Affaires

Les ventes immobilières ont connu en 2018 leur moins bonne année depuis 2012

Le nombre de ventes d'habitations canadiennes a diminué en décembre pour un quatrième mois consécutif, alors que se terminait la plus faible année de ventes résidentielles au pays depuis 2012, a indiqué mardi l'Association canadienne de l'immeuble (ACI).

Par rapport au mois de novembre, les ventes de maisons ont diminué de 2,5 % en décembre, pour s'établir à 36 759 unités, sur une base désaisonnalisée. En comparaison avec décembre 2017, les ventes d'habitations au cours du dernier mois de 2018 ont diminué de 19 %.

Autour du globe, 16 janvier 2019

Justice et faits divers

Intoxication au monoxyde de carbone: deux enfants toujours hospitalisés et toutes les écoles inspectées

Les enfants de l’école des Découvreurs, à Montréal, pourront retourner en classe normalement mercredi, après une journée de congé forcé.

Lundi, l’école a été évacuée en raison d’émanations de monoxyde de carbone qui ont incommodé des dizaines d’élèves et d’adultes de l’école primaire de l’arrondissement LaSalle.

Plusieurs ont dû être hospitalisés.

À LIRE AUSSI: Des élèves et employés d'une école de Montréal intoxiqués au monoxyde de carbone

La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a publié un communiqué en fin d’après-midi mardi indiquant que les analyses de la qualité de l’air «ont démontré que les concentrations sont conformes aux normes reconnues et qu’aucune concentration anormale de gaz n’a été détectée».

Les analyses réalisées sur place ont permis de constater que l’incident est imputable à la rupture d’un joint du système de chauffage, qui avait pourtant fait l’objet d’une inspection en octobre dernier.

La commission scolaire ajoute que le détecteur de monoxyde de carbone, qui avait aussi été inspecté sans que l’on n’y voie d’anomalie l’automne dernier, mais qui a failli à la tâche lundi, a été remplacé.

De plus, l’organisme a fait une tournée de tous ses établissements et confirme la présence dans chacun d’eux d’un détecteur de monoxyde de carbone.

Du personnel supplémentaire sera affecté à l’école des Découvreurs mercredi et des professionnels seront sur place afin d’assister les élèves et les membres du personnel au besoin.

Concentrations de monoxyde de carbone très élevées

Les pompiers dépêchés à l’École des Découvreurs, lundi, ont détecté des niveaux de monoxyde de carbone jusqu’à cinq fois plus élevés que le seuil auquel l’évacuation d’un bâtiment est ordonnée.

Selon le chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal, Éric Martel, les lectures réalisées par les pompiers à leur arrivée faisaient état de 175 ppm (parties par million) de monoxyde de carbone dans les corridors de l’école des Découvreurs, alors que la norme pour décréter l’évacuation d’un bâtiment est de 35 ppm.

Dans le secteur de la chaufferie, cette concentration atteignait les 900 ppm, c’est-à-dire près de 25 fois la norme devant mener à une évacuation.

Lundi matin, des élèves et employés de l’École des Découvreurs ont ressenti des nausées et des étourdissements.

De plus, certains ont eu des vomissements, selon le chef aux opérations d’Urgences-santé, Stéphane Smith. Au moins neuf personnes auraient perdu connaissance.

Plusieurs ambulances ont été dépêchées sur place ainsi que du personnel de soutien d’Urgences-santé.

Monde

Des candidats démocrates pressés d’en découdre avec Trump à la présidentielle de 2020

DES MOINES — Après des mois de spéculation et de secret, la saison primaire présidentielle de 2020 est sur le point de démarrer sur les chapeaux de roue.

