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Karine Trudel fière du travail accompli

À mi-mandat, la néo-démocrate Karine Trudel dresse un compte rendu positif de ses deux premières années comme représentante de Jonquière aux Communes. Selon elle, un bilan de député n’a rien à voir avec un bilan comptable. C’est sur le terrain, au bureau de circonscription et en chambre que le véritable travail s’effectue.

Voilà ce qu’il faut retenir du résumé de la politicienne, qui a accordé une entrevue au Quotidien afin de marquer le deuxième anniversaire de son élection en octobre 2015. L’ex-factrice et ancienne présidente du syndicat des postiers en région entrait alors dans un univers qui lui était complètement étranger.

La plus grande fierté de Karine Trudel, avec deux années de recul, demeure la qualité de l’accueil et du service d’accompagnement fournis aux électeurs par son équipe de comté, installée au Carré Davis. Revenant à plusieurs reprises sur le travail de ses trois adjoints, la députée s’est dite fière d’avoir pu tenir sa promesse de rendre son bureau de circonscription accessible, convivial et confortable.

« J’ai toujours voulu que les gens se sentent à l’aise de parler des enjeux qui les préoccupent et qu’ils se sentent un peu comme à la maison. Ils arrivent ici, on leur offre un café et ils peuvent s’exprimer. On est un peu comme une famille. C’était ça ma vision au départ, qu’on donne du service, qu’on soit présents, chaleureux et invitants. On a toujours la même philosophie deux ans plus tard », assure-t-elle.

Karine Trudel est aussi très heureuse de constater qu’elle ressent la même passion pour le rôle qu’elle assume depuis deux ans : celui d’accompagnatrice et de courroie de transmission entre les organismes des 15 municipalités de sa circonscription et les fonctionnaires des différents ministères qui chapeautent les programmes dont ils peuvent bénéficier. 

Présence médiatique

Outre le fait de représenter ses concitoyens à Ottawa, la députée confie qu’elle a pris au sérieux la facette du travail de député qui implique que l’élu occupe l’espace public et qu’il renseigne la population par l’entremise des médias. 

« L’opposition, c’est une forme de pouvoir parce qu’on peut soulever des enjeux, susciter les réflexions et, surtout, informer les gens. Plus les gens sont renseignés, plus ils s’impliquent dans les débats. Parfois, devant la pression populaire, le gouvernement sent la soupe chaude et c’est dans ces temps-là que ça peut faire changer la tendance », pointe Karine Trudel, qui s’est beaucoup investie dans les dossiers de la réforme du mode de scrutin, du bois d’oeuvre et du lait diafiltré. 

Au plan législatif, Karine Trudel pense qu’elle a bien joué son rôle de parlementaire. Elle a pris la parole plusieurs fois à la Chambre des communes, rappelle-t-elle, pour soulever des enjeux qui touchent directement les citoyens de la circonscription de Jonquière.

« Pour débattre, pour faire des interventions en chambre et pour voter sur des projets de loi, il faut être au courant des dossiers. Il faut siéger à des comités, mais il faut aussi être proche du monde. Mon rôle, c’est de porter la voix des organismes que je côtoie au Parlement », poursuit la porte-parole de son parti dans les dossiers relatifs à Postes Canada et au Travail. Elle est aussi porte-parole adjointe en matière d’éthique.

Le premier dossier de la députée

L’aboutissement d’un dossier pour lequel Karine Trudel s’est investie corps et âme depuis la dernière élection, la relance du Théâtre Palace Arvida, lui permet d’affirmer qu’il ne faut pas être associé au pouvoir pour convaincre le gouvernement d’investir dans un projet porteur. 

Diffusion Saguenay avait besoin d’un engagement financier de Patrimoine Canada pour pouvoir boucler son budget de rénovation de la salle, fermée il y a plus de deux ans. Karine Trudel a défendu ce dossier bec et ongles et a elle-même sensibilisé la ministre Joly à l’importance du dossier pour son milieu.

« Le Palace, c’était mon premier dossier. Celui que j’ai porté de front et qui a été mon apprentissage. Quand on a su qu’on avait les montants du fédéral, j’étais avec mon adjoint et je suis devenue très émotive. J’ai crié : ‘‘on l’a eu ! ’’ », relate Karine Trudel. Le Théâtre Palace Arvida sera rénové grâce aux investissements des paliers municipal, provincial et fédéral, un projet d’environ 5 millions $. 

