Le «rouleau compresseur»

La situation au chapitre de l'emploi chez Hydro-Québec est délicate pour le gouvernement péquiste. Dans son budget, le ministre Nicolas Marceau (à gauche) a annoncé la suppression de 2000 postes à Hydro alors que Stéphane Bédard, aujourd'hui président du Conseil du Trésor, a dit vouloir obliger Hydro-Québec à « accroître sa présence » dans les régions.

Les compressions budgétaires chez Hydro-Québec affectent certaines régions plus que d'autres.


De 2010 à 2012, le nombre d'employés à la société d'État a reculé de 20,7% en Estrie, de 15,3% dans le Centre-du-Québec, de 14,7% à Laval, de 14,2% dans Chaudière-Appalaches, de 10,7% dans la région Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine et de 10,3% dans le Bas-Saint-Laurent et de 7,5% au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les baisses dans ces régions sont plus marquées que la diminution de 6,5% de l'effectif total d'Hydro-Québec pendant la même période. Au 31 décembre 2012, la société d'État employait 21 596 personnes, soit moins qu'à la fin de 2002.



Distribution

Le nombre d'employés a diminué de 6,4% à Montréal, de 3,0% à Québec et de 1,9% en Mauricie. Il a légèrement augmenté dans Lanaudière et sur la Côte-Nord, où le vaste complexe hydroélectrique La Romaine est en construction.

Depuis l'an dernier, les gestionnaires du réseau de distribution de tout l'est de la province travaillent à Québec, a confirmé hier Louis-Olivier Batty, porte-parole de la société d'État. De plus, les employés du service des ressources humaines sont désormais regroupés dans sept villes, de sorte qu'il n'y en a plus dans certaines régions comme la Gaspésie.

M. Batty note toutefois qu'en dépit des suppressions de postes, la proportion des employés travaillant ailleurs qu'à Montréal est restée la même au cours des deux dernières années: 59%.



Quoi qu'il en soit, la qualité des postes s'est détériorée dans les régions, déplore Yannick Proulx, du Syndicat canadien de la fonction publique.

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