La propriétaire Dany Fortin et l’employée Nathalie Brideau posent devant le réservoir de lave-glace de 1000 litres.
La propriétaire Dany Fortin et l’employée Nathalie Brideau posent devant le réservoir de lave-glace de 1000 litres.

1000 litres de lave-glace à une station-service de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix

Près de la moitié des 800 et quelques bidons de lave-glace vendus en moyenne, chaque hiver, à la station-service Esso du Motel-Restaurant Rond Point de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, pourrait éviter de terminer leur vie dans un bac de recyclage, ou pire, dans les poubelles. Depuis trois semaines, un réservoir de 1000 litres permet le remplissage libre-service de lave-glace.

Voilà les estimations de l’un des actionnaires de l’entreprise, Sylvain Ouellet, à la suite de l’installation du réservoir de lave-glace devant le dépanneur.

« Cela a été extrêmement bien accueilli, même plus que je croyais. C’est bien au-delà de nos espérances. Les gens choisissent cette option pour la réutilisation des récipients et peut-être même avant l’économie », a-t-il confié au Progrès.

Le réservoir de 1000 litres permet aux clients de remplir les bidons qui en sont à une deuxième utilisation et même davantage. Les clients et les employés du commerce peuvent même placer des contenants vides à proximité de l’immense réservoir.

Le remplissage est réalisé simplement en manipulant une poignée.

M. Ouellet explique que l’entreprise encourage la réutilisation de bidons plutôt que l’achat de bidons neufs. « On l’offre aux gens. Lorsqu’un client arrive avec un bidon de lave-glace, on leur explique le service en vrac à l’extérieur. C’est très simple d’emploi. Il s’agit seulement de placer le récipient sur le support et de tourner la poignée », souligne l’actionnaire du commerce.

Sylvain Ouellet mentionne que le prix du remplissage amène plusieurs clients à choisir cette option. Le remplissage d’un bidon au coût de 2,99 $ permet une économie de 45 %, en plus d’éviter l‘usage unique d’un contenant de plastique qui terminerait sa vie dans le coffre arrière de la voiture, dans un bac de recyclage ou même, dans certains cas, aux poubelles.

L’actionnaire du Motel-Restaurant Rond Point, Sylvain Ouellet, explique que l’initiative n’implique rien de plus pour les employés et gestionnaires du commerce. « Ça ne nous coûte rien dans le fond. C’est un geste banal. Si on le répète plusieurs fois par semaine, j’imagine qu’il y aura un impact au bout de la ligne », exprime-t-il.

Questionné quant à la perte de profit face aux contenants traditionnels qui coûtent près de 5 $ et ceux en vrac qui se vendent environ 3 $, Sylvain Ouellet mentionne qu’il ne faut pas que regarder l’aspect monétaire de l’initiative.

Il en coûte 3$ pour remplir un bidon, contrairement à environ 5$ pour l’achat d’un bidon neuf.

« Je pense aussi qu’il faut qu’on contribue. Il faut se dire que si on peut contribuer comme ça, on va le faire », conclut-il.