e président d'honneur de la 16e édition de l'Événement éco-conseil, Claude Villeneuve, en compagnie de la chargée de cours Catherine Lemay-Belisle, et de l'étudiante Marion Moreau, ont dévoilé les grandes lignes de l'Événement éco-conseil qui se déroulera du 17 au 19 janvier à l'UQAC.

16e Événement éco-conseil 2017: on mange quoi?

La production alimentaire de la planète génère 30 % de tous les gaz à effets de serre à la source des changements climatiques. Les étudiants de la Chaire en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont jugé opportun de traiter de cette problématique dans le cadre de l'Événement éco-conseil 2017.
Les organisateurs de cet événement annuel ont présenté, jeudi, les grandes lignes de la prochaine édition de ce 16e rendez-vous annuel qui se déroulera sous le thème « Et demain, on mange quoi? Une fourchette d'alternatives alimentaires ». La présidence d'honneur a été confiée pour la première fois au directeur de la Chaire en éco-conseil de l'UQAC, le professeur Claude Villeneuve.
Chargée de cours au programme du diplôme d'études supérieures, Catherine Lemay-Belisle a indiqué que l'organisation de ce colloque faisait partie de la formation des futurs éco-conseillers. L'activité leur permet d'organiser du début à la fin un événement majeur tout en encadrant les dimensions environnementales du projet. Les étudiants vont de plus organiser une activité de compensation pour la production de gaz à effet de serre, lors de cet événement, et les étudiants ont choisi de compenser via le programme Carbone boréal mis en place par la Chaire en éco-conseil.
L'étudiante Marion Moreau a de son côté présenté les différentes activités devant composer le programme qui s'étalera du 17 au 19 janvier. Une campagne de sensibilisation aux alternatives alimentaires se déroulera le 17 janvier avec la présentation d'une exposition. Le lendemain, une série d'activités et d'animations se dérouleront à l'UQAC avec une dégustation alimentaire.
Il ne serait pas impossible que l'on invite les participants à déguster des insectes ou autres sources de protéines peu habituelles dans notre régime alimentaire. Les organisateurs ont refusé de confirmer le menu de la dégustation et veulent surprendre les participants.
L'événement prendra fin par la tenue d'un colloque au cours duquel des conférenciers aborderont les alternatives alimentaires. Le président d'honneur a de son côté salué le choix du thème de l'événement éco-conseil. Selon Claude Villeneuve, les étudiants s'inscrivent directement dans les priorités retenues par l'ONU par rapport à l'alimentation dans le monde.
Le professeur, qui est spécialisé dans la production des gaz à effet de serre et des changements climatiques, ne cache pas qu'il est judicieux d'aborder une problématique générant 30 % des gaz à effet de serre par année dans le monde. Selon Claude Villeneuve, tout le domaine de l'alimentation offre des marges intéressantes pour en arriver à une réduction des gaz à effets de serre.
Ces marges de manoeuvre résident dans la composition même de l'alimentation alors que les végétaux peuvent remplacer la viande dans une partie du régime. Même si l'idée des insectes fait rire, il s'agit aussi d'une solution intéressante pour la production de protéines.
Toujours au chapitre des solutions, le professeur cite la France, où l'on vient d'adopter une loi empêchant les supermarchés de jeter de la nourriture. L'agriculture locale et biologique fait aussi partie des solutions à la portée des citoyens.
Dans sa brève allocution, Claude Villeneuve a cité les statistiques sur la croissance de la population planétaire. Il devient impératif, selon l'enseignant, de trouver des solutions afin de permettre aux générations futures d'être en mesure de se nourrir comme nous l'avons été.