Justice et faits divers

Une fusillade fait plusieurs blessés à Toronto

Une fusillade aurait fait jusqu’à une dizaine de blessés dimanche soir à l’intersection des rues Danforth et Logan dans le quartier Riverdale à Toronto.

Selon le Toronto Star, des témoins auraient vu un homme habillé en noir tirer «entre 15 et 20 coups de feu» . Un appel a été logé aux autorités à 22h04.

Selon les ambulanciers, une dizaine de personnes blessées ont été amenées à l’hôpital. 

La police a précisé ce bilan à neuf personnes. De plus, le corps de police a confirmé que le suspect de la fusillade était mort, sans préciser s'il s'était enlevé la vie ou s'il a été abattu.

La Ville Reine est présentement aux prises avec une flambée de violence par armes à feu que le maire, John Tory, a imputé aux gangs de rue.

Pour l’instant, rien n’indique si la fusillade de dimanche y est liée.

Selon de récentes données policières, il y a eu 199 cas d’utilisation d’armes à feu à Toronto du 1er janvier au 25 juin. Les balles ont tué 22 personnes. En 2017, pour la même période, le nombre de cas s’élevait à 170; le nombre de morts à 16.  

Avec La Presse canadienne

Politique

Bien choisir son candidat 101

MONTRÉAL — Candidats vedettes, candidats parachutés, ceux qui sont élus par acclamation ou après un vote serré, les partis politiques ont différentes façons de choisir ceux qui vont porter leurs couleurs lors de la prochaine élection provinciale, dans son édition automne 2018. Mais avant, ils doivent s’assurer que leurs aspirants députés ne les mettront pas dans l’embarras.

Comment les partis réussissent-ils à trouver suffisamment de candidats pour les 125 circonscriptions du Québec?

Quand une formation politique a le vent dans les voiles, les gens envoient leur curriculum vitæ aux organisateurs politiques ou les contactent directement. Le parti a alors l’embarras du choix. Des militants qui ressortent du lot sont aussi identifiés par ceux qui bâtissent l’équipe.

Lorsque plusieurs personnes veulent représenter la circonscription pour un même parti, et que celui-ci préfère laisser les militants et les résidants du coin choisir, une assemblée d’investiture est nécessaire.

Mais parfois aussi, un candidat est parachuté par les dirigeants «d’en haut», souvent pour faire une place de choix à une «vedette», en lui offrant une circonscription sûre, considérée comme un château fort.

Les assemblées d’investitures mènent parfois à des surprises. Récemment, dans une assemblée organisée pour une circonscription fédérale à Montréal, une jeune enseignante de 26 ans, relativement inconnue, a été choisie pour remplacer Stéphane Dion comme candidate libérale. Emmanuella Lambropoulos a battu l’ancienne ministre de l’Immigration provinciale Yolande James, ainsi que Marwah Rizqy, une fiscaliste qui avait été candidate pour le parti dans une autre circonscription en 2015.

Chaque parti sa méthode

La Coalition avenir Québec (CAQ), pas d’assemblées d’investiture. Le parti choisit.

Les aspirants candidats peuvent poser leur candidature sur le site Web du parti de François Legault et choisir les circonscriptions où ils aimeraient briguer les suffrages en 2018. Ou ils peuvent aller rencontrer l’organisateur de la circonscription. Un comité de sélection choisit des candidats potentiels à partir de critères bien précis. En cas d’hésitation, un processus d’investiture peut toutefois être mis en place : il est permis par la constitution du parti, dit Brigitte Legault, la directrice générale et organisatrice en chef de la CAQ.

Les candidats potentiels remplissent plusieurs formulaires, et des vérifications sont faites. Les aspirants sont ensuite reçus en entrevue.

Cette façon de faire a des avantages, soutient Mme Legault.

«On veut atteindre 40 % et plus de femmes. Historiquement, on sait que si on veut attirer des candidates féminines, de les faire passer à travers un modus operandi de conventions contestées, ce n’est pas idéal.»

«Je ne pense pas qu’on aurait attiré autant de femmes si on n’avait pas annoncé nos couleurs». Aussi, on veut des vedettes locales, des gens qui reflètent bien le comté, bien ancrés dans la région, ajoute-t-elle.

Le Parti libéral (PLQ), le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) organisent tous des assemblées d’investiture.

