Aucune trace de l'Océane

Malgré un déploiement spectaculaire, le mystère entourant la disparition d'un voilier et de ses deux occupants, sur le lac Saint-Jean, demeure entier.


Mercredi, sur le coup de 15h45, un appel de détresse a été lancé à partir d'une embarcation naviguant au large de Saint-Gédéon.

«J'ai entendu le Mayday et j'ai vu le voilier, prisonnier d'un amas de roches. Je leur ai parlé à la radio et ils ont dit qu'il leur restait 15 minutes avant de couler. La brèche devait être importante. Je leur ai demandé si je pouvais me rendre jusqu'à eux et ils m'ont dit de ne pas venir, qu'il y avait trop de roches», raconte en entrevue le témoin oculaire, Gilles Gagné, qui était accompagné de sa conjointe lors de l'événement.

Sans perdre une seconde, il s'est immédiatement dirigé vers le Club de voile des Îles, non loin de là, afin d'y emprunter une chaloupe. Une fois revenu sur place, il n'y avait ni bateau, ni aucune trace des personnes en détresse.

Le voilier de 24 pieds identifié au nom d'Océane avait disparu.

S'en est suivi une vaste opération de secours orchestrée par la Sûreté du Québec.

Rien n'a été laissé au hasard: une embarcation de la SQ et une autre du Service des incendies d'Alma, deux de l'escouade spécialisée Sauvetage 02, un hélicoptère de la 3e Escadre de Bagotville et un Hercule dépêché de celle de Trenton, en Ontario. À cet imposant contingent se sont ajoutés plusieurs plaisanciers désireux de participer aux recherches.

Tous sont revenus bredouilles une fois la pénombre arrivée.

Faux espoirs

À quelques reprises au cours de la soirée, des indices ont ravivé l'espoir des secouristes. À chaque fois cependant, ceux-ci se sont avérés non fondés.

Notamment, de faibles signaux en provenance d'une balise auraient été enregistrés. Ceux-ci n'étaient cependant pas réguliers et leur origine n'a donc pu être retracée.

Également, à 20h39, l'équipe du Hercule des Forces armées a localisé ce qui semblait être des débris, au large de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Cette découverte s'est toutefois soldée par une déception. Il s'agissait en fait d'un sac blanc qui se déplaçait entre deux eaux.

Au terme de la soirée, le responsable des enquêtes à la SQ, le lieutenant Pierre Lavoie, a indiqué que toutes les marinas du Lac-Saint-Jean ont été contactées et qu'aucune ne répertorie un navire portant le nom d'Océane n'est recherché. Également, aucun adepte de voile n'avait été porté disparu au moment d'écrire ces lignes.

Le dossier sera réévalué ce matin.