Les quatre dames de coeur de Leucan

Jacques Tremblay est directeur de la section régionale de Leucan. Ici, il est entouré des quatre coprésidentes du Défi des têtes rasées 2013, qu'il aime appeller ses dames de coeur. Il s'agit de Claudia Turcotte, Audrey Villeneuve, Linda Cantin et Lili Simard. Ce groupe espère amasser quelque 175 000 dollars pour la cause. Depuis 1997, plus de 190 familles ont obtenu le soutien de l'organisation. Depuis le 1er avril 2012, 24 nouveaux cas ont été enregistrés.

«Voici mes quatre dames de coeur.»


Jacques Tremblay est directeur de la section régionale de Leucan. Entouré de Claudia Turcotte, Linda Cantin, Audrey Villeneuve et Lili Simard, il entreprend les derniers milles du Défi des têtes rasées 2013, lequel permettra à l'organisation d'amasser quelque 175 000 dollars, espère-t-on.

La première est directrice générale des journaux Étoile du Lac et Nouvel Hebdo. La seconde évolue elle aussi dans l'univers médiatique, comme directrice des ventes et du marketing pour les journaux Le Quotidien et Progrès-Dimanche. La troisième est à la tête du salon Zen Coiffure de Dolbeau-Mistassini. La quatrième est mairesse de Métabetchouan-Lac-à-La-Croix.



Animées par la mission de Leucan, elles se sont unies afin de faire de cette campagne un succès. Quatre femmes, une région, une cause.

Sans ordre défini, chacune explique les motivations qui l'ont poussée à s'investir dans cette aventure. Rapidement, l'entrevue atteint un autre niveau, moins solennel; plus vrai. On comprend pourquoi Jacques Tremblay rêvait depuis si longtemps d'associer le Défi à quatre femmes.

Bien qu'elles proviennent de milieux professionnels distincts, toutes sont habitées d'une même fibre maternelle. Celle-ci s'affirme dans leurs réponses, se ressent dans leurs silences.

Claudia avoue avoir été incapable de prononcer un seul mot dans l'heure qui a suivi le brunch de Noël de Leucan, le 6 décembre dernier. L'espace d'un repas, elle a partagé avec des enfants malades et leur famille. Leur tête rasée, mais surtout leur courage l'ont profondément marquée.



«C'est à ce moment-là que j'ai compris pourquoi j'ai dit oui», confie-t-elle.

Unanimement, les coprésidentes d'honneur attestent: s'impliquer dans Leucan, c'est le faire pour soi, pour ses proches, pour sa famille.

Car nul ne sait quand le cancer frappera.

L'âme de Leucan

En retrait, Jacques Tremblay écoute la conversation. Depuis des années, on l'identifie telle l'âme de Leucan au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Son discours est toujours empreint de sincérité et d'altruisme, à un point qu'il semble parfois exagérer.

Ceux qui le connaissent personnellement savent cependant que chaque action qu'il pose dans le cadre de sa mission est d'une honnêteté infinie.



Jacques Tremblay en parle rarement. Deux de ses enfants sont atteints d'une maladie incurable. C'est cette épreuve qui a forgé l'homme qu'il est, au-delà du directeur.

Chaque moment passé avec ses enfants est une bénédiction. «Je ne veux pas manquer une seule seconde.»

C'est dans cet esprit qu'il accompagne les familles qui font appel à Leucan.

Depuis 1997, elles sont plus de 190 à avoir obtenu le soutien de l'organisation. Depuis le 1er avril 2012, 24 nouveaux cas ont été enregistrés. Quatre enfants sont morts du cancer dans la région au cours de la même période.

«Nous sommes là dès le diagnostic. Et nous n'abandonnons jamais nos familles. Par exemple, nous avons récemment accompagné une mère qui vivait un choc post-traumatique, sept ans après la rémission de son enfant. Nous avons aussi payé l'hypothèque d'une famille, il y a quelque temps. Leucan, c'est tout ça. Et tout l'argent qui est amassé ici demeure ici.»