Sauf que parfois, il n’y a qu’un candidat qui se présente dans une circonscription. «Course à un» réelle ou planifiée alors que les autres aspirants ont choisi de laisser le champ libre à uncandidat vedette?

Les libéraux se réservent certaines circonscriptions pour y placer des candidats nommés par le chef Philippe Couillard. Environ 10 sur 125, a indiqué Josée Lévesque, l’organisatrice en chef pour les prochaines élections. «En raison de leur profil ou pour ce qu’ils peuvent apporter au parti par la suite.»

Chez Québec solidaire, les aspirants candidats sont souvent connus, parce les dirigeants les ont côtoyés dans l’organisation. Mais il y a aussi un formulaire, pour les entendre sur certains enjeux, soutient Nika Deslauriers, la présidente du parti, qui est aussi responsable de la tournée électorale.

Et surtout, pas de candidats-vedettes parachutés chez QS, précise-t-on. Les membres choisissent. Il y a toujours un vote, même lorsqu’il y a une seule personne qui brigue un comté. «C’est impossible pour le national d’imposer une candidature à une association».

Le PQ attire traditionnellement des candidats-vedettes, dont des artistes connus du public. «C’est intéressant, car ils ont déjà une tribune», mais on a plusieurs critères, souligne Gabrielle Lemieux, la présidente du Parti québécois : la connaissance de la circonscription est essentielle.

«Il faut plusieurs profils de députés» pour former une équipe, ajoute-t-elle.

Au PQ, certains soumettent leur candidature, et l’organisation sur le terrain recrute aussi. «Je suis très impliquée dans la recherche de candidatures féminines», précise Mme Lemieux. Il peut y avoir une recommandation de candidat dans une circonscription, mais le processus démocratique doit suivre son cours, dit-elle.

Au rayon X

Comment s’assurer que le candidat ne tient pas de propos racistes sur Twitter, ou qu’une photo compromettante ne ressortira pas semer l’embarras lors de la campagne électorale?

Des vérifications détaillées sont faites par chaque parti.

Parfois, il y a des failles : on peut penser à Muguette Paillé. La vedette inattendue du débat des chefs fédéral de 2011 devait être candidate à l’investiture du Parti québécois pour les prochaines élections. Elle s’est retirée après qu’il fut découvert qu’elle avait tenu ou cautionné des propos islamophobes sur internet. Un candidat caquiste en 2014, nu sur une toilette — entre autres photos sur sa page Facebook où l’on pouvait voir ses fesses — avait aussi échappé aux vérifications.

On fait des vérifications, systématiques, avec beaucoup de sérieux, a expliqué Gabrielle Lemieux du PQ. «Mais les réseaux sociaux, c’est une mer infinie», dit-elle au sujet de Mme  Paillé.

Au PLQ, on fait affaire avec une firme d’enquêteurs «qui vérifie un paquet de choses». L’université est appelée pour vérifier si le doctorat a bel et bien été accordé. Y a-t-il des comptes en souffrances à Revenu Canada? Y a-t-il un dossier criminel? Des tonnes de choses sont vérifiées. On demande au candidat de produire un «certificat de bonne conduite» de la police locale, ajoute Mme Lévesque du PLQ.

«C’est très surveillé et c’est tolérance zéro».

Le candidat libéral dans Louis-Hébert, Éric Tétrault, est toutefois passé au travers des mailles du filet. La Presse avait révélé à l’automne 2017 qu’il avait eu un «comportement inapproprié» envers des employés au moment où il était directeur des affaires publiques chez ArcelorMittal, selon un rapport interne. Il s’est ensuite retiré de la course.

Sans dossier criminel, sans plainte à la police, il est très dur de savoir, fait valoir Mme Lévesque.

Mais si elle apprend une situation problématique par la suite, non déclarée par l’aspirant candidat, «c’est out», prévient Mme Lévesque. Il ne faut pas briser le lien de confiance.

La vérification de casiers judiciaires est cruciale, surtout dans cette ère du #MoiAussi, ont souligné les organisatrices. Pas question d’avoir le parti associé à un candidat qui a été violent avec les femmes, ajoute Nika Deslauriers.

Plusieurs partis demandent aussi aux candidats de signer des documents selon lesquels ils s’engagent à respecter les codes de conduite de leur parti et leurs valeurs.