La politique au féminin

Karine Trudel reconnaît que la sphère politique est encore largement représentée par des hommes et confie qu’elle est souvent la seule femme présente lorsqu’elle participe à des rencontres. Elle amorce la seconde moitié de son premier mandat avec le même désir d’être une voix forte, sans être obligée de jouer du coude comme le font parfois certains politiciens.

« On peut être politicienne au féminin et avoir son propre style et sa propre façon de faire. Pour moi, être une personne forte, c’est être capable de traiter des dossiers et des sujets différents avec la même passion et à travers le dialogue, tout en donnant son 110 pour cent pour réussir », conclut Karine Trudel.

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La petite chapelle évangélique renaît

La chapelle évangélique de la rue du Roi-Georges à Kénogami a été inaugurée, dimanche, deux ans après que l’ancien lieu de culte ait été la proie des flammes.

Monseigneur André Rivest, du diocèse de Chicoutimi, était présent pour l’inauguration, de même que quelques dizaines de croyants. 

« Quand j’ai vu les flammes, il y a deux ans, je me suis dit : ‘‘l’église va continuer, mais peut-être pas là’’. Entre-temps, on a fait les célébrations dans notre maison. Aujourd’hui, tout est payé, tout est prêt et nous sommes vraiment contents. Claveau et fils a fait un travail extraordinaire. On voulait faire un centre communautaire. Le dimanche soir, il y a une messe en espagnol ici. On a même déjà eu un culte bilingue français-espagnol. Nous voulons être le plus ouverts possible. Reconstruire était très important pour nous », affirme le pasteur de l’Alliance chrétienne et missionnaire du Saguenay, Douglas Schroeder-Tabah. L’Alliance compte 33 églises au Québec.

La présence de Mgr Rivest pourrait paraître surprenante, mais elle ne l’est pas aux yeux du pasteur. « Je trouve ça émouvant. On est là et on ne se chicane pas. Il y a tellement eu d’histoires entre catholiques et protestants dans la région, au Québec et partout dans le monde. Mais présentement, ici, c’était important pour nous d’inviter Mgr Rivest. »

« On est tous des frères dans la foi comme chrétiens, affirme Mgr Rivest. Nous n’habitions pas la même maison, mais nous sommes tous éclairés par la même parole de Dieu. Malheureusement, l’histoire a fait de nous (catholiques et protestants) des familles qui se sont divisées. Je ne suis pas ici pour essayer de convaincre, mais plutôt pour vivre des moments ensemble. Je participe tel un frère dans la foi. »

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Contre vents et marées pour Charles Girard

Charles Girard aura son bras mécanique. Félix-Olivier G. Brisson et Audrey Martel ont complété un tour du lac Saint-Jean en canot, dimanche, qui leur a permis d’amasser les fonds nécessaires pour l’achat du bras mécanique de Charles, un Chicoutimien quadriplégique atteint de paralysie cérébrale.

« C’est une vie complète qui change, mentionnait Félix-Olivier en entrevue téléphonique, ému, quelques heures après la fin du périple de quelque 200 km. Charles va pouvoir ramasser un objet, prendre un hamburger dans ses mains, etc. Il a déjà essayé le bras mécanique pour deux jours, donc il sait exactement le degré d’autonomie qu’il aura dorénavant. »

L’installation est prévue pour le 1er décembre. Au total, Félix-Olivier et Audrey auront amassé 32 000 $ en réalisant divers accomplissements, dont des marches de la Gaspésie à Québec puis de Chicoutimi à Québec. La Fondation le pont vers l’autonomie octroiera la somme de 18 000 $, ce qui viendra compléter le montant de 50 000 $ nécessaire pour l’achat du bras mécanique, son entretien, son installation et les assurances nécessaires.

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Le port d'escale, 275 000 passagers plus tard

Les Australiens Kathy et Clyde Wyborn ont eu toute une surprise lorsqu’ils sont sortis au port d’escale de La Baie, dimanche. « On voulait juste prendre une petite marche, mais on voyait des gens qui nous applaudissaient. On se demandait ce qui se passait ! » Promotion Saguenay avait organisé un événement pour souligner l’arrivée du 275 000e passager depuis la création du port d’escale.

