avec les entreprises déjà certifiées et d’en recruter de nouvelles. 

« L’objectif qu’on s’est fixé de 150 entreprises est atteignable, mais éventuellement il faudra trouver d’autres stratégies pour avoir des entreprises qui ne seront pas certifiées, mais qui vont être sensibilisées à l’importance de la conciliation études-travail », avance M. Lévesque.

En plus de la subvention québécoise obtenue par l’entremise du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), le CRÉPAS obtient 50 000 $ du ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur et de ses partenaires habituels tel que Rio Tinto pour remettre en place cette démarche de certification.