D’ici l’automne, une nouvelle piste verra le jour entre Jonquière et Chicoutimi, du quartier Dubose au boulevard Barrette, via le chemin de la Réserve, un investissement de 350 000$.

1 M$ pour les pistes cyclables à Saguenay

Saguenay investit un million $ pour la construction ou la réfection de pistes cyclables sur son territoire. D’ici l’automne, une nouvelle piste verra le jour entre Jonquière et Chicoutimi, du quartier Dubose au boulevard Barrette, via le chemin de la Réserve, un investissement de 350 000 $.

Le conseiller municipal et président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay, explique que la mesure fait partie du plan triennal de Saguenay et devrait être reconduite l’an prochain.

Michel Tremblay explique que la mesure fait partie du plan triennal de Saguenay et devrait être reconduite l’an prochain.

La balance du million de dollars pour l’année 2019 servira à réparer la portion du boulevard Barrette de Chicoutimi entre le boulevard Saint-Paul et le chemin de la Réserve, la piste cyclable dans le secteur de l’aréna à La Baie et celle sur le boulevard du Saguenay, entre la rue Deschênes et le boulevard René-Lévesque, dans l’arrondissement de Jonquière.

Un comité d’analyse des pistes a été créé pour aider les élus à bien cibler les bris et à répertorier les plaintes. Les ambassadeurs du Horst de Kénogami sont aussi d’une grande aide pour Saguenay en rapportant les besoins sur les pistes. « Ils sont nos yeux sur le terrain », précise M. Tremblay, ajoutant que les commentaires amassés permettront d’investir le prochain million au bon endroit.

Depuis quelques années, les bris sont plus nombreux sur les pistes cyclables à la fonte des neiges. Ils sont dus à l’entretien des pistes pour les marcheurs et les amateurs de fatbike, notamment.

Sur le territoire de Saguenay, on retrouve un total de 162 kilomètres de pistes cyclables, soit 79 kilomètres à Jonquière, 50 kilomètres à Chicoutimi et 33 kilomètres à La Baie.

Le conseiller Tremblay avoue avoir travaillé fort pour la piste cyclable sur le chemin de la Réserve, qui fait partie de son district. « J’en parle ça fait trois ans et j’ai forcé pour qu’on puisse l’avoir. Les plaintes ne venaient pas juste des citoyens du secteur, mais aussi des autres quartiers, et même de Jonquière. »

Hausse des bris

Depuis quelques années, les bris sont plus nombreux sur les pistes cyclables à la fonte des neiges. En effet, l’hiver, les autorités municipales doivent maintenant gratter les pistes pour accommoder les marcheurs et les amateurs de fatbike, entre autres. C’est notamment le cas de celle qui part du secteur de la Petite Maison Blanche et qui longe le boulevard du Saguenay.

« La machinerie entraîne des bris. Quand on ne les déneigeait pas, il n’y en avait pas. La structure n’est pas comme une rue ; ce n’est pas fait pour embarquer des tracteurs dessus. En voulant rendre service aux citoyens, on se cause des problèmes, mais on va essayer de trouver des solutions », explique Michel Tremblay, mentionnant cependant que la Ville allait continuer l’entretien, parce qu’il s’agit d’un besoin exprimé et apprécié par la population.

LE PONT ARNAUD INUTILISABLE

Le pont Arnaud, situé dans le secteur de la centrale hydroélectrique du même nom, est inutilisable et ne devrait pas être rouvert de sitôt par Saguenay. Le conseiller municipal Michel Tremblay confirme que le montant sera possiblement trop élevé pour le faire réparer.

C’est en allant voir les installations pour y aménager une piste cyclable que les autorités ont constaté les importants dommages. 

« Nous avons des décisions à prendre. Nous n’avons pas un million à mettre là-dedans », mentionne M. Tremblay.

Le sentier de motoneiges, qui passait sur ce pont dans le secteur du chemin de la Réserve, à Chicoutimi, a été détourné vers la piste cyclable du boulevard Barrette, l’hiver dernier, et ce sera encore le cas cette année. 

« C’est un accommodement que j’avais accepté pour deux ans. Et ça va faire deux ans cette année. Il faut maintenant trouver une solution », explique Michel Tremblay, mentionnant que le passage des motoneiges sur la piste cyclable entraîne inévitablement des bris, donc des coûts supplémentaires.

La fermeture du pont Arnaud ne touche pas le chemin de fer qui passe à côté, celui-ci étant la propriété de Rio Tinto, confirme M. Tremblay.


Le pont Arnaud est inutilisable et ne devrait pas être rouvert de sitôt.