Environ 150 agriculteurs de la région ont pris part à la marche.

150 producteurs régionaux à la marche contre l'AEUMC

150 producteurs régionaux, dont le député caquiste de Lac-Saint-Jean et adjoint parlementaire au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Eric Girard, se sont déplacés dimanche pour le rassemblement Garde-manger en danger qui avait lieu à Montréal dans le but de soutenir les producteurs laitiers canadiens.

La marche, qui a réuni environ 5000 personnes, selon les organisateurs, a débuté en après-midi au parc Lafontaine et s’est terminée à la place des Festivals, à Montréal.

Elle avait pour objectif de dénoncer les concessions faites par le gouvernement canadien dans la gestion de l’offre lors des négociations de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUCM). Accompagnés par quelques tracteurs, les milliers de manifestants ont dénoncé dimanche les concessions « sans précédent » faites par le gouvernement Trudeau pour conclure cet accord.

Plusieurs personnes brandissaient des pancartes ou frappaient sur des casseroles. D’autres poussaient devant eux un panier d’épicerie.

La mascotte de Nutrinor était elle aussi à Montréal pour manifester

L’UPA souligne qu’à l’instar des ententes commerciales précédentes, le gouvernement canadien n’a imposé aucune exigence sur les aliments importés, même si les normes sanitaires, sociales et environnementales au Québec et au Canada sont parmi les plus sévères au monde. L’organisation affirme que « cette incohérence désavantage fortement les agriculteurs et l’industrie agroalimentaire canadienne ».

Selon son président Marcel Groleau, les producteurs québécois doivent verser des salaires plus élevés à leurs employés tout en devant respecter des normes environnementales plus rigoureuses qu’aux États-Unis et au Mexique.

Il a exhorté les gouvernements québécois et canadien à appuyer les produits locaux et à s’assurer que les produits importés respectent les mêmes normes auxquelles doivent se plier les fermiers d’ici.

« L’avenir d’une nation dépend d’abord et avant tout de ses capacités à se nourrir elle-même », a-t-il déclaré.

En vertu de l’entente, le gouvernement fédéral a ouvert 3,59 % du marché aux producteurs américains, mais il a promis de dédommager les fermiers pour les pertes qu’ils subiront. AVEC LA PRESSE CANADIENNE