La pédiatre Sarah Lavoie, l’infirmière clinicienne Émilie Brassard, la chef de service Julie Duval, la vice-présidente régionale de RBC Banque Royale, Annick McLelland, et le secrétaire de la Fondation de ma vie, Richard Turcotte, ont annoncé la mise en place d’une plateforme de soins pour les jeunes qui souffrent de troubles alimentaires graves.

200 000$ pour les troubles alimentaires

Une souscription majeure de 200 000 $ de RBC Banque Royale à la Fondation de ma vie de l’hôpital de Chicoutimi permet de mettre en place un projet pilote de cinq ans qui permettra aux jeunes qui souffrent de troubles alimentaires graves d’être en contact permanent avec les équipes de soin.

Le projet, dont le protocole est pratiquement complété, a été annoncé dans le cadre de la Grande Campagne Vivre +. Un montant de 200 000 $ a été souscrit par l’institution financière pour supporter la Clinique multidisciplinaire de l’adolescence de l’hôpital de Chicoutimi ainsi que le service régional Télésoins, lequel est basé à Alma.

La clinique pourra être en contact avec une quarantaine de jeunes dont l’âge varie de 8 à 18 ans et qui doivent composer avec des troubles alimentaires sévères. Les jeunes, dont la sélection sera faite en fonction de certains critères, auront accès à une plateforme numérique pour obtenir des informations sur leur état de santé. Cela permettra aussi aux professionnels de détecter une situation plus problématique.

Selon la pédiatre Sarah Lavoie, de la Clinique de l’adolescence, l’idée n’est pas de diminuer les visites à l’hôpital des jeunes, puisque la technologie ne remplacera jamais un examen, mais bien de suivre l’évolution de leur état de santé. La pédiatre croit que cet outil sera particulièrement intéressant pour le suivi entre les périodes d’hospitalisation.

« Une période d’hospitalisation pour un jeune en crise peut durer deux mois dans certains cas. Quand le jeune quitte l’hôpital, il sera en mesure d’obtenir des réponses à des questions avec ce nouveau service. Et chaque jour, les infirmières prendront connaissance de ces questions », explique Sarah Lavoie.

Les professionnels qui assistaient au point de presse, lundi, croient que cet outil pourra aussi servir pour la prévention. Les infirmières qui auront accès au contenu des questions des jeunes pourront détecter une situation qui dégénère et risque de se transformer en crise et en hospitalisation. Les professionnels pourront donc communiquer avec le jeune dont l’état de santé présente des signes précurseurs de crise.

La chef de service de néonatologie et de pédiatrie de l’hôpital de Chicoutimi, Julie Duval, indique que le projet sera d’une durée de cinq ans. Le financement accordé par la Fondation de ma vie, en collaboration avec RBC Banque Royale, supportera les équipes. Les sommes seront également utilisées pour fournir aux familles et aux jeunes des tablettes afin d’être en mesure de se brancher sur la plateforme de service. Les jeunes devront toutefois répondre à des critères précis pour avoir accès à ce nouveau service.

« Chez RBC, nous sommes d’avis que nous avons un rôle à jouer pour relever les défis qui touchent notre société. Notre don majeur à la Fondation de ma vie, qui allie technologie et innovation, permettra un meilleur accès aux soins de santé pour les adolescents de la région ayant des troubles alimentaires », a pour sa part déclaré Annick McLelland, vice-présidente régionale de RBC Banque Royale.

Le secrétaire du conseil d’administration de la Fondation de ma vie, Richard Turcotte, a profité de l’occasion pour annoncer qu’au terme de sa deuxième année dans le cadre de la Grande Campagne Vivre +, des engagements financiers de l’ordre de 11,3 M$ ont été recueillis. Ce dernier a souligné l’apport du milieu corporatif ainsi que celui de la communauté médicale.