« Pour nous, c’est un jalon, explique Priscilla Nemey, de Promotion Saguenay. On a fêté le 200 000e, le 225 000e et le 250 000e. Ça nous permet, en équipe, de constater où nous sommes rendus. C’est une fierté pour nous. »

La Baie a accueilli ses premiers croisiéristes en septembre 2006. Le MS Amsterdam avait alors accosté.

Dimanche, Kathy et Clyde Wyborn ont été accueillis par une trentaine de comédiens de La Fabuleuse, vêtus de leurs costumes d’époque pour l’occasion. Le couple a signé le « grand livre des escales », reçu une gerbe de fleurs, un drapeau du Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi qu’un chèque-cadeau à dépenser à Saguenay. 

Le 250 000e passager avait été fêté en 2016. « Nous avons 55 escales cette année, comparativement à 38 l’an passé, rappelle Mme Nemey. Nous avons déjà 60 confirmations pour l’an prochain. On vit cette croissance depuis la naissance du port d’escale. La destination de l’Est du Canada est prisée, même si c’est une jeune destination. »

Le Insigna, et ses quelque 680 passagers, était à quai, dimanche. Le 25 octobre, le Silver Whisper et le Seven Seas Mariner seront à La Baie. Le Crown Princess (3114 passagers) viendra clore la saison de belle façon, le 27 octobre.

Politique municipale

Des appuis pour Josée Néron

Les députés Sylvain Gaudreault et Mireille Jean appuient Josée Néron dans la course à la mairie de Saguenay.

«Comme député je me fais questionner beaucoup sur cet enjeu très important, a mentionné le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, lors d’un point de presse tenu à Arvida dimanche. La politique, par définition, c’est de prendre position. J’ai lu les engagements des différents candidats, regardé ce qui serait le mieux pour Jonquière, et j’en suis venu à la conclusion que je devais appuyer Josée Néron.»

Sylvain Gaudreault explique que son appui est uniquement pour la mairie, et non pour l’ensemble des candidats de l’Équipe du Renouveau démocratique (ERD) qui souhaitent devenir conseillers. Mireille Jean, quant à elle, souligne que «plus Mme Néron sera entourée de gens qui veulent travailler avec elle, mieux ce sera». Mme Jean s’était elle-même présentée à la mairie de Saguenay en 2005, contre le maire sortant Jean Tremblay.

Respect

Les députés péquistes du Saguenay ont mentionné qu’ils auront «le plus grand respect» pour le choix qui sera fait par les citoyens. «Je ne dis vraiment pas aux gens pour qui voter, a affirmé Sylvain Gaudreault. Je n’ai pas cette prétention-là! J’ai déjà pris position dans le passé et je crois que c’est important de le faire encore, peut-être même plus cette fois.»

L’expérience sur le plan municipal de Mme Néron a en partie fait pencher la balance, pour les deux élus. «Josée Néron est une femme que je respecte pour sa franchise, son honnêteté, son dévouement et sa persévérance, a mentionné la députée de Chicoutimi. Elle compte sur une solide expérience en politique municipale avec ses quatre ans comme conseillère. J’appuie Mme Néron car je crois qu’elle est en mesure d’assurer le virage que doit prendre notre ville après 20 ans de l’administration sortante.»

Les engagements concernant le parc de la Rivière-aux-Sables, le mont Fortin, la chapelle Saint-Cyriac et l’utilisation d’Hydro-Jonquière comme levier économique, en outre, ont influencé Sylvain Gaudreault. Quant à Mireille Jean, les «solutions concrètes de Josée Néron» en ce qui a trait au stationnement du centre-ville de Chicoutimi, au parc de la Colline, à la Zone portuaire et au transport en commun, entre autres choses, l’ont influencée.

«À deux semaines du scrutin, ces appuis me donnent de l’énergie, a convenu Josée Néron. Sylvain Gaudreault a été ministre des Affaires municipales. Il est très bien placé pour comprendre l’importance du prochain scrutin.»

L’ancien maire de Jonquière Francis Dufour, qui a été la première personnalité publique à appuyer la candidate de l’ERD, était sur place lors du point de presse.