Avec plusieurs démocrates déjà dans la course, une demi-douzaine de plus sont à peaufiner leurs campagnes et mettre en place ce dont ils auront besoin pour se lancer à la conquête de la Maison-Blanche dans les prochaines semaines. Bien que les plans puissent changer, les annonces devraient arriver par vagues, la première mettant en vedette un groupe de sénateurs démocrates ambitieux, notamment la sénatrice de New York, Kirsten Gillibrand; la sénatrice de Californie, Kamala Harris; et le sénateur de New Jersey, Cory Booker — tous sont sous pression de se lancer depuis que la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, a fait le saut il y a deux semaines.

La deuxième vague mettra probablement en vedette des poids lourds politiques comme l’ancien vice-président Joe Biden, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, le milliardaire new-yorkais Michael Bloomberg et l’ancien membre du Congrès du Texas Beto O’Rourke, dont les conseillers estiment qu’ils disposent du soutien financier et de la célébrité nécessaires pour rejoindre le groupe quand bon leur semblera, un peu plus tard cette année.

«Ça commence vraiment à chauffer», a déclaré Deidre DeJear, une politicienne de l’Iowa. Elle faisait partie d’un groupe de femmes démocrates de l’Iowa qui a rencontré Mme Warren la semaine dernière en banlieue de Des Moines.

Les entretiens avec les principaux collaborateurs de plusieurs grands candidats démocrates, qui ont requis l’anonymat pour discuter de la planification interne, démontrent que l’attente est presque terminée.

L’ancien gouverneur du Colorado, John Hickenlooper, qui a quitté ses fonctions la semaine dernière, a ajouté le conseiller en politique étrangère Jeremy Rosner, le directeur financier Dan Sorenson et la conseillère principale en communication Marie Logsden à son comité d’action politique ces derniers jours, a annoncé un assistant. M. Hickenlooper se rendra à Los Angeles cette semaine pour rencontrer les donateurs et visitera, plus tard ce mois-ci, les États qui seront les premiers à voter.

Le gouverneur et ancien homme d’affaires de 66 ans reste largement inconnu de nombreux électeurs et ne compte pas lancer sa campagne avant le mois de mars.

M. Sanders, le seul candidat potentiel pour 2020 à avoir fait campagne en 2016, a rencontré près de 20 personnes afin de pourvoir des postes de haut niveau tels que directeur de campagne et directeurs des politiques, des communications et de son programme sur le terrain. Un assistant principal a déclaré que le processus de recrutement visait particulièrement à ajouter une diversité — de genre et de race — qui n’existait pas lors de sa dernière campagne présidentielle.

Cet assistant a expliqué que les allégations de harcèlement sexuel dont font l’objet des membres de la campagne de M. Sanders en 2016 n’ont eu aucun impact sur le calendrier d’une annonce, ce qui n’est pas prévu avant la fin du mois. En dépit de ses difficultés, M. Sanders est assis sur un trésor de guerre d’environ 15 millions $US et compte sur un réseau national actif. Les militants libéraux ont organisé samedi des centaines de soirées dans tout le pays pour encourager une deuxième course du candidat.

O’Rourke s’active

Pendant ce temps, M. O’Rourke, 46 ans, prend des mesures pour être de la course, mais un assistant a déclaré qu’il ne devrait pas s’annoncer avant le mois prochain au plus tôt. Il voyagera hors du Texas pour se présenter aux électeurs au cours des prochaines semaines. Oprah devrait l’interviewer à New York le mois prochain.

Les premiers États du calendrier principal ne figurent pas à l’itinéraire immédiat de M. O’Rourke, mais cela n’empêche pas ses partisans de l’Iowa et de la Caroline du Sud de s’agiter. L’un d’eux, Boyd Brown, a dit qu’il s’entretiendra avec des donateurs démocrates, des responsables locaux et d’éventuels employés pour les empêcher de s’engager envers d’autres candidats, en attendant que tous aient annoncé leurs couleurs.

«Nous prenons une chance, mais nous construisons un appareil que nous pourrons transférer à une campagne réelle s’il [M. O’Rourke] se présente a expliqué M. Brown en entrevue. Nous traitons cela comme une campagne présidentielle jusqu’à nouvel ordre.»

