Au moins 15 postes temps plein ne trouvent pas preneur chez Industries T.L.T., à Sainte-Monique-de-Honfleur. Le directeur des ressources humaines, Jean Picard, multiplie les actions afin de combler les postes.

15 emplois disponibles chez T.L.T.

Au moins 15 emplois à temps plein permanents n’arrivent pas à trouver preneur chez Industries T.L.T. de Sainte-Monique-de-Honfleur. La production de cette entreprise de sciage de feuillus est freinée par la rareté de la main-d’œuvre, qui n’échappe pas à cette localité de près de 1000 habitants de la MRC Lac-Saint-Jean-Est.

La quinzaine d’employés supplémentaires permettrait de regagner un seuil minimal de productivité au sein de l’entreprise qui emploie près de 120 personnes. Le deux tiers des employés se retrouvent dans l’usine de sciage alors que le reste œuvre dans la portion séchoir. Industries T.L.T. est située à mi-chemin entre Alma et Dolbeau.

La rareté de la main-d’œuvre s’y fait sentir davantage depuis 18 mois. Le directeur des ressources humaines, Jean Picard, est d’avis que le phénomène ne fait que débuter. Celui-ci s’attend à voir davantage de conséquences dans un futur rapproché.

Au courant de la dernière année, des équipes de travail ont dû être fusionnées afin de combler le manque d’employés. « Le manque de main-d’œuvre amène souvent des surplus de travail à d’autres postes. On ne peut faire autrement », souligne-t-il.

Le problème du recrutement se fait sentir dans tous les départements de l’entreprise. Une gymnastique de gestion est requise afin de planifier le travail qui doit être fait malgré les personnes absentes, les débutants et les employés en formation. « J’ai souvent beaucoup de nouveaux, beaucoup de personnes en formation, ce qui occasionne des pertes de productivité. Certains secteurs de production n’arrivent tout simplement pas à opérer en raison du manque de main-d’œuvre », explique M. Picard.

Au moins 15 postes temps plein ne trouvent pas preneur chez Industries T.L.T., à Sainte-Monique-de-Honfleur. Le directeur des ressources humaines, Jean Picard, multiplie les actions afin de combler les postes.

Limites de la PME

Les grandes entreprises qui offrent d’envieuses conditions salariales et des avantages sociaux atypiques font mal aux petites et moyennes entreprises (PME), qui perdent régulièrement des employés au profit de grandes usines. Le cas d’Industries T.L.T. est un exemple parmi tant d’autres. L’avenir ne s’annonce guère ensoleillé en termes de recrutement et rétention de main-d’œuvre, alors que les grands projets attendus au Saguenay–Lac-Saint-Jean charmeront nécessairement des employés.

Le positionnement géographique de l’entreprise de Sainte-Monique-de-Honfleur limite également les possibilités de recrutement. Les employés proviennent de diverses municipalités, allant d’Alma jusqu’à Dolbeau-Mistassini, en plus d’un noyau fort constitué de Moniquois. Les kilomètres d’asphalte à avaler matin et soir nuisent à l’embauche de personnes provenant du Saguenay ou du Haut-du-Lac.

Plusieurs solutions

À l’instar des autres entreprises vivant avec la même problématique, les pistes de solution sont variées. Aucune solution unique et facilement applicable n’existe afin d’amoindrir les conséquences de la rareté de la main-d’œuvre.

Pour y arriver, le directeur des ressources humaines, Jean Picard, participe à tous les salons de l’emploi et aux activités de recrutement. L’affichage de poste se fait en continu via les différents sites dédiés à l’emploi et sur Facebook. Cette façon de faire a permis de recruter près de 20 étudiants pour la période estivale.

« Maintenant, quand quelqu’un se présente, je le rencontre immédiatement. Autrefois, j’aurais donné un rendez-vous. On s’aperçoit que la clientèle butine d’entreprise en entreprise, témoigne celui qui a consacré sa carrière en gestion des ressources humaines. C’est du ici et maintenant. La personne nous donne ce qu’elle peut nous donner, le temps que ça durera. »

Devant un bassin presque épuisé de potentiels candidats, le recrutement de main-d’œuvre étrangère est aussi évalué par M. Picard.