Lionel Ripoll, Jean Legault, André Pichette et Hugo St-Laurent ont parlé de l’investissement qui touche le laboratoire LASEVE, jeudi, lors d’une conférence de presse.

1,1 M$ pour le LASEVE pour poursuivre les recherches

Les travaux du laboratoire LASEVE de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) obtiennent un coup de pouce financier de 1,1 million $, issu d’organismes subventionnaires et d’entreprises privées.

La nouvelle a été annoncée lors d’une conférence de presse, jeudi matin. C’est le projet « OncoSilicaSphères – Microsphères de silice calibrée et fonctionnalisée comme vecteurs en oncologie », des professeurs Jean Legault, André Pichette et Lionel Ripoll, qui reçoit ce financement.

Le Pôle de recherche et d’innovation matériaux avancés (PRIMA) offre un soutien financier de 425 000 $, l’organisme national Mitacs donne 396 000 $ et les entreprises privées, dont la compagnie SiliCycle, octroient une somme de 324 000 $. Au moins deux comités scientifiques ont évalué le projet.

« L’idée est d’encapsuler des agents anticancéreux utilisés en clinique pour développer de nouvelles formulations anticancéreuses qui auraient, idéalement, moins d’effets secondaires et plus d’efficacité », a expliqué André Pichette, professeur au département des sciences fondamentales et directeur du laboratoire LASEVE.

Tout a commencé en 2014 lorsque SiliCycle a mis au point une façon de faire visant à séquestrer des fragrances dans une matrice sphérique faite de silices de haute performance. Un an plus tard, le laboratoire LASEVE, reconnu en analyses fines de produits naturels, est mis à contribution pour évaluer le potentiel de la technologie. Les chercheurs en viennent à observer notamment que l’encapsulation avec la silice protège des actifs fragiles contre la dégradation. 

Les travaux de l’UQAC portent sur la silice organiquement modifiée, appelée OrMoSil, un matériau de haute technologie pouvant être synthétisé de façon à séquestrer un actif pharmaceutique dans des microsphères de silice, tel qu’expliqué dans le communiqué émis par l’UQAC. Le projet OncoSilicaSphères vise à valider l’hypothèse qui veut que les microsphères de silice puissent être calibrées et fonctionnalisées afin d’améliorer l’innocuité, l’efficacité et la vectorisation de médicaments.

Les avancées devraient également toucher le domaine de l’oncologie puisque les recherches pourraient proposer une solution aux carences connues (sécurité, efficacité et limitation des effets secondaires) de trois agents anticancéreux (paclitaxel, docetaxel et 5-FU).

Plus de 25 chercheurs travailleront sur le projet au cours des trois prochaines années. Parmi cette vaste équipe, on retrouve des stagiaires postdoctoraux, des étudiants aux cycles supérieurs et des professionnels de recherche.