Jean-Pierre Blackburn réagit

Le candidat Jean-Pierre Blackburn va tenter d’oublier l’annonce des députés Mireille Jean et Sylvain Gaudreault, s’il est élu à la mairie de Saguenay. Il affirme avoir parlé avec tous les députés de Saguenay au cours des dernières semaines et leur avoir dit qu’il se présenterait sans couleur politique. Dans une vidéo publiée hier soir, il a réagi à l’annonce des députés Mireille Jean et Sylvain Gaudreault. « Il est important que les gens de Saguenay sentent cette collaboration (entre députés et maire). Les gens de Saguenay ont besoin que leur maire et députés travaillent ensemble. (...) Le 6 novembre, je vais essayer d’oublier cet événement-là. » 

Élection partielle – Lac-Saint-Jean

Les cinq priorités de Richard Hébert

À deux jours de l’élection partielle dans Lac-Saint-Jean, Richard Hébert a annoncé ses principales priorités pour la vaste circonscription.

Le candidat pour le Parti libéral du Canada a envoyé un communiqué aux médias samedi, au lendemain de la visite de son chef, Justin Trudeau. Le premier ministre du Canada était de passage au Lac-Saint-Jean jeudi et vendredi, en compagnie de son épouse Sophie Grégoire et de son fils Hadrien.

Les cinq grandes priorités de Richard Hébert sont les suivantes: stimuler l’économie et créer de bons emplois pour la classe moyenne ici même au

Lac-Saint-Jean; améliorer la qualité de vie des aînés ainsi que la qualité des soins de santé et des soins à domicile; appuyer le taux d’imposition plus faible pour les familles de la classe moyenne et verser plus d’argent aux familles avec enfants; réduire le taux d’imposition des petites entreprises et protéger les emplois dans des industries [...] comme celle du bois d’œuvre; et finalement veiller à ce que les besoins de la région soient au cœur des décisions prises au Parlement.

«Justin Trudeau et moi avons un plan positif pour aider concrètement les familles ici, au Lac-Saint-Jean, a réagi Richard Hébert dans le communiqué. Je suis prêt à travailler fort avec lui dès le premier jour pour veiller à ce que notre région soit au cœur des décisions prises au Parlement.»

L’élection partielle dans Lac-Saint-Jean, provoquée par le départ du conservateur Denis Lebel, a lieu lundi.

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Le «trou de bouette» attire les curieux à Saint-Jean-Vianney

Environ 600 personnes ont eu un avant-goût samedi de ce qu’aura à offrir le nouveau Circuit de sports motorisés de Saint-Jean-Vianney, sur le site réaménagé récemment et connu comme «le trou de bouette» à Saguenay.

Que ce soit des familles, des jeunes ou des adultes, les curieux étaient nombreux et avaient une chose en commun: ils n’ont pas peur de se salir les pieds pour entendre le réjouissant bruit des moteurs.


«Le but, c’est d’avoir du plaisir», résume le passionné Martin Gagné, qui sortait du lot avec son imposant camion commandé des États-Unis.

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6000 Saguenéens et Jeannois marchent pour leur santé

Près de 6000 personnes ont pris part à la Grande marche du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) samedi au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la promotion des saines habitudes de vie, de quoi rendre bien fier l’initiateur de l’évènement.

«C’est toujours agréable de voir les gens se déplacer pour une cause, et cette fois-ci c’est leur cause, leur santé», fait valoir Pierre Lavoie en entrevue téléphonique.


La marche se déroulait dans 24 municipalités de la province en fin de semaine, et Saguenay représente le troisième évènement en importance après Québec et Montréal. «Notre région répond toujours favorablement, se réjouit le Pierre Lavoie. Saguenay se démarque même si ce n’est pas la ville la plus peuplée.»


Les marcheurs saguenéens ont pris le départ à 9h, après un spectacle motivant de Québec Issime, à la Zone portuaire de Chicoutimi. Le parcours de 5 km passait deux fois sur le pont Sainte-Anne et finissait au centre-ville, sur la rue Racine.


En après-midi, les villes de Roberval et de Dolbeau-Mistassini participaient également.

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Quand les quilles sensibilisent à la différence

Pour la 25e édition du Quilles-O-Don de La Baie samedi, la Fondation Équilibre a invité IntrégrAction pour sensibiliser ensemble à la différence, que ce soit par rapport à la santé mentale ou aux déficiences intellectuelles.

Lors des précédentes éditions, la Fondation Équilibre a amassé en moyenne 12 000 $, qu’elle a remis à différents organismes oeuvrant en santé mentale afin que les usagers profitent de meilleurs services. Cette fois-ci, les dons seront séparés en deux pour que IntégrAction puisse financer son camp d’hiver et acheter de l’équipement. Depuis l’incendie de son local l’hiver dernier, l’organisme baieriverain, qui développe une offre en loisirs pour une clientèle en déficience intellectuelle, est localisé temporairement au centre Le Phare.