Et quand ça ne va pas, et que des squelettes ont été trouvés dans le placard?

On recommande au candidat de se retirer, avance Gabrielle Lemieux, après avoir obtenu la version du candidat et une bonne discussion. Une position aussi adoptée par les autres formations politiques.

Insolite

Elon Musk s'entend avec le créateur de la «licorne qui pète»

WASHINGTON — Elon Musk a trouvé un accord avec un potier américain qui accusait le médiatique patron de Tesla d’avoir reproduit sa «licorne qui pète» sans autorisation sur des produits du constructeur automobile.

Tom Edwards, un artisan du Colorado, a écrit vendredi sur son site internet que ce problème de droits d’auteur avait été résolu «de manière satisfaisante pour tout le monde», sans préciser la teneur de l’accord. Le fantasque milliardaire américain a de son côté tweeté une capture d’écran de ce même communiqué.

L’affaire avait débuté l’an dernier lorsque le fondateur du constructeur de voitures électriques et de l’entreprise spatiale SpaceX avait posté sur Twitter une photo d’une tasse colorée de Tom Edwards, illustrée d’une licorne sommairement dessinée sur fond d’arc-en-ciel.

Sur ce dessin, la créature mythique lâche un gaz dans un entonnoir relié par un tuyau à une voiture. «Les voitures électriques sont bonnes pour l’environnement, car l’électricité est le produit de la magie», est-il écrit sur la tasse.

«Probablement mon mug [ma tasse] préféré», avait alors commenté Elon Musk, offrant une publicité gratuite à son créateur, qui avait ensuite enregistré une légère hausse de ses ventes.

Monde

Ouverture du seul point de passage entre Gaza et Israël

Jérusalem — Israël a annoncé dimanche la réouverture mardi du seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, à condition qu’un calme total règne d’ici là, après une récente flambée de violences.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a toutefois averti que l’armée était prête à mener des frappes beaucoup plus intenses sur cette enclave palestinienne si nécessaire.

Soumise à un strict blocus israélien depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, qui souffre déjà de coupures d’électricité, a vu les livraisons de marchandises, puis de fioul et de gaz, suspendues par l’État hébreu.

L’ONU s’est alarmée des pénuries causées par ces restrictions qui affectent les hôpitaux ainsi que le réseau de distribution et d’assainissement de l’eau, appelant Israël à les lever.

Depuis le 30 mars, le blocus israélien est au coeur d’un mouvement de protestation palestinien le long de la barrière de séparation entre Gaza et Israël. 149 Palestiniens et un soldat israélien ont été tués depuis cette date.

À la suite d’un cessez-feu annoncé dans la nuit de vendredi à samedi par les islamistes du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, aucune roquette palestinienne n’a été tirée samedi vers le territoire israélien et seul un cerf-volant incendiaire a été lancé ce jour-là vers le sud d’Israël.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a affirmé que la journée de samedi avait «été sans doute la plus calme» depuis fin mars.

«Si aujourd’hui et demain la situation [...] reste inchangée, nous autoriserons mardi que le terminal de Kerem Shalom reprenne son activité normale», a annoncé M. Lieberman. «Mais la clé de tout cela, c’est le calme: zéro ballon incendiaire, zéro affrontement près la clôture [marquant la frontière] zéro roquette et [...] zéro tir.»

Ces dernières semaines, les autorités israéliennes ont fait état d’une vingtaine d’incendies par jour et de près 3000 hectares brûlés depuis le 30 mars par des engins incendiaires artisanaux lancés de la bande de Gaza.

Mais samedi et dimanche, aucun incendie n’a été signalé le long de la frontière, a annoncé un porte-parole des pompiers israéliens. L’armée a elle affirmé qu’un de ses avions avait tiré dimanche soir contre un groupe tentant de lancer des ballons incendiaires depuis Gaza.

«La vie des gens en danger» 

M. Lieberman a également annoncé que les zones de pêche autorisées au large de Gaza qui avaient été réduites «reviendraient à ce qu’elles étaient auparavant».

Israël avait annoncé le 9 juillet la fermeture du terminal de Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, où quelque 80 % des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

Le 17 juillet, Israël avait encore davantage renforcé son blocus avec l’arrêt des fournitures de carburant à l’enclave palestinienne, tandis que les zones de pêche autorisées étaient de nouveau réduites à 3 milles contre 6 auparavant.