Biden discret

Vedette politique plus aguerrie, M. Biden garde le silence sur ses projets. Le démocrate de 76 ans n’a pas fait grand-chose pour constituer des équipes sur le terrain dans les principaux États, choisissant plutôt de se terrer avec ses collaborateurs pendant qu’il se rapproche d’une décision.

Bien que cela puisse paraître tôt, le nombre potentiellement élevé de candidats en empêche plusieurs d’attendre beaucoup plus longtemps. Plus d’une vingtaine de démocrates bien connus pourraient se dresser entre le président Donald Trump et un deuxième mandat.

Le premier débat primaire démocrate aura lieu en juin, alors que le premier concours primaire aura probablement lieu dans un an. Avec autant de candidats, les donateurs et employés de premier plan se font rares.

«À ce stade du cycle, c’est une course pour l’argent et le talent, et à moins que votre nom ne soit Joe Biden ou Beto O’Rourke, vous devez y participer rapidement si vous voulez attirer l’une de ces choses», a expliqué une ancienne stratège de Barack Obama, Stephanie Cutter, qui a donné des conseils à certains candidats.

Le Monde

Les députés britanniques rejettent massivement l'accord sur le Brexit

LONDRES — Les députés britanniques ont rejeté massivement l'accord sur le Brexit, conclu par la première ministre Theresa May avec l'Union européenne en vue du retrait du Royaume-Uni.

Au terme du vote qui s'est tenu mardi soir à Londres, 202 députés ont voté pour l'accord, et 432 ont voté contre.

Après l'annonce du résultat, la première ministre May a immédiatement pris la parole pour annoncer qu'un vote de confiance devrait avoir lieu mercredi. Le chef de l'opposition officielle travailliste, Jeremy Corbyn, a ensuite affirmé qu'il demanderait lui même un vote de non-confiance.

Mme May, qui dirige un gouvernement minoritaire, pourrait donc perdre son poste de première ministre si elle perd la confiance de la chambre.

Le rejet de l'entente pourrait plonger le Royaume-Uni dans un chaos encore plus profond, à seulement dix semaines de sa sortie prévue de l'UE, le 29 mars. On ne sait pas ce qui se produira ensuite: une sortie sans accord, une sortie plus en douceur, voire un nouveau référendum sur la question.

Les deux camps s'opposaient à l'entente: ceux qui sont en faveur du Brexit croient qu'elle laissera le Royaume-Uni lié indéfiniment aux règles européennes, tandis que les partisans de l'UE réclament des liens économiques encore plus étroits avec le bloc.

Les officiels européens demandent à la première ministre Theresa May de faire connaître clairement ses intentions quant au retrait du Royaume-Uni de l'UE à la suite du rejet massif par le Parlement de l'accord de divorce que son gouvernement a négocié avec le bloc.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a souligné le bourbier politique représenté par le vote de mardi, déclarant: «Si un accord est impossible et que personne ne souhaite l'absence d'un accord, qui aura finalement le courage de dire quelle est la seule solution positive?»

M. Tusk a toujours tenu la porte de l'UE ouverte pour que le Royaume-Uni reste membre, si les événements futurs le permettaient.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré que le Brexit étant prévu pour le 29 mars, «le risque d'un retrait désordonné du Royaume-Uni a augmenté avec le vote de (mardi) soir».

M. Juncker a affirmé que la défaite de l'accord contraint les 27 autres pays et sa commission à «poursuivre ses travaux d'urgence pour aider l'UE à se préparer pleinement» à un retrait du Royaume-Uni de l'UE sans accord pour la suite des choses.

Actualités

Jusqu’à -42 au Saguenay–Lac-Saint-Jean

La météo devrait passer d’un extrême à l’autre au cours des prochains jours, alors que le mercure devrait remonter jusqu’à -4 °C mercredi, avant de chuter brutalement à -29 °C dans la nuit de mercredi à jeudi.

