L'imprimante 3D du département de génie mécanique du Cégep de Jonquière, présentée ici par l'enseignant Éric Potvin, attire l'attention des jeunes scientifiques.

170 petits génies sont à l'oeuvre

Vulgariser les commotions cérébrales, démystifier la trisomie, sensibiliser les gens aux effets néfastes du bronzage, utiliser une imprimante 3D ; 170 petits génies, âgés entre 10 et 20 ans, se donnent rendez-vous au Cégep de Jonquière, dans le cadre de la 53e finale régionale de l'Expo-sciences.
Pas moins de 170 jeunes se donnent rendez-vous à la 53e finale régionale de l'Expo-sciences, qui a lieu au Cégep de Jonquière jusqu'à jeudi.
L'événement débutait mercredi et se terminera jeudi en soirée. D'ici là, les élèves du primaire et du secondaire sélectionnés présentent leurs projets scientifiques dans l'espoir d'accéder à la finale provinciale.
« Nous avons 101 stands cette année, dont 40 du primaire et 61 du secondaire. Il y a trois volets, soit vulgarisation, conception et expérimentation. C'est intéressant, car nous avons 50 % des jeunes du secondaire qui proposent des projets de conception ou d'expérimentation. C'est une bonne augmentation, puisque ça tournait autour de 30 % lors des années antérieures. Au primaire, 90 % des élèves présentent des projets de vulgarisation. C'est normal, puisqu'il s'agit de jeunes enfants », a expliqué le coordonnateur de la finale régionale d'Expo-sciences, Dominique Girard.
Marc-Antoine Gagnon-Desmeules, un élève de quatrième secondaire du Séminaire de Chicoutimi, a conçu une table de billard miniature à l'aide d'une imprimante 3D.
Marc-Antoine Gagnon-Desmeules, un élève de quatrième secondaire du Séminaire de Chicoutimi, était bien fier de présenter la table de billard qu'il a conçue à l'aide d'une imprimante 3D. C'est le résultat de son cours de science qui l'a mené à l'Expo-Sciences. « Disons que j'ai eu une très bonne note ! », a lancé le jeune homme, qui a pris le temps d'expliquer à la journaliste et au photographe du Quotidien comment fonctionne une imprimante 3D.
L'impression tridimensionnelle permet de produire un objet réel : un opérateur dessine l'objet sur un écran en utilisant un outil de conception assistée par ordinateur. Le fichier 3D ainsi obtenu est envoyé vers un logiciel spécifique qui le découpe en tranches et l'envoie à l'imprimante qui dépose ou solidifie de la matière couche par couche jusqu'à obtenir la pièce finale. Comme l'explique l'adolescent, l'impression 3D est utilisée en génie mécanique, mais aussi en médecine ou en mode.
« Nous avons reçu une imprimante 3D au Séminaire et j'avais hâte de m'en servir pour le cours de science. Mais le professeur et le technicien n'avaient pas encore eu leur formation, alors ils ne l'utilisaient pas. Moi, je me suis dit que j'allais apprendre à m'en servir seul pour faire mon projet et c'est ce que j'ai fait ! », a expliqué Marc-Antoine Gagnon-Desmeules, qui compte étudier en génie mécanique plus tard.
Mais pourquoi a-t-il conçu une table de billard miniature ? « Je voulais me démarquer des autres élèves parce que je me démarque toujours. Je ne voulais pas faire une petite chose simple, alors j'ai pensé à une table de billard », souligne-t-il.
Les six trous de la table sont illuminés et le système de batteries a été installé sous la table. « Je me suis beaucoup appliqué pour que ce soit professionnel », note Marc-Antoine.
Les imprimantes 3D attirent d'ailleurs l'attention, à cette finale d'Expo-sciences. En effet, le département de génie mécanique du Cégep de Jonquière propose une démonstration d'une imprimante qui fabrique de petites pièces mécaniques. Une machine qui semble piquer la curiosité des jeunes scientifiques.
La finale se conclura à 19 h, jeudi, lors de la remise des prix, qui aura lieu à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière. D'ici là, la population peut découvrir les projets des jeunes, qui explorent différents univers, autant scientifiques que technologiques.