Sigrid Nieuwenhuis, Philippe Harvey et Sandra Néron, de la microbrasserie Beemer, Richard Hébert, député de Lac-Saint-Jean, Caroline Mailloux, du Coureur des Bois, Sébastien Morasse , de Riverbend, et Louis Simard, du Coureur des Bois, trinquent pour célébrer les investissements de 1,5 million de dollars dans les trois microbrasseries de la région.

1,5 M$ pour trois microbrasseries

Les microbrasseries Riverbend, Beemer et Le Coureur des Bois ont récemment investi 1,5 million de dollars dans leurs installations pour prendre de l’expansion, créant au passage 12 emplois dans la région.

Les consommateurs se tournent de plus en plus vers la bière artisanale, et le gouvernement fédéral souhaite soutenir les brasseurs pour qu’ils puissent prendre de l’expansion en créant des emplois, a mentionné Richard Hébert, député fédéral de Lac-Saint-Jean, lors de l’annonce officielle de la contribution de 473 395 $ octroyée à trois microbrasseries de la région.

« Sans cette contribution-là, ça aurait été beaucoup plus difficile d’accroître notre productivité et notre rendement », a souligné Sébastien Morasse, propriétaire de la microbrasserie Riverbend, lancée à Alma en 2015. L’aide financière du fédéral a facilité l’achat de deux nouveaux fermenteurs, permettant de faire passer la production de 1000 à 2500 hectolitres, créant au passage sept emplois d’ici la fin du projet, a-t-il ajouté.

La microbrasserie Beemer de Roberval s’est aussi servie du financement pour acquérir des nouveaux équipements comme des cuves et des fermenteurs, faisant passer la production de 50 à 2500 hectolitres ! « Ça nous a permis de créer deux emplois supplémentaires », a noté Sandra Néron, une des actionnaires de la microbrasserie qui emploie maintenant cinq personnes.

Pour la microbrasserie Le Coureur des Bois de Dolbeau-Mistassini, l’investissement dans une usine d’embouteillage, qui est en fonction depuis plus d’un an, a permis de percer un tout nouveau marché, car les bières étaient jadis seulement disponibles à la microbrasserie. « La production de bière pour une consommation à domicile nous a permis de multiplier par 10 la production, créant au passage trois emplois à temps plein, a expliqué Caroline Mailloux, copropriétaire de la microbrasserie. Notre projet d’agrandissement a commencé en 2015. DEC Canada a été le premier investisseur à croire en nous. Après ça, les investissements ont fait boule de neige. »

Richard Hébert s’est réjoui de la vitalité des microbrasseries régionales en soulignant l’expertise de transformation développée dans la région, ainsi que la collaboration entre les 13 microbrasseries, qui a mené à la création de la Route de la bière.

« On se sent plus comme des collaborateurs que des compétiteurs », a remarqué Sandra Néron. « On a beaucoup plus de défis communs que de défis l’un contre l’autre », a renchéri Sébastien Morasse.

Même si les microbrasseries connaissent un essor important, ces dernières se butent toujours à des freins importants, notamment les ententes exclusives avec les gros brasseurs dans les bars et les festivals, ou encore pour l’achat de tablettes chez les détaillants. « Il faut que les grands puissent faire un peu de place aux bières locales, sans donner toute la place, pour qu’on puisse au moins faire connaître nos produits », a plaidé Sandra Néron, déplorant le fait que les bières locales sont absentes de certains grands événements dans la région.

Selon Caroline Mailloux, c’est la sensibilisation et les consommateurs qui ont le pouvoir de faire changer les choses en exigeant des produits locaux dans les bars et dans les salles de spectacles.