Tony Toufic, directeur du Programme canadien de bourses de la Francophonie (PCBF) était de passage à l’UQAC vendredi afin de remettre un chèque de 17 750$ au programme Carbone boréal. Claude Villeneuve, professeur titulaire de la Chaire en éco-conseil et de Carbone boréal, ainsi que Claude Gilbert, directeur de la planification et du développement stratégique de l’UQAC, étaient présents pour recevoir le montant.

17 750$ pour Carbone boréal

Carbone boréal a reçu un montant de 17 750$ du Programme canadien de bourses de la Francophonie. Il s’agit d’une première entente de don avec un programme financé par le fédéral.

Les déplacements aériens des étudiants boursiers du Programme canadien de bourses de la Francophonie (PCBF) seront dorénavant carboneutres. Le consortium formé par le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI) et l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), qui gère conjointement le programme a décidé de compenser les émissions de gaz à effet de serre de ses boursiers qui proviennent de plusieurs pays du monde par la plantation d’arbres.

Le directeur du PCBF, Tony Toufic, était de passage à Saguenay vendredi matin afin de remettre un chèque à Carbone boréal, le programme de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qui vise à compenser les émissions de gaz à effet de serre par la plantation d’arbres, tout en se consacrant à la recherche sur les enjeux climatiques. «Ce geste concret permet de compenser des activités du programme. Ça va permettre, à défaut d’annuler, de compenser les émissions», a affirmé Tony Toufic.

Le programme permet à une centaine de boursiers chaque année de venir faire des études ici. Depuis les débuts, 126 boursiers ont étudié à l’UQAC. «Nous nous sommes rapidement aperçus qu’il y a un impact environnemental du déplacement de nos boursiers. Nous avons estimé que juste pour les deux dernières années, nous avions environ 5,2 millions de kilomètres aériens parcourus soit plus de 600 tonnes de gaz à effet de serre émis. Pour nous, c’est important, dans un programme de développement, de tenir compte de ces enjeux et de ces impacts et nous avons voulu faire une action concrète pour compenser puisque nous n’avons pas le choix de les faire venir par avion», a expliqué le directeur du PCBF.

Un total de 4 529 arbres ont donc été plantés au nord du Lac-Saint-Jean.

Pour Claude Villeneuve, professeur titulaire de la Chaire en éco-conseil et de Carbone boréal, cette nouvelle entente qui sera également renouvelée en 2019 est significative. «C’est une contribution importante au niveau symbolique et financier. C’est une première entente avec une organisation qui découle du gouvernement canadien. Ça nous fait particulièrement plaisir, puisque ça démontre aussi l’ampleur et le sérieux de Carbone boréal. On avait des compensations qui venaient d’Europe et du Québec, mais pour la première fois, le gouvernement fédéral s’est impliqué et avec un montant significatif qui correspond à une activité qui se veut une activité de développement durable qui participe au renforcement de capacité dans les pays africains qui en ont bien besoin.»

Claude Villeneuve affirme que le programme mis sur place en 2008 suscite de plus en plus l’attention. «Le programme est très apprécié. On a presque 2M$ d’amasser depuis sa création. De plus en plus de gens ont conscience de leur empreinte carbone et veulent la réduire et la compensation est un outil pour arriver à ça. Jusqu’à maintenant, 1,2 million d’arbres ont été plantés. On a un très vaste réseau de plantation entre le nord de Chibougamau et le nord du lac Saint-Jean.