Vieille ferme Agneaux portres ouvertes 163 point-aux-pins.

1000 personnes vont à la ferme

Carmen Tremblay et Napesh Lapointe voient leur rêve se réaliser après plusieurs années de travail: ils sont maintenant propriétaires de leur propre bergerie et ont développé le premier concept d'agrotourisme dans la région. Il est ainsi possible de découvrir les différentes étapes de production qui amènent les produits de la terre à notre table.
Les propriétaires de la bergerie la Vieille ferme, située au 163 chemin de la Pointe-aux-pins, dans le secteur de Saint-Fulgence, ont accueilli plus de 1000 personnes sur leurs terres avec qui ils ont pu partager leur passion pour l'agriculture et l'élevage.
Leur ferme a été sélectionnée parmi de nombreuses fermes au Saguenay pour recevoir hier la population dans le cadre de la Journée portes ouvertes sur les fermes du Québec organisée par l'Union des producteurs agricoles. La Ferme des ruisseaux, située au 2920 route du Lac Ouest, à Alma, ouvrait aussi ses portes à la population pour l'occasion.
À la bergerie la Vieille ferme, les enfants semblaient ravis de caresser et de nourrir les agneaux, presque parvenus à maturité, qui se trouvaient dans une étable accessible au public. Blé d'Inde, animation et vente de produits locaux provenant d'autres fermes étaient à l'honneur hier sur les terres familiales. Les familles présentes sur les lieux semblaient apprécier leur journée.
Agneau du Fjord
En 2001, le couple a acquis ses terres, situées dans le secteur du Cap Jaseux, sur le bord du fjord, sur lesquelles ils ont commencé à élever des brebis. Après plusieurs années de travail acharné, Carmen et Napesh ont finalisé en 2009 leur grand projet agrotouristique. En plus de leurs 90 brebis qui donnent naissance à 150 agneaux annuellement, ils ont maintenant un verger de 100 pommiers, une boutique et un restaurant offrant leurs produits. Leur viande d'agneau est commercialisée sous le nom d'«Agneau du Fjord».
«Ç'a demandé beaucoup de travail et de planification financière, car démarrer une ferme demande un investissement important», explique Carmen Tremblay, qui a grandi sur une ferme avant de compléter des études en administration. Son conjoint et elle tenaient à conserver un petit élevage de brebis pour conserver un élevage à petite échelle leur permettant de produire leur viande de l'élevage à l'abattage. «Souvent, les bergeries comptent plusieurs centaines de brebis, mais on tenait à garder notre ferme petite pour développer d'autres créneaux», explique Napesh Lapointe.
Le couple a développé la première activité d'interprétation agrotouristique de la région, avec le soutien du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Les visiteurs qui se présentent à la ferme peuvent faire le «parcours découverte», d'une durée de 20 à 30 minutes, qui les amène à visiter le verger, les jardins maraîchers, l'étable, les pâturages, la boutique et le restaurant. Cette activité d'interprétation agrotouristique vise à faire entrer les visiteurs en contact avec l'univers de l'agriculture renouvelable et la production de nourriture d'origine animale et végétale.
La bergerie la Vieille ferme partagera bientôt son expérience avec trois autres fermes de la rive nord du Saguenay pour créer un projet collectif visant à diversifier l'économie des petites fermes.
Mgauthier@lequotidien.com