Les traitements sont encore au stade expérimental et ont été conçus pour être testés sur des animaux.

« Une seule dose ne suffit pas »

La deuxième vague de vaccination contre le méningocoque de type B n'a pas le même succès que la première. L'Agence régionale de la santé et des services sociaux rappelle aux gens qu'une seule dose ne suffit pas à enrayer la maladie.
Tous ceux qui ont reçu une première dose du vaccin, au printemps dernier, doivent recevoir une deuxième dose afin d'obtenir une protection efficace contre le méningocoque de type B. Jusqu'à maintenant, 2308 doses ont été administrées depuis le lancement de la deuxième vague, soit seulement 9% de la clientèle ciblée. Lors de la première vague, pas moins de 10 000 doses avaient été administrées durant la première semaine.
Rappelons que ce sont les enfants âgés de 2 mois à 4 ans et les jeunes adultes âgés de 17 à 20 ans qui font partie de la clientèle ciblée pour les premières semaines de vaccination. Ils ont jusqu'au 10 octobre pour recevoir leur dose. Dès le 14 octobre, les enfants et les adolescents d'âge scolaire seront vaccinés à l'école.
«Nous aurions souhaité que le nombre de jeunes vaccinés soit supérieur, après une semaine de campagne», a indiqué le directeur de la santé publique et de l'évaluation à l'Agence, le docteur Donald Aubin.
Il rappelle qu'une seule dose n'est pas suffisante. «Si nous voulons enrayer la situation endémique qui perdure au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis quelques années, si nous voulons nous prémunir contre une maladie qui a déjà fait trop de dommages dans notre région, il faut une arme. Le vaccin est la meilleure arme mise à notre disposition, mais pour que celui-ci soit efficace, il faut recevoir deux doses et plus, selon l'âge», a ajouté Dr Aubin.
L'Agence de la santé somme donc la population visée à faire les démarches nécessaires pour obtenir leur deuxième dose.
Au lancement de la campagne, au printemps dernier, la région était la plus touchée par cette maladie, alors que le taux d'infection chez les 20 ans ou moins se situait à 12,04 par 100 000, comparativement à 1,70 par 100 000 pour l'ensemble de la province, ce qui représentait un taux d'incidence 7 fois plus élevé que la moyenne provinciale. Le méningocoque de type B est une forme de méningite grave, qui peut être mortelle dans certains cas.
Depuis le début de la campagne, aucun cas de méningite de type B n'a été signalé dans la région.
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