Le Quotidien

Délinquance

Myriam Ségal
Le Quotidien
Je suis une délinquante. Je marche beaucoup, et je ne traverse souvent pas aux intersections. Fréquemment, je clopine dans la rue, très tôt le matin, plutôt que sur les trottoirs. Le Progrès-Dimanche comparait, en fin de semaine, la tolérance de Montréal et de Saguenay face aux piétons dissidents, croquant sur le vif un de ces mauvais sujets qui traversent la rue Racine. L'article en appelait à plus de sévérité des policiers, qui n'ont distribué que huit contraventions en contre 19 000 à Montréal, au cours des dernières années. Je le prends personnel. À moi toute seule, je commets plus d'infractions que cela en un mois. Surtout en cette saison où dégèlent les matamores amateurs d'accélération et où toutes les lignes et signaux ont disparu de la chaussée!