Le projet de minicentrale sur la 11e chute sur la rivière Mistassini à Girardville obtient le  feu vert de Québec.

11e chute: la Fondation Rivières dénonce

La Fondation Rivières dénonce l'autorisation gouvernementale de construire une centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini au Lac-Saint-Jean parce que des conclusions du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) n'auraient pas été prises en compte et les retombées économiques réelles du projet seraient erronées.
« Le gouvernement ferme ainsi délibérément les yeux sur une multitude de conséquences de même que sur la gestion occulte de la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ) qui pilote le dossier. »
Suivis et conséquences
« Ainsi, à la lecture même du communiqué et du tableau synthèse des "exigences" relatives au projet, produit par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), on constate que l'autorisation repose essentiellement sur des "suivis" des conséquences des travaux », déplore-t-on dans un communiqué.  L'organisme situé à Montréal pense que le fait que la Société d'énergie communautaire aura la responsabilité de surveiller la possibilité d'embâcle manque de sérieux. On compare l'approche à celle prise par le gouvernement du Québec dans le dossier du déversement des eaux usées de la Ville de Montréal.
Réponse décevante
Fondation Rivières n'est pas satisfaite des réponses obtenues du MDDELCC à la suite de ses interrogations.
On ne tolère pas que la Société d'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean ne soit pas soumise à la Loi sur l'accès à l'information.
Comme pour le projet de Val-Jalbert, l'organisation se demande pour quelles raisons les retombées économiques sont calculées sur une période de 25 ans au lieu de 20, selon l'échéancier du contrat d'achat d'électricité avec Hydro-Québec.
Finalement, Fondation Rivières trouve que le projet n'est pas essentiel dans un contexte de surplus énergétique.
« Comment le gouvernement peut-il justifier de subventionner le développement régional par l'achat d'électricité à un prix trop élevé? De tels projets occasionnent un déficit pour Hydro-Québec alors que le gouvernement coupe dans les budgets des services publics », avance-t-on.