Le coordinateur de l’ONU pour les affaires humanitaires dans les territoires palestiniens, Jamie McGoldrick, a tiré la sonnette d’alarme dimanche.

«Avec des coupures d’électricité qui durent près de 20 heures par jour, si les livraisons de fioul ne reprennent pas immédiatement, la vie des gens sera en danger. Les risques sont très grands, notamment pour les patients souffrant de problèmes cardiaques, sous dialyse ou les nouveau-nés», a-t-il souligné.

Avant l’annonce d’un cessez-le-feu, la situation à Gaza avait connu une flambée de violences avec la mort de quatre Palestiniens, dont trois membres de la branche militaire du Hamas tués par l’armée israélienne. Un soldat israélien a également été tué par des tirs de Palestiniens, pour la première fois depuis la dernière guerre à Gaza en 2014.

Monde

Ingérence russe: des documents secrets accablent un ex-conseiller de Trump

WASHINGTON — L’ingérence russe dans l’élection américaine de 2016 continue de secouer Washington, une semaine après le sommet décrié entre Donald Trump et Vladimir Poutine, avec la publication de documents ultra-secrets accablant un ex-conseiller de la campagne républicaine soupçonné par le FBI d’avoir «collaboré» avec Moscou.

Carter Page, conseiller pour la politique étrangère de l’équipe Trump pendant sa campagne est directement nommé dans un document de la juridiction chargée de contrôler la surveillance d’espions, la Foreign Intelligence Surveillance Court, daté d’octobre 2016, selon les éléments publiés samedi soir par le New York Times.

Ces révélations interviennent un peu plus d’une semaine après l’inculpation de douze agents du renseignement russe pour avoir piraté les ordinateurs du Parti démocrate et clôturent une semaine politique agitée à Washington, le président américain ayant été sous le feu des critiques pour ses propos jugés trop conciliants à l’égard de son homologue russe.

«Le FBI pense que Page a été l’objet d’un recrutement ciblé par le gouvernement russe», selon ce texte rédigé par un agent de la police fédérale, dont de larges parts ont été caviardées avant publication. La Russie est accusée par le renseignement américain de s’être ingérée dans la présidentielle de 2016 aux États-Unis.

«Candidat  #1» 

Dans ce document rédigé un mois avant la victoire du magnat de l’immobilier, le FBI affirme croire «que les efforts du gouvernement russe sont coordonnés avec Page et peut-être d’autres individus associés à la campagne du «Candidat  #1», en référence au républicain.

«Page a établi des relations avec des responsables du gouvernement russe, y compris des agents du renseignement», ajoute-t-il. «Le FBI pense que Page a collaboré et conspiré avec le gouvernement russe», est-il ensuite précisé.

Mais la surveillance de Carter Page est en fait l’objet, depuis plusieurs mois, d’une bataille entre républicains et démocrates.

En février, Donald Trump avait déclassifié une note confidentielle de parlementaires républicains décrivant des abus de pouvoir de la part du FBI et du ministère de la Justice afin d’obtenir un mandat judiciaire pour surveiller Carter Page.

Selon ce mémo, qui dénonce un parti pris anti-Trump, les deux institutions s’appuyaient sur des informations collectées par Christopher Steele, un ex-espion britannique, dans le cadre d’une mission financée par le Parti démocrate et l’équipe de campagne de Hillary Clinton.

Cette note de quatre pages s’appuyait sur le document désormais révélé au grand public.

Après avoir été bloqué par la Maison-Blanche, un contre-mémo démocrate avait ensuite été déclassifié, bien que largement caviardé. Il rejetait les accusations d’abus de pouvoir.

Dans une salve de tweets dimanche matin, Donald Trump s’est réjoui de la publication de ces documents, estimant qu’ils confirmaient «avec peu de doute que le ministère de la “Justice” et le FBI avaient trompé la cour».

«On dirait de plus en plus que la campagne présidentielle de Trump a été illégalement espionnée [surveillance] pour le gain politique de la malhonnête Hillary Clinton» et des démocrates, a-t-il aussi écrit.

Mais ce n’est pas l’avis de David Kris, ancien procureur sous les administrations de George W. Bush et Barack Obama. «Le FBI a donné à la cour assez d’information pour évaluer la crédibilité de Steele», écrit-il dans le blogue juridique Lawfare.

