Le député fédéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, en compagnie de Stéphane Gosselin et certains des employés de la Manufacture Thomas Gosselin.

17 500$ pour la Manufacture Thomas Gosselin

La Manufacture Thomas Gosselin, de Saint-Félicien, reçoit une aide financière remboursable de 17 500 $ de Développement économique Canada pour les régions du Québec. Ce montant lui permettra d’améliorer sa productivité et favoriser son expansion.

L’entreprise, dont la réputation des vêtements Polaire Plus n’est plus à faire, vient tout juste d’investir 35 000 $ pour l’achat de machines automatisées plus performantes et un logiciel de broderie à la fine pointe de la technologie pour poursuivre sa production. 

« Dans une époque où les vêtements proviennent souvent de l’extérieur du pays, ça ne donne pas d’emploi chez nous. C’est dans ce but qu’on a décidé d’appuyer cette demande », assure le député fédéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert. 

De fil en aiguille

La manufacture, qui fabrique également des vêtements de travail, emploie entre 20 et 25 employés selon les saisons, ce qui ne suffit pas toujours à venir à bout de tous les contrats. 

Le président-directeur général de la manufacture, Stéphane Gosselin, avoue que cette année, il a dû engager un sous-traitant de la Beauce pour l’aider à fabriquer 4000 couvre-touts pour une compagnie minière. C’était la première fois qu’il décentralisait sa production pour un aussi gros volume. 

« Cinquante couturières ont travaillé pour nous un certain nombre de semaines et encore présentement aujourd’hui. On n’était pas en mesure d’assurer la production », explique M. Gosselin.

Hausse du salaire minimum 

Depuis plusieurs années, le Centre de formation professionnelle de Roberval n’arrive pas à recevoir assez d’inscriptions pour son programme de couture. Conséquence : les couturières de profession se font rares.

Stéphane Gosselin assure qu’il tente de trouver des façons créatives pour en attirer, comme la flexibilité dans les horaires de travail. Selon lui, la hausse du salaire minimum pourrait faire en sorte qu’on s’intéresse de nouveau à cette profession, du moins il l’espère. 

Stéphane Gosselin est même prêt à embaucher des gens qui n’ont pratiquement jamais touché à un bout de tissus. « Dernièrement, on a engagé deux nouvelles personnes qui sont carrément dans un autre domaine et qui veulent avoir des heures de travail moins longues », soutient-il. Il n’écarte pas non plus l’idée de faire appel à des travailleurs étrangers. 

La pénurie de main-d’œuvre lui met des bâtons dans les roues au sens où il souhaiterait prendre davantage d’expansion, mais il garde en tête qu’il est difficile de trouver du personnel. 

« Nous avons fait notre dernier agrandissement en 2012 en fonction de la quantité d’employés qu’on avait. Si on avait eu le double ou le triple de couturières, on aurait un deuxième étage », souligne M. Gosselin, le troisième de sa génération à prendre la relève de la manufacture.