«On ne sait pas ce qui va se passer le reste de l’année, on espère», mentionne la directrice Laurie-Ann Paquin.


Spécialement pour l’évènement tenu à l’Île du Quilleur, une trentaine d’habitués de l’organisme ont pu jouer aux quilles gratuitement. Malgré leur différence, ils semblaient bien s’amuser.


«On n’a pas d’objectif monétaire particulier cette année, on veut simplement se faire connaître et avoir du plaisir», explique Mme Paquin.

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Le don d'organes de Félix: une chaîne de vie qui apaise

La mort de Félix Belley, victime d’un accident de voiture en avril dernier à l’âge de 18 ans, n’aura pas été vaine. Cette phrase peut paraître clichée, mais pour sa mère, Sonia Rhéaume, le multiple don d’organes du jeune homme a contribué à adoucir les étapes du deuil.

Dimanche dernier, Sonia Rhéaume et son fils aîné Mickaël ont pris part au défi Chaîne de vie sur les monts Valin en tant que famille de donneurs. L’événement, qui se déroule à l’échelle provinciale, a pour but de permettre à des équipes de gravir une montagne pour la cause. Celle-ci en bénéficie puisque le public est invité à faire des dons aux participants, notamment des médecins, des infirmières, des personnes ayant subi une greffe et des proches de donneurs. Le mouvement a aussi pour but de réunir des personnes qui sont touchées de près ou de loin par le don d’organes.

Sonia Rhéaume ne veut pas revenir sur les événements entourant la mort de Félix. Pour elle, ce qui est important aujourd’hui, c’est de parler le plus possible de cette cause qu’elle a épousée et qui est devenue, en quelque sorte, son salut. 

« Le geste qu’a posé Félix m’a permis de ressentir une grande sérénité très rapidement. Oui, j’ai vécu de la tristesse et j’en vis encore. Mais j’ai décidé de vivre. Grâce au don d’organes de mon fils et à mon implication pour la cause, ça m’a aidée à passer au travers. En t’impliquant comme ça, tu mets ton énergie ailleurs au lieu de t’apitoyer et de te concentrer sur la perte de quelqu’un », croit-elle.

La mère de famille explique que son fils avait consenti au don d’organes il y a quelques années. Dans les heures qui ont suivi sa mort à la suite d’un accident survenu sur le boulevard Saguenay, à Chicoutimi, les membres de la famille ont choisi d’honorer les volontés du jeune homme. Ils ont appris que six de ses organes pouvaient être prélevés, pour être ensuite transplantés chez des personnes dans le besoin. C’est la tête de Félix qui a encaissé le choc lors de la collision. Son coeur, ses poumons et ses reins étaient intacts.

Lorsqu’elle a annoncé sur Facebook le « cadeau » de Félix peu après son départ, Sonia Rhéaume a recueilli une pluie de commentaires positifs. Son statut a été partagé des centaines de fois et elle a reçu de nombreux messages d’encouragement de la part d’internautes. 

La mère de Félix a reçu le tout comme une grande dose d’amour, de l’énergie dont elle compare l’effet à l’endorphine chez les sportifs.

« Le geste qu’a posé Félix m’a permis de ressentir une grande sérénité très rapidement. »

Sonia Rhéaume

« La cause m’a tellement aidée. J’étais fière que les organes de Félix puissent servir à d’autres. C’est important de sensibiliser les jeunes à propos du don d’organes et les inviter à en parler avec leurs familles pour qu’ils comprennent à quel point ce geste a une valeur inestimable pour quelqu’un qui est en attente », poursuit Sonia Rhéaume.

Son grand, Mickaël, a reçu l’annonce de la mort de son petit frère comme une gifle. Celui qui habite Québec confie qu’il s’est effondré lorsque son père lui a appris la nouvelle par téléphone. Félix et Mickaël étaient très proches et l’aîné se souvient d’avoir toujours emmené son petit frère partout avec lui. 

« Je suis aussi son parrain. Il n’y a rien qu’on n’a pas fait ensemble. Je l’ai gardé, j’ai changé ses couches, je l’emmenais faire du vélo. Il était mon plus grand fan », raconte Mickaël, 25 ans.