Le Quotidien
C'est le moment de s'insérer dans le cockpit. Stress et adrénaline au maximum.
C'est le moment de s'insérer dans le cockpit. Stress et adrénaline au maximum.

Pure adrénaline

François St-Gelais
Le Quotidien
Voilà, c'est fait. Un rêve d'enfance apparemment impossible à réaliser est accompli. J'ai volé, hier, en CF-18. L'expérience défie toute description. Elle sollicite les cinq sens, de l'odeur du kérosène et du masque en caoutchouc jusqu'aux oreilles, remplies par le grondement des moteurs. Voler dans une telle bête représente un défi physique qui démontre toute l'endurance dont est capable le corps humain: les virages brusques, les décrochages et les «loops» obligent à encaisser des pressions impressionnantes. Le corps se contracte, le champ de vision diminue: pourtant, le pilote doit conserver toutes ses facultés et le plein contrôle de son appareil. En situation de combat, il doit aussi surveiller l'adversaire et anticiper ses mouvements! Moi, à 6,5 «G» (l'avion peut en accepter 7), je me suis contenté de survivre à la manoeuvre, avec le cou, le visage et l'abdomen pris dans l'étau formé par la combinaison spéciale qui emballe les jambes et force le sang à affluer vers la tête et les principaux organes! Alors piloter en même temps et apprécier le paysage? Wow! Chapeau au lieutenant-colonel Molstad, mon pilote!