Carter Page n’a pas été inculpé à ce stade. Il s’est vivement défendu dimanche sur la chaîne CNN: «Non, je n’ai jamais été un agent d’un pouvoir étranger».

Sommet Trump/Poutine «choquant»

Ces nouvelles révélations interviennent alors que le climat reste électrique une semaine après le sommet Trump-Poutine à Helsinki, qui continue à faire des vagues -- l’ex-secrétaire d’État démocrate John Kerry l’a qualifié dimanche de «choquant» sur la chaîne CBS.

Le président américain a lui réaffirmé sur Twitter avoir eu «une GRANDE rencontre avec Poutine». «Les “fake news” ont utilisé toute leur énergie pour essayer de le dénigrer. Trop dommage pour notre pays!»

Donald Trump a invité le maître du Kremlin à le rencontrer à nouveau à l’automne à la Maison-Blanche.

Apprenant en direct jeudi cette invitation, le directeur du renseignement américain Dan Coats avait semblé surpris. «Cela va être quelque chose de particulier», avait-il lancé, dans une vidéo devenue virale.

Dan Coats a dû publier un communiqué pour relativiser sa réaction: «Ma réponse, il est vrai, maladroite, ne cherchait en aucun cas à être irrespectueuse ou critique des actions du président».

Football

Johnny Manziel échangé aux Alouettes

Les Alouettes de Montréal ont ajouté de la profondeur à leur formation qui bat de l'aile par les temps qui courent.

Le club montréalais a fait l'acquisition du quart-arrière Johnny Manziel des Tiger-Cats de Hamilton, dimanche soir.

Les joueurs de ligne offensive Tony Washington et Landon Rice se joindront également aux Moineaux. Les deux équipes ont confirmé par voie de communiqué la nouvelle qui circulait sur les réseaux sociaux depuis quelques heures.

En retour, les Alouettes ont cédé le receveur éloigné Chris Williams, le joueur de ligne défensive Jamaal Westerman et leurs deux premiers choix au repêchage de 2020 et de 2021.

La formation montréalaise, qui n'a inscrit que 69 points en cinq rencontres, se retrouvait dans une situation embêtante.

Samedi, les Alouettes ont perdu les services de leur quart Drew Willy, lors de leur défaite face aux Stampeders de Calgary. Le quart suppléant Jeff Mathews, qui avait remplacé Willy lors de la quatrième semaine d'activités, est également sur la touche pour au moins les quatre prochaines semaines.

Les Alouettes (1-4), qui affichent le pire dossier de la LCF depuis le début de la saison, ne tarderont pas à présenter leur toute nouvelle acquisition aux partisans. Selon leur dernier gazouillis, Manziel sera le quart partant face aux Eskimos d'Edmonton jeudi soir, au Stade Percival-Molson.

«Nous venons d'acquérir un quart d'exception possédant un talent indéniable, a déclaré le directeur général des Alouettes, Kavis Reed. Nous avons confiance que ses qualités athlétiques, sa grande mobilité et son instinct auront un impact positif sur les performances de notre attaque. Rice et Washington viennent quant à eux considérablement solidifier notre ligne à l'attaque».

«Johnny Football»

D'origine américaine, Manziel avait fait le saut dans la Ligue canadienne de football (LCF) le 19 mai dernier après un court passage dans la NFL. Il n'a toutefois pas encore vu d'action depuis le début de la présente campagne au sein du circuit professionnel canadien.

Le quart-arrière a été repêché au 22e échelon par les Browns de Cleveland en 2014. Il a pris part à 14 rencontres dans l'uniforme de Cleveland au cours des saisons 2014 et 2015 avant d'être libéré par l'organisation.

Au total, il a complété 57% de ses passes pour des gains aériens de 1675 verges. Il a réussi sept touchés et a été victime d'autant d'interceptions.

Monde

Le Parlement cubain adopte une nouvelle constitution

LA HAVANE — Le Parlement cubain a adopté dimanche le projet de nouvelle constitution, qui reconnaît le marché et la propriété privée comme faisant partie de son économie, sans abandonner son orientation socialiste.

Le nouveau texte constitutionnel a été approuvé à l’unanimité lors d’une session ordinaire de l’Assemblée nationale. Le projet doit désormais faire l’objet d’un débat populaire, du 13 août au 15 novembre. Un référendum sera ensuite organisé avant l’adoption finale.