Environnement Canada a d’ailleurs émis un nouvel avertissement de froid extrême pour l’ensemble du Saguenay–Lac-Saint-Jean, puisque le refroidissement éolien oscillera entre -38 et -42 jeudi matin. 

De fortes précipitations de neige sont également attendues sur l’ensemble du territoire. 

Le mercure demeurera très bas au moins jusqu’à la fin de la semaine, avec des prévisions se situant entre -20 °C et -29°C d’ici dimanche dans la région. 

Politique

Conflit diplomatique avec la Chine: Trudeau fait le plein d’alliés occidentaux

TORONTO — Justin Trudeau tente d’obtenir le maximum d’appuis à l’international dans le conflit diplomatique qui oppose le Canada à la Chine sur les détenus canadiens, y compris la condamnation à mort d’un présumé trafiquant de drogue de la Colombie-Britannique.

Selon le cabinet du premier ministre, M. Trudeau s’est entretenu lundi avec les leaders argentin et néo-zélandaise, dans le cadre des efforts que déploie actuellement le Canada pour faire le plein d’appuis dans les capitales. Le Canada a maintenant reçu l’appui d’autres alliés, notamment les États-Unis, l’Union européenne, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Australie, dans ses efforts pour obtenir la libération de deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, arrêtés en décembre.

Un tribunal chinois a imposé la peine de mort à Robert Lloyd Schellenberg dans une affaire de trafic de drogue. Le procès avait été organisé à la hâte, sur fond de refroidissement entre les deux pays après l’arrestation, le 1er décembre, de la directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d’un mandat d’amener américain pour fraude.

Cet appel aux appuis internationaux a provoqué l’ire de Pékin, notamment dans une attaque cinglante de l’ambassadeur chinois à Ottawa, qui y a vu de «l’égoïsme occidental» et de «la suprématie blanche».

M. Trudeau a ensuite dénoncé lundi la décision de Pékin de condamner à mort «arbitrairement» le Canadien Schellenberg. «C’est très inquiétant que la Chine commence à agir de façon arbitraire pour appliquer la peine de mort, surtout sur un Canadien. C’est quelque chose qui nous préoccupe énormément et que nous allons continuer de souligner avec nos alliés et évidemment avec la Chine», a-t-il dit à Ottawa.

La Chine a exprimé mardi sa «grande insatisfaction» face à ces propos. Lors de sa conférence de presse quotidienne, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé que M. Trudeau devrait «respecter la primauté du droit [et] la souveraineté judiciaire de la Chine, corriger ses erreurs et mettre un terme à ses remarques irresponsables».

«Inhumain, immoral»

En conférence de presse à Saint-Hyacinthe, en marge d’une annonce économique, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré que la Canada avait formellement demandé la clémence.

«Notre gouvernement et presque tous les Canadiens pensent que c’est inhumain, immoral. Dans tous les cas où il y a une possibilité que la peine de mort soit utilisée contre des Canadiens notre gouvernement s’élève contre ça», a-t-elle commenté.

Robert Lloyd Schellenberg avait été arrêté en 2014, puis condamné à 15 ans de prison en 2016 pour trafic de drogue. Un tribunal d’appel s’est toutefois rallié soudainement le mois dernier aux procureurs qui estimaient que la peine était trop clémente. Le procès de lundi a été organisé à seulement quatre jours d’avis.

Le tribunal du Liaoning a rejeté le plaidoyer d’innocence du Canadien. Il n’a donné aucun signe que la peine puisse être commuée et le sort de M. Schellenberg pourrait se retrouver lié à la querelle diplomatique qui oppose le Canada et la Chine. La presse chinoise a commencé à évoquer sa cause peu de temps après l’arrestation de Meng Wanzhou.

