Des dizaines de jeunes de niveau secondaire ont pu se familiariser avec tous les métiers reliés à l’exploitation forestière, jeudi, à la Forêt d’enseignement et de recherche Simoncouche.

« Viens vivre en forêt » : semer des graines pour une future carrière

Environ 400 jeunes du secondaire ont pu se familiariser avec les métiers et professions de l’industrie forestière, jeudi, à l’occasion de la 13e édition de l’activité « Viens vivre la forêt ». L’événement était organisé à la Forêt d’enseignement et de recherche Simoncouche de l’UQAC par l’Association forestière du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Des collaborateurs d’une douzaine de maisons d’enseignement collégiales, universitaires et privées, en partenariat avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aménagement forestier, ont uni leurs forces afin de sensibiliser des élèves de secondaire 3 à 5 à tous les aspects de l’exploitation forestière, explique Stéphanie Pelchat, responsable des communications à l’Association forestière.

Les participants, divisés en groupes de 15 à 20 élèves, ont eu l’occasion de s’inscrire à l’un des 21 ateliers proposés d’une durée de 25 minutes où il a été question de la caractérisation du territoire, de l’importance de l’inventaire forestier, de techniques en pilotage d’aéronefs comme outil pour lutter contre les incendies de forêt, d’arts visuels utilisant les matériaux de la forêt, de mécanique d’engins de chantier, de villégiature... Bref, de tout ce qui concerne de près ou de loin le secteur forestier.

Les étudiants invités à l’activité de jeudi ont pu voir de plus près les équipements utilisés pour procéder à la coupe forestière, dont une abatteuse à tête multifonctionnelle.

Sur place, des travailleurs d’expérience ont répondu aux élèves et ont transmis leur amour pour leur profession.

L’activité a lieu dans un contexte où la main-d’œuvre se fait vieillissante et où les métiers forêt-bois sont méconnus, ce qui se traduit par un manque de relève qualifiée. Les organisateurs de l’activité croient en l’importance de mieux faire connaître le milieu et les opportunités de carrière qui existent, a indiqué Stéphanie Pelchat.

Pour la première fois, deux groupes d’une douzaine d’élèves de nationalité française provenant des lycées André Alquier et de la Maison des familles de Lochois ont pu explorer les techniques d’exploitation forestière. Une délégation d’élus formée de Jean-Pierre Michel, maire de Rochetaillée et président des communes forestières de Champagne-Ardenne, Jacky Favret, maire de Blondefontaine, Françoise Alriq, de la Fédération nationale des Communes forestières de France (FNCOFOR), et Johan Pelier étaient également sur place afin d’échanger sur les modes de fonctionnement des aires forestières pédagogiques, explique Mme Pelchat. Il s’agit d’un concept qui pourrait être adapté au Québec en fonction de ses réalités. Une aire forestière pédagogique est un lieu où les élèves du primaire et du secondaire, ainsi que les étudiants de niveaux collégial et universitaire sont appelés à gérer eux-mêmes une parcelle de terre forestière à des fins pédagogiques. Elle vise à accroître la culture et l’éducation forestières auprès des jeunes, à contribuer concrètement à la lutte contre les changements climatiques par des projets concrets et à favoriser la promotion des professions et des métiers relatifs à la forêt dans un contexte de rareté de main-d’œuvre actuelle et à venir.

Plus de 20 ateliers étaient proposés aux étudiants.

Mme Pelchat a conclu en mentionnant que les activités de sensibilisation comme celle-ci suscitent des vocations chez les jeunes pour le secteur forestier. « Il est évident que ça suscite des passions. Pour les jeunes qui viennent ici et qui font des essais, ça sème des graines pour leur future carrière », conclut Mme Pelchat.