Les maires de la MRC Maria-Chapdelaine refusent d’encaisser une hausse de 13 % pour les services de la SQ offerts sur tout le territoire excluant les municipalités (territoires non organisés).

13% plus cher pour la SQ

La MRC Maria-Chapdelaine refuse d’éponger une hausse de 13 % de la facture pour les services de la Sûreté du Québec (SQ) offerts dans les territoires non organisés de son secteur.

En décembre dernier, Québec annonçait une aide financière de 22,8 millions $ aux municipalités pour compenser les hausses salariales accordées aux policiers de la SQ. Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, promettait également que l’augmentation des coûts liés aux services de la SQ passerait de 10 à 3 %. Or cette hausse de 13 % tombe des nues pour la MRC. 

« On trouve ça inadmissible et on refuse de se soumettre à une hausse de plus de 3 %. […] J’aimerais ça voir mes collègues maires annoncer une hausse de taxes de 13 %, jamais ça ne serait accepté », illustre le préfet de la MRC Maria-Chadeplaine, Luc Simard. 

Lors d’une séance publique, mercredi soir, les 11 maires présents et le préfet ont adopté à l’unanimité une résolution visant à partager leurs frustrations et préoccupations au ministère de la Sécurité publique à ce sujet. 

Ils exigent par ailleurs que la part du gâteau financée par la MRC soit abaissée à 50 %. À l’heure actuelle, les municipalités paient 53 % de la facture totale pour les services de la SQ. 

Les maires assurent cependant que le nombre de policiers sur le terrain demeure le même et que la surveillance sur les routes a été accrue en journée notamment dans le secteur de Normandin.

Aide pour la toxicomanie

Par ailleurs, la MRC a approuvé une aide temporaire de 58 000 $ à l’organisme Toxic Actions pour lui permettre de poursuivre ses activités de travail social. Il s’agit d’une avance qui lui sera remise le 31 mars. 

L’organisme comptait sur une subvention fédérale de 90 000 $ qui lui a récemment été refusée en raison de compressions budgétaires fédérales. 

« Que le gouvernement fédéral se retire de ce genre de financement lorsqu’il est en plein processus de légalisation de la marijuana, on trouve ça inacceptable. Le travail que ce genre d’organisme fait est incroyable », souligne le préfet, Luc Simard. Il ajoute que le fentanyl commence également à causer des maux de tête aux intervenants comme ailleurs au Québec.

Faute de financement fédéral, l’organisme aurait pu garder un seul intervenant alors qu’il en compte actuellement quatre à la disposition de toute la MRC. 

« À long terme, la survie de l’organisme est menacée. Si les gens sont mis à pied, ils vont se retrouver un emploi ailleurs et ce sera difficile de former de nouveau une telle équipe », assure M. Simard.