La ministre Chrystia Freeland a tenu à mettre en lumière le drame humain derrière cette soudaine peine capitale. «J’ai parlé avec [le père de M. Schellenberg] hier, c’est une situation très grave, très difficile pour la famille. Je veux partager ma sympathie et je pense que la famille a la sympathie de tous les Canadiens», a-t-elle dit.

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Actualités

Des lits de bébé visés par un rappel de Santé Canada

Près de 3000 lits de bébé vendus chez Toys R Us font l’objet d’un rappel.

Dans un avis diffusé mardi, Santé Canada indique que le rappel vise les «lits convertibles quatre en un Harrison de Shermag» ayant été vendus exclusivement dans des magasins Toys R Us du pays, entre janvier 2015 et septembre 2016.

«La quincaillerie des lits peut se desserrer et tomber, permettant ainsi aux côtés des lits de s’élargir, ce qui crée un espace dangereux dans lequel les enfants et les bébés peuvent se coincer, ce qui présente un risque de suffocation ou d’étranglement», précise Santé Canada.

Le défaut ayant été détecté peut aussi causer «l’effondrement» des lits, est-il aussi mentionné.

L’entreprise a été informée de deux incidents où un espace s’est formé sur le côté du lit. Aucune blessure n’a heureusement été signalée.

Le rappel concerne un total de 2956 lits du modèle 274348-02 (CUP 773378730489), qui ont été fabriqués au Vietnam.

Les consommateurs possédant un lit visé par ce rappel «devraient immédiatement cesser» de les utiliser et contacter l’entreprise Shermag (1-800 567-3419) pour obtenir un remboursement, indique Santé Canada. Il importe également de trouver un autre endroit pour coucher de manière sécuritaire les bébés et jeunes enfants, souligne l’avis gouvernemental.

Justice et faits divers

Aide à mourir: un renvoi à la Cour d’appel du Québec réclamé par six ordres professionnels

Après Ghislain Leblond, c’est au tour de six ordres professionnels, dont le Collège des médecins et le Barreau du Québec, de demander à Québec d’adopter un décret afin de soumettre à la Cour du Québec la question de la constitutionnalité de la loi fédérale sur l’aide médicale à mourir.

En entrevue et dans une lettre ouverte publiée dans Le Soleil en réaction à la cause défendue par Nicole Gladu et Jean Truchon, la semaine dernière, l’ancien sous-ministre de l’Industrie Ghislain Leblond, qui est atteint d’une maladie neurodégénérative et cloué dans un fauteuil roulant depuis 15 ans, réclamait que le gouvernement du Québec prenne à sa charge la contestation devant la Cour d'appel du critère de la «mort naturelle raisonnablement prévisible» prévu dans C-14 afin de libérer les citoyens vulnérables de ces inhumains combats devant les tribunaux. 

«Si le gouvernement du Québec avait agi quand c’était le temps, on serait déjà devant la Cour suprême. On aurait sauvé du temps», disait-il.

Dans un communiqué diffusé mardi, le Barreau, le Collège des médecins, l’Ordre des infirmières et infirmiers, la Chambre des notaires, l’Ordre des pharmaciens de même que l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux du Québec demandent à leur tour au gouvernement du Québec «d’adopter un décret en vertu de la Loi sur les renvois à la Cour d’appel du Québec afin de soumettre au plus haut tribunal du Québec la question de la constitutionnalité de la loi fédérale […] en fonction des principes dégagés par la Cour suprême du Canada dans l’arrêt Carter». 

Cette démarche, expliquent-ils, «vise essentiellement à éviter que des citoyens, souvent des personnes vulnérables, aient à payer des frais judiciaires pour arriver à faire reconnaître leur droit fondamental de mourir dans la dignité».

Les ordres demandent à la ministre de la Santé, Danielle McCann, et à la ministre de la Justice, Sonia LeBel, «d’envisager sans tarder cette démarche parce qu’il en va de la protection de droits fondamentaux pour l’ensemble des citoyens».

