Le Quotidien

Des petites fleurs pour un grand sacrifice

Spiritualité
Le Progrès
CHRONIQUE / Chaque année, à partir du dernier vendredi d’octobre, alors que les arbres ont perdu leurs feuilles et que déjà le sol se couvre de givre (sinon de neige), on les voit pousser un peu partout. Non pas dans les parterres ni dans les balconnières, mais sur les cols à revers ou aux boutonnières. Derrière l’apparente vulnérabilité de ces petites fleurs rouge sang d’une simplicité si désarmante – elles n’ont pas l’élégance d’une rose ou d’un lys – se cache une force étonnante. Elles viennent nous rappeler le courage et le sacrifice de ces milliers de soldats canadiens tombés au combat pour défendre la liberté et les droits partout dans le monde.