Fausse représentation

Dr Gaétan Barrette

«Surprenant, gênant et frustrant.»


Président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Gaétan Barrette est intransigeant à l'égard de l'hôpital d'Alma et du Dr Gilbert Savard.

Selon lui, l'administration de l'hôpital est coupable de fausse représentation. Il accuse également l'Agence d'être complice d'une «illégalité au sens administratif».



Le Dr Barrette reconnaît qu'il existe certaines exceptions, comme c'est le cas aux Îles de la Madeleine où il est impensable de dépêcher un anesthésiste à temps plein. Il sourit également aux médecins qui souhaitent assister un chirurgien dans l'exercice de ses fonctions.

Il adhère au principe qu'il existe de grandes pénuries en régions éloignées.

Mais, il refuse catégoriquement d'approuver les services de cardiologies qui sont offerts à Alma.

«Cet individu-là - et je l'ai vérifié avant de vous parler - n'est pas chez nous; il ne facture pas dans le livre de code de spécialités; il facture comme un omnipraticien. Il s'affiche comme étant un cardiologue et on le laisse faire. (...) Nous sommes une fédération et nous n'autorisons pas nos gens à utiliser la dénomination du voisin.»



Selon le porte-parole des médecins spécialistes, le système de santé public a le devoir d'informer les patients de la façon la plus limpide possible.

«Normalement, on doit afficher ce que l'on est. Le Collège ne devrait pas permettre de faire autrement. «That's it» ! Le gars n'est pas spécialiste en cardiologie. Point. Il n'est pas cardiologue. Il n'y a rien d'autre à dire là-dessus. Il n'y a aucune discussion à avoir. Être certifié, c'est avoir fait l'entraînement et avoir passé l'examen.»

Puis il enchaîne d'un même souffle: «Il ne peut pas y avoir de services de cardiologie dans un hôpital où il n'y a pas de plan d'effectifs de cardiologie. C'est impossible. (...) Pour avoir un service, il faut que le gouvernement l'autorise. Et pour l'autoriser, il faut un plan d'effectifs. Il n'y a pas de plan d'effectifs en cardiologie à Alma. Je l'ai vérifié ça aussi.»