Pour rappel, dans l’arrêt Carter, la Cour suprême avait jugé que les dispositions du Code criminel ne s’appliquaient pas dans les cas où un médecin fournirait de l’aide à mourir à un adulte «qui consent clairement à mettre fin à sa vie» et «qui est affecté de problèmes de santé graves et irrémédiables lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition».

Contre l'esprit de l'arrêt Carter

Dans sa loi, le gouvernement fédéral a ajouté des critères, dont celui stipulant que les patients doivent être à un point où leur mort naturelle est devenue «raisonnablement prévisible». Une clause floue qui ne respecte pas du tout l’esprit de l’arrêt Carter, selon plusieurs observateurs.

Dans leur communiqué, les six ordres professionnels rappellent que «le Québec a été une figure de proue au Canada dans le dossier des soins de fin de vie avec l’entrée en vigueur, en 2015, de la Loi concernant les soins de fin de vie venant baliser les conditions en vertu desquelles un citoyen est en droit de réclamer une aide médicale pour mettre fin à ses jours». 

Ils ajoutent avoir «accueilli avec intérêt les propos récents du premier ministre François Legault à l’effet que le gouvernement allait procéder à la révision de la loi». À l’instar de Ghislain Leblond, les ordres souhaitent une «harmonisation du cadre juridique [des lois fédérale et québécoise] de l’aide médicale à mourir» et jugent «actuellement opportun» de demander un renvoi à la Cour d’appel du Québec pour statuer sur la constitutionnalité de la loi C-14.

Le gouvernement Legault n'a pas voulu commenter la demande des six ordres professionnels en raison de l'implication de la Procureure générale du Québec dans la cause de Nicole Gladu et de Jean Truchon. 

Justice et faits divers

Arrêté après une chicane sur le pelletage de neige

Une chicane entre deux voisins à propos de la neige s’est conclue par l’arrestation d’un quinquagénaire, en fin de semaine, à Thetford Mines.

Dimanche, vers 16h30, les policiers de la Sûreté municipale de Thetford Mines ont été contactés par un des voisins qui se plaignait d’une altercation avec l’occupant de la résidence d’à côté concernant le pelletage des nouveaux flocons entre les deux terrains. 

Arrivés sur la rue Bolduc Sud, les policiers n’ont pas eu à creuser le litige hivernal en profondeur : un des deux hommes, Guy Labonté, 51 ans, n’avait plus le droit d’être en contact avec son voisin depuis le mois de septembre. 

Après lui avoir donné un coup de poing pour une chicane de corde à linge à la fin août, Labonté avait été reconnu coupable de voies de fait. Et il avait notamment dû promettre de ne plus s’adresser à son voisin pour être remis en liberté. 

«L’appel était relatif à la neige entre voisins, mais quand les policiers ont abordé le suspect, ils ont constaté qu’il était en bris [de promesse], explique Yves Simoneau, porte-parole de la Sûreté municipale de Thteford Mines. Alors, on l’a arrêté. Mais lui, il ne voulait pas». 

Selon M. Simoneau, Labonté a résisté à son arrestation, si bien que les agents ont dû utiliser du poivre de Cayenne pour réussir à le menotter. 

Drogue saisie

En le fouillant, les policiers ont trouvé des comprimés apparentés à de la méthamphétamine et les ont saisis. 

Guy Labonté a passé la nuit en cellule et a comparu le lendemain au Palais de Justice de Thetford Mines sous des accusations de possession de méthamphétamines, de bris de promesse et bris de probation.

L’accusé a été libéré en s’engageant notamment à ne pas communiquer avec la victime de quelque façon que ce soit, ne pas posséder ou faire usage de stupéfiants et ne pas posséder ou porter à quelque titre que ce soit des armes à feu, couteaux et armes blanches. 

Il reviendra devant le Tribunal le 15 février pour la suite des procédures judiciaires.