M. Charest a affirmé qu'un diagnostic des problèmes sera établi pour trouver la manière d'aider au maintien de ces installations qui comptent 160 employés à Saguenay.
En mission au Brésil, M. Charest s'est montré disponible à soutenir l'entreprise, que ce soit par des moyens financiers, de la formation à la main-d'oeuvre ou pour ouvrir l'accès à des marchés.
« À chaque fois qu'une entreprise a une décision à prendre sur ses opérations, nous sommes disponibles et on l'est de manière proactive », a-t-il dit lors d'un point de presse.
M. Charest a reconnu que Novelis a décidé de fermer son usine sans informer le gouvernement de la situation.
« Dans ce cas-là, nous allons également interpeller l'entreprise pour faire un diagnostic des problèmes, des enjeux, a-t-il dit. On va travailler avec eux. »
L'annonce de la fermeture de l'usine de Saguenay a été précédée, mardi, par la décision de Novelis d'investir 100 millions $ pour la construction d'une nouvelle usine en Chine.
M. Charest a mis en garde contre les inconvénients liés à une délocalisation.
« Tout n'est pas noir ou blanc dans ces domaines-là, a-t-il dit. On a beau aller ailleurs, la qualité de la main-d'oeuvre n'est pas toujours la même, certainement. L'accès aux marchés n'est pas toujours le même. »
L'installation de Saguenay, en activité depuis 1971, doit fermer ses portes en août prochain.
Exigences européennes
Novelis est une entreprise qui a été créée en 2005 à partir d'actifs dont l'aluminerie Alcan a dû se séparer pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence, à la suite de l'achat de Péchiney. La société indienne Hindalco a racheté Novelis en 2007.
En 2007, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, avait cité cette transaction en exemple, soulignant que l'acquéreur avait réussi à donner un nouveau souffle à Novelis.
M. Bachand avait formulé ces commentaires en réponse à l'opposition péquiste qui s'inquiétait, à ce moment, de la vente de plusieurs grandes sociétés québécoises à des intérêts étrangers.
Mercredi, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a relevé que la fermeture de l'usine entraînera aussi la délocalisation en Chine d'une technologie développée dans l'installation.
L'impact se fera aussi sentir à l'aluminerie de Rio Tinto Alcan, à Arvida, qui approvisionne Novelis, premier producteur mondial de produits d'aluminium laminé.
En plus du Québec, Novelis a des usines au Brésil, aux États-Unis et en Allemagne.