Le Quotidien
Laurence Leduc-Primeau n’avait pas le choix d’écrire le livre <em>Lettre à Benjamin</em>, même si cet exercice l’a plongée au coeur de l’innommable. Elle avait besoin de le faire pour transcender la douleur résultant du suicide de son conjoint.
Laurence Leduc-Primeau n’avait pas le choix d’écrire le livre <em>Lettre à Benjamin</em>, même si cet exercice l’a plongée au coeur de l’innommable. Elle avait besoin de le faire pour transcender la douleur résultant du suicide de son conjoint.

Quand écrire constitue un réflexe de survie

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Ils sont rares, les livres comme Lettre à Benjamin. Une parole constamment à la limite du hors-jeu, tant elle est brutalement honnête, dépourvue des éléments décoratifs qui, souvent, attiédissent la réalité. Chacune de ses 97 pages a été le fruit d’un arrachement et on le ressent. On se dit que la personne qui a rédigé ce texte, Laurence Leduc-Primeau, mériterait une médaille pour s’être rendue au bout de l’exercice.