La poursuite intentée par Robert Hakim contre trois enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay, la ville de Saguenay, le procureur de la Couronne, le président de Théâtre du Saguenay, Pierre Mazurette, et quatre autres personnes et organismes atteint 1 249 230,55 $.

1,2 M$ pour une liste de 100 reproches

La poursuite intentée par Robert Hakim contre trois enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay, la ville de Saguenay, le procureur de la Couronne, le président de Théâtre du Saguenay, Pierre Mazurette, et quatre autres personnes et organismes atteint 1 249 230,55 $. Dans le document officiel, le promoteur déplore, entre autres, avoir été victime d'« une vendetta dévastatrice et malicieuse ».
La poursuite concerne à la fois Productions Robert Hakim et Robert Hakim à titre personnel. Les sommes demandées le sont pour des motifs de temps consacré à la préparation de sa défense, des honoraires et débours d'avocat, des dommages et intérêts moraux pour atteinte à la réputation et des dommages exemplaires, est-il possible de lire dans le document officiel de 77 pages, dont Le Quotidien a obtenu copie, hier matin.
Cette requête vise l'avocat Pierre Mazurette, les témoins Serge Lachance et Lydia Lamirande, les trois enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay au dossier, Kevin Boily, Sylvain Houle et Sylvain Gaudreault, le directeur des poursuites criminelles et pénales et son représentant Me Sébastien Vallée, l'expert-comptable Michel Hébert, le cabinet Navigant Conseil LJ et la ville de Saguenay. Serge Lachance et Lydia Lamirande sont respectivement président et vice-présidente de L.S.M. son & lumières.
Productions Hakim demande 201 483, 92 $ à Pierre Mazurette et 121 996,29 $ aux défendeurs, solidairement. La demanderesse a « subi les conséquences de ce que son alter ego Hakim a dû subir » et a subi une « perte d'honoraires causée par le retrait forcé [...] dans les opérations du FIRM (Festival des rythmes du monde) », peut-on y lire.
Les autres dommages réclamés le sont par Robert Hakim et visent tous les défendeurs, solidairement. Il s'agit de 555 410 $ en temps, 520 340,34 $ pour les honoraires et débours d'avocat, 250 000 $ à titre de dommages et intérêts moraux pour atteinte à la réputation et 100 000 $ en dommages exemplaires.
Dans la poursuite, M. Hakim, par l'entremise de son avocat civiliste, Me Éric Le Bel, soutient demander ces compensations pour « atteinte à sa réputation et les troubles, ennuis et inconvénients causés par les enquêtes, les accusations injustifiées et les poursuites abusives auxquelles Hakim a dû faire face ».
Par ailleurs, il accuse les défendeurs de « comportement intentionnel et empreint de mauvaise foi ».
Reproches
Près d'une centaine de reproches sont formulés dans le document de la poursuite. Robert Hakim soutient, entre autres, que Pierre Mazurette lui a faussement attribué des gestes malhonnêtes de manière à plomber sa créativité, que Serge Lachance et Lydia Lamirande ont menti aux enquêteurs de polices en omettant de partager certaines informations et que les enquêteurs ont effectué un travail partial, ont bâclé leur enquête et ont fait preuve d'aveuglement volontaire. Il reproche aussi au procureur général du Québec d'avoir omis d'examiner toute la preuve avant de l'accuser et à Michel Hébert de s'être limité aux documents de la police pour réaliser son rapport.
Me Le Bel a déposé officiellement la poursuite au greffe civil du Palais de justice de Chicoutimi mercredi, à la fermeture des bureaux.
Le Quotidien rapportait, jeudi, l'essentiel des informations concernant cette poursuite.
Les parties défenderesses doivent comparaître par écrit dans les dix jours de la signification de la présente requête. La demande sera présentée devant le tribunal le 15 septembre.