«Nous sommes face à un projet qui contribuera, après la consultation populaire et le référendum, à renforcer l’unité des Cubains autour de la révolution», a déclaré le président Miguel Diaz-Canel, à l’issue de la session parlementaire de deux jours.

M. Diaz-Canel, qui a succédé au pouvoir à Raul Castro le 19 avril, a souligné que, lors de la consultation, «chaque Cubain pourra exprimer librement ses opinions et contribuer à un texte constitutionnel qui reflète le présent et l’avenir de la patrie».

Le projet, de 224 articles, réaffirme «le caractère socialiste» du système politique cubain ainsi que le rôle dirigeant du parti communiste, parti unique.

Le texte maintient invariablement ses fondements économiques: «La propriété socialiste de tout le peuple et la planification de l’économie».

Cependant, la référence à la future «société communiste» est retirée du nouveau texte fondamental.

Après quatre décennies d’une économie étatisée dans sa quasi-totalité, les réformes de Raul Castro ont stimulé l’entrepreneuriat privé, qui emploie désormais 591 000 personnes, selon les chiffres officiels, soit 13 % de la population active.

Le projet jette les bases pour l’intégration de différents acteurs économiques, en reconnaissant le rôle du marché dans l’économie de l’île, les investissements étrangers et d’autres formes de propriété, notamment privée. Cela pourrait permettre la légalisation des petites et moyennes entreprises.

Au niveau institutionnel, la future constitution rétablit le titre de président de la République et celui de premier ministre.

Par ailleurs, à la différence de la constitution de 1976, la nouvelle Loi fondamentale définit le mariage comme l’union consentie entre deux personnes, sans préciser le sexe, ouvrant légalement la voie au mariage homosexuel, requête majeure de la communauté LGBT cubaine.

Monde

Un enfant attaqué à l’acide au Royaume-Uni

LONDRES — Un petit garçon de trois ans a subi d’importantes brûlures au visage et à un bras après avoir fait l’objet d’une présumée attaque à l’acide, ont annoncé les autorités britanniques dimanche, qui ont dit croire qu’il s’agissait d’un acte délibéré.

Le surintendant de police en chef de West Mercia, Mark Travis, a indiqué que les policiers tentaient d’identifier la substance qui a brûlé l’enfant samedi dans un magasin de Worcester, dans le centre de l’Angleterre.

Un homme de 39 ans a été arrêté pour complot dans le but de causer de graves lésions corporelles. Trois autres suspects étaient recherchés et les autorités ont publié leurs photos afin d’inviter le public à fournir des renseignements.

M. Travis a précisé que, pour le moment, la police considérait cette attaque comme délibérée.

Le bambin, dont l’identité n’a pas été révélée, a été hospitalisé. La police a indiqué qu’il avait obtenu son congé en fin d’après-midi.

Justice et faits divers

Mon casque «m’a sauvé la vie», estime Louis Garneau

«Après 25 ou 30 ans à fabriquer des casques, c’était à mon tour de les tester. Et il m’a sauvé la vie.»

Le cycliste et homme d’affaires Louis Garneau est sorti de l’hôpital, dimanche, au lendemain d’une chute qui aurait pu lui être fatale. 

Alors qu’il roulait en peloton, l’homme de 59 ans a jeté un œil derrière lui pour regarder un partenaire qui semblait en difficulté. L’espace d’un instant, il se retrouvait au sol, inconscient. Il a aussitôt été transporté à l’hôpital et a passé la nuit sous le regard des médecins. 

Louis Garneau a subi une commotion cérébrale et un épanchement de sang au cerveau, en plus d’avoir une côte fracturée, un poumon légèrement perforé, une clavicule disloquée et une oreille mal en point. Il a finalement reçu son congé de l’hôpital dimanche. 

Son casque, répètera-t-il à maintes reprises durant l’entrevue, lui a sauvé la vie. «Je vois maintenant l’efficacité des casques qu’on construit», explique le chef d’entreprise. «Mon casque a absorbé le choc. Si je ne l’avais pas eu, c’est mon crâne qui aurait tout absorbé et je serais probablement dans le coma aujourd’hui», raconte M. Garneau. 

Autour du globe, 23 juillet