La mairesse Josée Néron, la coordonnatrice du projet chez Eurêko, Émilie Lapointe, et la coordonnatrice du département d’aménagement et d’urbanisme du Cégep de Jonquière, Marie-Élaine Mercier, ont donné mardi les grandes lignes du projet Canopée et biodiversité Saguenay.
La mairesse Josée Néron, la coordonnatrice du projet chez Eurêko, Émilie Lapointe, et la coordonnatrice du département d’aménagement et d’urbanisme du Cégep de Jonquière, Marie-Élaine Mercier, ont donné mardi les grandes lignes du projet Canopée et biodiversité Saguenay.

1 million $ à Eurêko pour l’aménagement d’espaces de fraîcheur à Saguenay

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
L’Organisme environnemental Eurêko dispose d’une subvention allouée par le Fonds vert du Québec de 1 M$ afin de réaliser une vingtaine de projets visant à créer des espaces de fraîcheur dans le centre-ville de chacun de trois arrondissements de Saguenay.

Il s’agit d’une subvention octroyée dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. Eurêko aura ainsi l’opportunité de poser des actions pour lutter contre les îlots de chaleur urbains dans les quartiers centraux de Saguenay dans le cadre du projet Canopée et biodiversité Saguenay.

La coordonnatrice du projet chez Eurêko, Émilie Lapointe, a expliqué que ce vaste chantier environnemental mettra à profit plusieurs organismes et services municipaux, au cours des prochains mois. Il est démontré qu’il peut y avoir une différence de l’ordre de 12 degrés Celsius entre un milieu urbain traditionnel de béton, asphalte et briques et les boisés situés en périphérie.

«Plusieurs types d’initiatives pourront être réalisées, dont la déminéralisation de surface, la plantation d’arbres à grand déploiement, la création d’îlots de végétation, d’espaces d’agriculture urbaine, de mur végétal, de stationnement perméable ou réfléchissant ainsi que la conservation de sites naturels», de signaler Émilie Lapointe.

La déminéralisation consiste à remplacer des surfaces d’asphalte ou de béton par de la terre afin d’implanter des jardins et des plantations. La coordonnatrice a indiqué que ce genre de projet représente des coûts importants, mais que d’autres types d’interventions sont également prévus, toujours dans l’objectif de créer des îlots de fraîcheur.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a assisté au point de presse. Elle accueille favorablement le déploiement de ce projet dans les trois arrondissements et constate qu’il y a effectivement des événements météorologiques qui ont des impacts sur la population, principalement dans les centres-villes. Elle note qu’au cours de la dernière saison estivale, les stations météorologiques ont confirmé des températures à Saguenay parmi les plus chaudes du Québec.

Josée Néron a confirmé que la ville est partenaire dans ce projet et qu’à ce titre, il y aura une participation dans la mise en œuvre de certains projets sur les terrains appartenant à la ville. Les organismes des domaines de la santé et de l’éducation pourront également se joindre à ce projet.

Pour la mairesse, ce projet permettra d’apporter des modifications intéressantes dans le milieu de vie des personnes qui habitent le centre-ville. Elle y voit des gains importants pour la qualité de vie dans ces secteurs ou les citoyens n’ont pas tous l’opportunité de bénéficier de plans d’eau pour se rafraîchir dans les périodes de chaleur intense.

Les responsables du projet profiteront des interventions dans les quartiers pour éduquer et sensibiliser la population aux avantages de ces nouveaux aménagements environnementaux pour la qualité de vie et la santé en général, principalement pour lutter contre la chaleur accablante en période estivale.

Le Cégep de Jonquière fait aussi partie des endroits ciblés pour une intervention. Un endroit sera désigné sur les terrains du cégep afin d’aménager une forêt nourricière.

La responsable de la coordination départementale en technique d’aménagement et d’urbanisme, Marie-Élaine Mercier, a expliqué que ce sont les étudiants du département qui réaliseront le projet. Cette forêt sera utilisée dans le futur par l’ensemble de la communauté collégiale.

«À travers l’aménagement d’une forêt nourricière, différents espaces seront créés pour favoriser les échanges, l’apprentissage et les saines habitudes de vie. En plus du volet communautaire, un volet pédagogique s’intégrera au projet en impliquant les étudiants de plusieurs programmes d’études», conclut Marie-Élaine Mercier.